La Géorgie dit avoir repris le contrôle de sa république rebelle
Les combats en Ossétie du Sud auraient fait plus de 1400 morts
La Géorgie a affirmé hier soir avoir repris le contrôle de la quasi-totalité de sa république rebelle d'Ossétie du Sud, où de violents affrontements ont fait plus de 1400 morts selon le gouvernement ossète, qui conteste les prétentions géorgiennes.
Le conflit s'est également internationalisé, avec la demande des États-Unis à la Russie pour qu'elle cesse ses attaques en Géorgie et retire son contingent terrestre en Ossétie, ainsi que la reprise des discussions du Conseil de sécurité de l'ONU.
Signe qwue la crise se poursuit, le ministère géorgien de l'Intérieur a fait état au cours de la nuit de nouvelles attaques aériennes russe sur une base militaire près de la capitale, Tbilissi.
«Nous contrôlons totalement Tskhinvali», la capitale de la région séparatiste, a déclaré le président géorgien, Mikheïl Saakachvili. Une affirmation contestée par la porte-parole du gouvernement rebelle, Irina Gagloïeva, qui a assuré que Tskhinvali était sous le contrôle des Ossètes.
Les forces géorgiennes «contrôlent tout le territoire de l'Ossétie du Sud, à l'exception de Djava», une localité située au nord de Tsinkhvali, a précisé M. Saakachvili dans une allocution télévisée, indiquant que 30 Géorgiens au total avaient péri dans les combats.
Mais les séparatistes ossètes ont annoncé sur leur site Internet, cominf.org, que «des véhicules blindés russes ont pénétré dans les faubourgs nord de Tskhinvali», précisant que les forces géorgiennes avaient commencé à battre en retraite.
Après l'offensive géorgienne lancée dans la nuit de jeudi à hier, Russes et Géorgiens se sont affrontés pour le contrôle de la république séparatiste, de facto indépendante de Tbilissi depuis la chute de l'URSS, en 1991, et soutenue par Moscou.
Moscou a envoyé dans la journée de nombreux renforts vers l'Ossétie du Sud, a constaté une journaliste de l'AFP. Sur la route reliant Vladikavkaz (capitale de la république russe d'Ossétie du Nord) à Djava, des dizaines de chars russes et de camions transportant troupes, munitions et matériels se sont succédé.
«Un peu plus de 1400 personnes sont mortes [en Ossétie du Sud]. Cette information sera vérifiée, mais c'est le chiffre approximatif fondé sur des informations de parents» de victimes, a déclaré dans la soirée Edouard M. Kokoïty, le président ossète.
Côté russe, plus de dix soldats des forces de maintien de la paix ont péri à Tskhinvali dans l'offensive géorgienne, selon le ministère russe de la Défense.
Tbilissi a accusé la Russie d'avoir bombardé plusieurs villes et bases militaires sur le territoire géorgien.
Selon un correspondant de l'AFP, des avions russes ont bombardé Gori, la ville natale de l'ancien dictacteur soviétique Joseph Staline, située à l'ouest de Tbilissi.
Dans ce contexte, la Géorgie a décidé de rapatrier la moitié de son contingent d'Irak, soit 1000 hommes, pour faire face à l'«intervention militaire russe» en Ossétie du Sud, a déclaré le secrétaire du Conseil de sécurité géorgien, Alexandre Lomaïa.
Le premier ministre russe, Vladimir Poutine, a affirmé à Pékin, où il assistait à l'ouverture des Jeux olympiques, que l'offensive militaire déclenchée par Tbilissi entraînerait des «mesures de rétorsion».
Le président Dmitri Medvedev a quant à lui assuré que la Russie défendrait ses «compatriotes» d'Ossétie du Sud et a promis de punir les responsables des attaques.
La Russie a annoncé l'interruption de toutes ses liaisons aériennes avec la Géorgie à compter d'aujourd'hui.
Pour le président pro-occidental de la Géorgie, les deux pays sont désormais en guerre.
«Ce que la Russie est en train de faire en Géorgie constitue une agression ouverte et non dissimulée ainsi qu'un défi à l'ensemble de la communauté internationale, a affirmé Mikheïl Saakachvili. Si le monde ne stoppe pas Moscou aujourd'hui, les chars russes pourront entrer dans n'importe quelle autre capitale européenne.»
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a demandé l'ouverture d'un «couloir humanitaire» en Ossétie du Sud, afin d'évacuer les blessés.
À Gori, des camions militaires transportant des soldats blessés affluaient depuis la zone de conflit vers l'hôpital.
Sur le plan international, les appels au cessez-le-feu se sont multipliés tout au long de la journée.
La secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, a appelé la Russie à «respecter l'intégrité territoriale de la Géorgie et à retirer ses troupes de combat du sol géorgien», dans un communiqué publié par le département d'État.
À Pékin pour assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, le président George W. Bush a lui aussi apporté son soutien à l'intégrité territoriale de la Géorgie. Les États-Unis ont appelé à un cessez-le-feu immédiat.
Les forces russes de maintien de la paix vont rester en Ossétie du Sud, a déclaré la nuit dernière le commandant de ces forces, Marat Koulakhmetov, cité par l'agence Interfax.
Les États-Unis, l'Union européenne et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) enverront une délégation conjointe pour tenter d'obtenir un cessez-le-feu en Ossétie du Sud, a annoncé la présidence française de l'UE.
