Les talibans revendiquent un attentat au Pakistan
13 août 2008
Actualités internationales
Peshawar — Treize personnes ont été tuées hier dans un attentat revendiqué par des talibans pakistanais contre un autobus militaire dans le nord-ouest du Pakistan, près des zones tribales frontalières avec l'Afghanistan où l'armée se bat contre des islamistes liés à al-Qaïda.
Ce nouvel attentat survient en pleine crise politique, depuis que le gouvernement a annoncé jeudi le lancement d'une procédure de destitution à l'encontre du président Pervez Moucharraf.
La déflagration s'est produite au passage d'un bus de l'armée de l'air sur un pont à la périphérie de Peshawar, la grande cité pakistanaise à la porte de l'Afghanistan. Un photographe de l'AFP a pu voir l'épave du véhicule au fond d'un large cratère et des taches de sang maculant les lieux. Une fillette de quatre ans et quatre officiers font partie des morts, a précisé la police.
«Un engin explosif improvisé a été placé sous le pont» et déclenché à distance, a indiqué Malik Naveed Khan, responsable de police de la Province de la Frontière du Nord-Ouest (NWFP). L'attentat a été revendiqué par des talibans pakistanais, au moment où des combats acharnés opposent depuis le 6 août l'armée à des islamistes liés aux talibans afghans et à al-Qaïda dans les zones tribales toutes proches. «C'est une action de représailles aux opérations militaires dans le district tribal de Bajaur, et si elles ne cessent pas, nous lancerons d'autres attaques», a prévenu au téléphone Maulvi Omar, du groupe Tehreek-e-Taliban Pakistan. «Vous ne pouvez pas imaginer les atrocités commises par le gouvernement contre des femmes et des enfants innocents», a-t-il dénoncé.
Dans cette région tribale de Bajaur, l'armée a affirmé avoir tué plus 170 combattants islamistes en une semaine. Six civils ont également péri hier lorsque des hélicoptères ont bombardé des repaires présumés de ces fondamentalistes armés dans ces zones difficiles d'accès, où les États-Unis pensent qu'al-Qaïda et les talibans afghans ont reconstitué leurs forces avec le soutien de talibans pakistanais. Le Pakistan subit une grosse pression, surtout de Washington, pour maîtriser les insurgés de ces zones tribales.
Le président Moucharraf a par ailleurs dû essuyer un nouveau camouflet hier avec l'adoption par l'assemblée de la NWFP d'une résolution de défiance à son égard.
Ce nouvel attentat survient en pleine crise politique, depuis que le gouvernement a annoncé jeudi le lancement d'une procédure de destitution à l'encontre du président Pervez Moucharraf.
La déflagration s'est produite au passage d'un bus de l'armée de l'air sur un pont à la périphérie de Peshawar, la grande cité pakistanaise à la porte de l'Afghanistan. Un photographe de l'AFP a pu voir l'épave du véhicule au fond d'un large cratère et des taches de sang maculant les lieux. Une fillette de quatre ans et quatre officiers font partie des morts, a précisé la police.
«Un engin explosif improvisé a été placé sous le pont» et déclenché à distance, a indiqué Malik Naveed Khan, responsable de police de la Province de la Frontière du Nord-Ouest (NWFP). L'attentat a été revendiqué par des talibans pakistanais, au moment où des combats acharnés opposent depuis le 6 août l'armée à des islamistes liés aux talibans afghans et à al-Qaïda dans les zones tribales toutes proches. «C'est une action de représailles aux opérations militaires dans le district tribal de Bajaur, et si elles ne cessent pas, nous lancerons d'autres attaques», a prévenu au téléphone Maulvi Omar, du groupe Tehreek-e-Taliban Pakistan. «Vous ne pouvez pas imaginer les atrocités commises par le gouvernement contre des femmes et des enfants innocents», a-t-il dénoncé.
Dans cette région tribale de Bajaur, l'armée a affirmé avoir tué plus 170 combattants islamistes en une semaine. Six civils ont également péri hier lorsque des hélicoptères ont bombardé des repaires présumés de ces fondamentalistes armés dans ces zones difficiles d'accès, où les États-Unis pensent qu'al-Qaïda et les talibans afghans ont reconstitué leurs forces avec le soutien de talibans pakistanais. Le Pakistan subit une grosse pression, surtout de Washington, pour maîtriser les insurgés de ces zones tribales.
Le président Moucharraf a par ailleurs dû essuyer un nouveau camouflet hier avec l'adoption par l'assemblée de la NWFP d'une résolution de défiance à son égard.
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