samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Un bref cessez-le-feu

Les escarmouches entre la Géorgie et l'Ossétie du Sud tournent aux combats

Le président de la Géorgie, Mikheil Saakashvili, hier, lors de son allocution télévisée.
Photo : Agence Reuters
Le président de la Géorgie, Mikheil Saakashvili, hier, lors de son allocution télévisée.
Après quelques heures de répit, l'armée géorgienne et les combattants séparatistes d'Ossétie du Sud ont rompu hier soir un cessez-le-feu décidé dans la journée au terme de plusieurs jours de combats.

«Des séparatistes ont ouvert le feu sur les villages géorgiens de Prissi et de Tamaracheni, et nous avons dû riposter», a déclaré le secrétaire du Conseil de sécurité national géorgien, Kakha Lomaia, à Reuters. Concurremment à cette annonce, les agences de presse russes, citant des responsables ossètes, ont affirmé que des tirs d'artillerie sur Tskhinvali, capitale de la république séparatiste géorgienne d'Ossétie du Sud, avaient repris dans la nuit.

Quelques heures auparavant, les deux parties avaient exprimé la volonté d'engager des pourparlers aujourd'hui.

Les accrochages des derniers jours ayant fait craindre une guerre à l'échelle régionale, le président géorgien Mikhaïl Saakachvili avait proposé lors d'une allocution télévisée hier un cessez-le-feu immédiat et l'ouverture d'un dialogue.

Selon Moscou, les deux parties ont accepté le principe de pourparlers, qui se dérouleraient dans la base de la mission russe de maintien de la paix à Tskhinvali, capitale de l'Ossétie du Sud située à une centaine de kilomètres au nord de Tbilissi.

Les deux régions séparatistes géorgiennes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie bénéficient de l'appui financier et politique de Moscou, tandis que le gouvernement géorgien s'est rangé du côté des pays occidentaux et tente d'intégrer l'OTAN. Le pays est situé au coeur du Caucase, dans une importante région de transit pétrolier.

Un répit

Marat Koulakhmetov, commandant de la force russe de maintien de la paix cité par l'agence Interfax, a déclaré hier en fin de journée que les tirs d'artillerie avaient cessé et que les deux camps étaient parvenus à un accord. Un responsable géorgien indiquait de son côté qu'aucun accord formel n'avait été conclu mais que les combats avaient pris fin. On ignore dans l'immédiat les répercussions que la reprise des combats pourrait avoir sur les négociations.

Les États-Unis ont fait part de leur volonté de coopérer avec la Russie pour aider à mettre un terme aux violences.

«Je vous propose un cessez-le-feu immédiat et l'ouverture dès maintenant de pourparlers», a déclaré Saakachvili dans son allocution télévisée, en renouvelant une offre d'autonomie complète pour la province sécessioniste. Il a ajouté avoir donné l'ordre de ne pas riposter aux tirs ossètes. «Ce fut une décision douloureuse, mais nous avons subi des pertes et les maisons de villageois ont été endommagées», a-t-il ajouté.

L'Ossétie du Sud a fait sécession de la Géorgie après une guerre dans les années 1990. Un regain de violences depuis le week-end dernier a fait craindre un nouveau conflit. Des villages entourant la capitale ossète, Tskhinvali, à 100 km au nord de Tbilissi, on a pu entendre hier des tirs d'armes automatiques et de fortes explosions.

Près de dix soldats et civils géorgiens ont été tués hier, a annoncé le ministère géorgien de l'Intérieur. Les séparatistes ont indiqué quant à eux que deux civils avaient été tués.

Des renforts

De source militaire géorgienne, on a annoncé l'arrivée de la 5e brigade mécanisée de l'armée géorgienne dans la ville de Gori, aux portes de l'Ossétie du Sud. Un hôpital de campagne a été installé sur la route principale, où s'alignaient des autobus remplis de soldats géorgiens.

Le ministère russe des Affaires étrangères avait affirmé, plus tôt dans la journée, que la Géorgie se préparait à la guerre. «Nous appelons les dirigeants géorgiens à faire preuve de bon sens et à mettre fin aux activités militaires irresponsables en Ossétie du Sud», avait dit Karassine à l'agence Interfax.

Le président géorgien avait répliqué qu'un affrontement ne servirait les intérêts de personne. «Un affrontement n'est pas dans les intérêts de la Géorgie. J'espère que la poursuite de l'affrontement n'est pas non plus dans les intérêts de la Russie», avait-il confié à des journalistes lors d'une visite à Gori. «Nous devons tous arrêter cette folie», a-t-il souligné.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012