Le chef des maoïstes népalais devient premier ministre
16 août 2008
Actualités internationales
Katmandou — Le chef des maoïstes du Népal, Prachanda, a été élu hier premier ministre de la jeune république, deux mois après l'abolition de la monarchie et le départ du roi, une nouvelle étape historique du processus de paix de ce pays de l'Himalaya.
Le triomphe de Prachanda, désigné par la majorité écrasante de l'assemblée constituante, consacre une incroyable histoire politique de deux ans, au cours de laquelle les Népalais ont mis fin à la guerre civile, porté au pouvoir l'ex-rébellion maoïste et enterré plus de deux siècles de monarchie hindouiste en la remplaçant par une république.
«Je suis très heureux et très ému», a lancé Prachanda en quittant l'assemblée. L'ancien chef de guerre portait des guirlandes de fleurs. Son front était enduit de poudre rouge en signe de bénédiction.
Prachanda «le Redoutable» a été désigné par 464 parlementaires contre 113, a précisé Subash Nemwang, président de cette assemblée constituante élue le 10 avril, dominée par les maoïstes avec plus du tiers des sièges et chargé de rédiger une constitution républicaine.
Les parlementaires maoïstes ont laissé éclater leur joie et ont tapé sur leurs pupitres à l'annonce des résultats. Beaucoup sont allés féliciter leur nouveau premier ministre.
À 53 ans, Prachanda, un temps recherché pour terrorisme, a réussi en une décennie à éliminer la royauté népalaise et à devenir premier ministre d'un régime républicain inédit, proclamé le 28 mai.
De son vrai nom Pushpa Kamal Dahal, il a passé 25 ans dans la clandestinité, dont 10 à mener une lutte armée dans les maquis et les montagnes. Sa «guerre du peuple» de février 1996 à novembre 2006 a fait 13 000 morts et mis à genoux l'économie de ce pays himalayen enclavé entre l'Inde et la Chine.
«Le Népal voit poindre une aube dorée. Nous avons déjà fini d'arracher les racines du féodalisme: l'institution monarchique, vieille de
240 ans», s'est félicité le numéro deux maoïste, Baburam Bhattaraï.
«Sous la direction de Prachanda, le grand programme du nouveau gouvernement sera le nationalisme, le républicanisme et la transformation socioéconomique», a plaidé l'ancien révolutionnaire d'extrême gauche.
La classe politique ne parvenait pas à s'entendre sur l'architecture du gouvernement depuis la victoire électorale des maoïstes et le départ, en juin, du «dieu-roi» honni Gyanendra de son palais de Katmandou.
Les maoïstes ont finalement scellé un pacte avec le Parti communiste du Népal marxiste-léniniste unifié (centre-gauche), qui dispose de 108 sièges.
Le triomphe de Prachanda, désigné par la majorité écrasante de l'assemblée constituante, consacre une incroyable histoire politique de deux ans, au cours de laquelle les Népalais ont mis fin à la guerre civile, porté au pouvoir l'ex-rébellion maoïste et enterré plus de deux siècles de monarchie hindouiste en la remplaçant par une république.
«Je suis très heureux et très ému», a lancé Prachanda en quittant l'assemblée. L'ancien chef de guerre portait des guirlandes de fleurs. Son front était enduit de poudre rouge en signe de bénédiction.
Prachanda «le Redoutable» a été désigné par 464 parlementaires contre 113, a précisé Subash Nemwang, président de cette assemblée constituante élue le 10 avril, dominée par les maoïstes avec plus du tiers des sièges et chargé de rédiger une constitution républicaine.
Les parlementaires maoïstes ont laissé éclater leur joie et ont tapé sur leurs pupitres à l'annonce des résultats. Beaucoup sont allés féliciter leur nouveau premier ministre.
À 53 ans, Prachanda, un temps recherché pour terrorisme, a réussi en une décennie à éliminer la royauté népalaise et à devenir premier ministre d'un régime républicain inédit, proclamé le 28 mai.
De son vrai nom Pushpa Kamal Dahal, il a passé 25 ans dans la clandestinité, dont 10 à mener une lutte armée dans les maquis et les montagnes. Sa «guerre du peuple» de février 1996 à novembre 2006 a fait 13 000 morts et mis à genoux l'économie de ce pays himalayen enclavé entre l'Inde et la Chine.
«Le Népal voit poindre une aube dorée. Nous avons déjà fini d'arracher les racines du féodalisme: l'institution monarchique, vieille de
240 ans», s'est félicité le numéro deux maoïste, Baburam Bhattaraï.
«Sous la direction de Prachanda, le grand programme du nouveau gouvernement sera le nationalisme, le républicanisme et la transformation socioéconomique», a plaidé l'ancien révolutionnaire d'extrême gauche.
La classe politique ne parvenait pas à s'entendre sur l'architecture du gouvernement depuis la victoire électorale des maoïstes et le départ, en juin, du «dieu-roi» honni Gyanendra de son palais de Katmandou.
Les maoïstes ont finalement scellé un pacte avec le Parti communiste du Népal marxiste-léniniste unifié (centre-gauche), qui dispose de 108 sièges.
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