Mauritanie - La junte libère le premier ministre
Le président déchu reste en résidence surveillée
12 août 2008
Actualités internationales
Nouakchott — Le premier ministre mauritanien Yahya Ould Ahmed Waghf a été libéré hier, ainsi que trois autres personnalités arrêtées durant le coup d'État, mais le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi reste en résidence surveillée, a-t-on appris auprès du cabinet du chef du gouvernement.
Le porte-parole du président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, Abdoulaye Mamadou Ba, a confirmé ces libérations dans un courriel. «Les putschistes qui se sont proclamés "Haut conseil d'État" continuent de séquestrer le président de la République, dans des conditions loin de respecter sa dignité de président légitime du pays, pour des raisons toujours obscures», a-t-il ajouté.
Demandant la libération immédiate du président et son rétablissement au pouvoir, le porte-parole présidentiel a exhorté «l'ensemble des acteurs politiques nationaux et les partenaires de la Mauritanie à poursuivre leurs pressions louables sur la junte».
Le général Ould Abdel Aziz, chef de la junte qui a renversé mercredi le président mauritanien, avait déclaré dimanche, au sujet du président et de ses proches arrêtés: «Nous n'avons pas de sort particulier à leur réserver. Ils sont dans une situation de résidence surveillée, pour leur sécurité et la sécurité du pays. La justice existe en Mauritanie, et il y a également un Parlement qui pourrait au besoin les juger si nécessaire.»
La pression s'accentue
La pression internationale s'est accentuée lundi sur la junte, la France annonçant le gel d'une partie de ses projets d'aide à la Mauritanie, comme les États-Unis l'avaient fait dès le lendemain du coup d'État.
«La France décide de geler, à compter de ce jour, ses projets d'aide publique au développement en Mauritanie, à l'exception de l'aide humanitaire et alimentaire» et «se tient prête à examiner, avec ses partenaires de l'Union européenne, de nouvelles mesures de sanctions», selon la présidence française. L'an dernier, l'aide publique française à la Mauritanie s'est élevée à quelque 30 millions d'euros.
Dès jeudi, les États-Unis avaient annoncé avoir suspendu leur aide bilatérale non humanitaire à la Mauritanie. Washington avait souligné qu'une aide alimentaire de 4,9 millions de dollars serait maintenue.
Sur le plan diplomatique, l'Union africaine avait annoncé vendredi soir qu'elle allait suspendre la Mauritanie de son organisation jusqu'à ce que le pays retrouve un gouvernement constitutionnel.
Le général Ould Abdel Aziz, qui dirige la junte, a reçu dimanche les ambassadeurs de France, d'Allemagne, d'Espagne et des États-Unis, ainsi que le délégué de la Commission européenne et le représentant du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) à Nouakchott.
Ces six représentants de la communauté internationale avaient exprimé ensemble leur rejet de «l'organisation d'une élection unilatérale qui, de ce fait, serait considérée illégitime», selon une source diplomatique française.
Le porte-parole du président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, Abdoulaye Mamadou Ba, a confirmé ces libérations dans un courriel. «Les putschistes qui se sont proclamés "Haut conseil d'État" continuent de séquestrer le président de la République, dans des conditions loin de respecter sa dignité de président légitime du pays, pour des raisons toujours obscures», a-t-il ajouté.
Demandant la libération immédiate du président et son rétablissement au pouvoir, le porte-parole présidentiel a exhorté «l'ensemble des acteurs politiques nationaux et les partenaires de la Mauritanie à poursuivre leurs pressions louables sur la junte».
Le général Ould Abdel Aziz, chef de la junte qui a renversé mercredi le président mauritanien, avait déclaré dimanche, au sujet du président et de ses proches arrêtés: «Nous n'avons pas de sort particulier à leur réserver. Ils sont dans une situation de résidence surveillée, pour leur sécurité et la sécurité du pays. La justice existe en Mauritanie, et il y a également un Parlement qui pourrait au besoin les juger si nécessaire.»
La pression s'accentue
La pression internationale s'est accentuée lundi sur la junte, la France annonçant le gel d'une partie de ses projets d'aide à la Mauritanie, comme les États-Unis l'avaient fait dès le lendemain du coup d'État.
«La France décide de geler, à compter de ce jour, ses projets d'aide publique au développement en Mauritanie, à l'exception de l'aide humanitaire et alimentaire» et «se tient prête à examiner, avec ses partenaires de l'Union européenne, de nouvelles mesures de sanctions», selon la présidence française. L'an dernier, l'aide publique française à la Mauritanie s'est élevée à quelque 30 millions d'euros.
Dès jeudi, les États-Unis avaient annoncé avoir suspendu leur aide bilatérale non humanitaire à la Mauritanie. Washington avait souligné qu'une aide alimentaire de 4,9 millions de dollars serait maintenue.
Sur le plan diplomatique, l'Union africaine avait annoncé vendredi soir qu'elle allait suspendre la Mauritanie de son organisation jusqu'à ce que le pays retrouve un gouvernement constitutionnel.
Le général Ould Abdel Aziz, qui dirige la junte, a reçu dimanche les ambassadeurs de France, d'Allemagne, d'Espagne et des États-Unis, ainsi que le délégué de la Commission européenne et le représentant du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) à Nouakchott.
Ces six représentants de la communauté internationale avaient exprimé ensemble leur rejet de «l'organisation d'une élection unilatérale qui, de ce fait, serait considérée illégitime», selon une source diplomatique française.
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