À New York, le Conseil de sécurité des Nations Unies s'est de nouveau réuni hier pour tenter de trouver une issue à l'escalade de la violence en Ossétie du Sud.
Le conflit s'est également internationalisé, avec la demande des États-Unis à la Russie pour qu'elle cesse ses attaques en Géorgie et retire son contingent terrestre en Ossétie, ainsi que la reprise des discussions du Conseil de sécurité de l'ONU.
Signe qwue la crise se poursuit, le ministère géorgien de l'Intérieur a fait état au cours de la nuit de nouvelles attaques aériennes russe sur une base militaire près de la capitale, Tbilissi.
«Nous contrôlons totalement Tskhinvali», la capitale de la région séparatiste, a déclaré le président géorgien, Mikheïl Saakachvili. Une affirmation contestée par la porte-parole du gouvernement rebelle, Irina Gagloïeva, qui a assuré que Tskhinvali était sous le contrôle des Ossètes.
Les forces géorgiennes «contrôlent tout le territoire de l'Ossétie du Sud, à l'exception de Djava», une localité située au nord de Tsinkhvali, a précisé M. Saakachvili dans une allocution télévisée, indiquant que 30 Géorgiens au total avaient péri dans les combats.
Mais les séparatistes ossètes ont annoncé sur leur site Internet, cominf.org, que «des véhicules blindés russes ont pénétré dans les faubourgs nord de Tskhinvali», précisant que les forces géorgiennes avaient commencé à battre en retraite.
Après l'offensive géorgienne lancée dans la nuit de jeudi à hier, Russes et Géorgiens se sont affrontés pour le contrôle de la république séparatiste, de facto indépendante de Tbilissi depuis la chute de l'URSS, en 1991, et soutenue par Moscou.
Moscou a envoyé dans la journée de nombreux renforts vers l'Ossétie du Sud, a constaté une journaliste de l'AFP. Sur la route reliant Vladikavkaz (capitale de la république russe d'Ossétie du Nord) à Djava, des dizaines de chars russes et de camions transportant troupes, munitions et matériels se sont succédé.
«Un peu plus de 1400 personnes sont mortes [en Ossétie du Sud]. Cette information sera vérifiée, mais c'est le chiffre approximatif fondé sur des informations de parents» de victimes, a déclaré dans la soirée Edouard M. Kokoïty, le président ossète.
Côté russe, plus de dix soldats des forces de maintien de la paix ont péri à Tskhinvali dans l'offensive géorgienne, selon le ministère russe de la Défense.
Tbilissi a accusé la Russie d'avoir bombardé plusieurs villes et bases militaires sur le territoire géorgien.
Selon un correspondant de l'AFP, des avions russes ont bombardé Gori, la ville natale de l'ancien dictacteur soviétique Joseph Staline, située à l'ouest de Tbilissi.
Dans ce contexte, la Géorgie a décidé de rapatrier la moitié de son contingent d'Irak, soit 1000 hommes, pour faire face à l'«intervention militaire russe» en Ossétie du Sud, a déclaré le secrétaire du Conseil de sécurité géorgien, Alexandre Lomaïa.
Le premier ministre russe, Vladimir Poutine, a affirmé à Pékin, où il assistait à l'ouverture des Jeux olympiques, que l'offensive militaire déclenchée par Tbilissi entraînerait des «mesures de rétorsion».
Le président Dmitri Medvedev a quant à lui assuré que la Russie défendrait ses «compatriotes» d'Ossétie du Sud et a promis de punir les responsables des attaques.
La Russie a annoncé l'interruption de toutes ses liaisons aériennes avec la Géorgie à compter d'aujourd'hui.
Pour le président pro-occidental de la Géorgie, les deux pays sont désormais en guerre.
«Ce que la Russie est en train de faire en Géorgie constitue une agression ouverte et non dissimulée ainsi qu'un défi à l'ensemble de la communauté internationale, a affirmé Mikheïl Saakachvili. Si le monde ne stoppe pas Moscou aujourd'hui, les chars russes pourront entrer dans n'importe quelle autre capitale européenne.»
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a demandé l'ouverture d'un «couloir humanitaire» en Ossétie du Sud, afin d'évacuer les blessés.
À Gori, des camions militaires transportant des soldats blessés affluaient depuis la zone de conflit vers l'hôpital.
Sur le plan international, les appels au cessez-le-feu se sont multipliés tout au long de la journée.
La secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, a appelé la Russie à «respecter l'intégrité territoriale de la Géorgie et à retirer ses troupes de combat du sol géorgien», dans un communiqué publié par le département d'État.
À Pékin pour assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, le président George W. Bush a lui aussi apporté son soutien à l'intégrité territoriale de la Géorgie. Les États-Unis ont appelé à un cessez-le-feu immédiat.
Les forces russes de maintien de la paix vont rester en Ossétie du Sud, a déclaré la nuit dernière le commandant de ces forces, Marat Koulakhmetov, cité par l'agence Interfax.
Les États-Unis, l'Union européenne et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) enverront une délégation conjointe pour tenter d'obtenir un cessez-le-feu en Ossétie du Sud, a annoncé la présidence française de l'UE.
À New York, le Conseil de sécurité des Nations Unies s'est de nouveau réuni hier pour tenter de trouver une issue à l'escalade de la violence en Ossétie du Sud.
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