Turquie - Le choix de recteurs provoque des remous
Ankara — Un quinzaine d'enseignants turcs ont démissionné hier pour contester le choix par le président Abdullah Gül de recteurs d'université sympathisants de son parti islamo-conservateur AKP.
Ce nouveau front entre partisans de la laïcité et du parti au pouvoir s'ouvre quelques jours seulement après le renoncement de la Cour constitutionnelle à interdire pour «menées anti-laïques» la formation du président et du premier ministre Tayyip Erdogan, majoritaire au Parlement.
Gül a choisi les nouveaux recteurs de 21 universités, mardi, en écartant plusieurs candidats proposés par le Conseil supérieur de l'éducation (YOK), un organisme pro-laïque mis sur pied après le coup d'État militaire de 1980 pour coiffer l'enseignement supérieur.
Douze professeurs de l'Institut technique d'Istanbul ont démissionné pour protester contre la nomination de Muhammed Sahin, qui n'était pas le premier choix de l'établissement. Plusieurs autres enseignants ont démissionné, pour des raisons analogues, de l'université Gazi, à Ankara.
Neuf des 21 nouveaux recteurs, qui avaient été élus par leurs universités, ont été écartés par le président au profit de candidats arrivés en deuxième ou troisième place.
A ainsi été écarté Mustafa Akaydin, recteur de l'université d'Akdeniz, qui s'était élevé, en sa qualité de président du conseil inter-universitaire, contre la tentative avortée du gouvernement de lever l'interdiction du port du voile islamique pour les étudiantes.
Parmi les recteurs promus figurent nombre de partisans du rétablissement du port du voile islamique dans les universités, que la Cour constitutionnelle a jugé contraire à la loi fondamentale.
Les élites kémalistes laïques (armée, magistrature et monde universitaire notamment) soupçonnent l'AKP, parti issu de la mouvance islamiste, de vouloir procéder à une réislamisation rampante de la vie publique, ce qu'il nie farouchement.
Les analystes politiques ne se disent pas surpris des nominations de recteurs favorable à l'AKP, jugeant qu'elles résultent du système même de nomination politique mis en place par l'armée pour contrôler le système éducatif par l'entremise du YOK. Pour eux, les universités devraient être libres de choisir leurs propres dirigeants.
Ce nouveau front entre partisans de la laïcité et du parti au pouvoir s'ouvre quelques jours seulement après le renoncement de la Cour constitutionnelle à interdire pour «menées anti-laïques» la formation du président et du premier ministre Tayyip Erdogan, majoritaire au Parlement.
Gül a choisi les nouveaux recteurs de 21 universités, mardi, en écartant plusieurs candidats proposés par le Conseil supérieur de l'éducation (YOK), un organisme pro-laïque mis sur pied après le coup d'État militaire de 1980 pour coiffer l'enseignement supérieur.
Douze professeurs de l'Institut technique d'Istanbul ont démissionné pour protester contre la nomination de Muhammed Sahin, qui n'était pas le premier choix de l'établissement. Plusieurs autres enseignants ont démissionné, pour des raisons analogues, de l'université Gazi, à Ankara.
Neuf des 21 nouveaux recteurs, qui avaient été élus par leurs universités, ont été écartés par le président au profit de candidats arrivés en deuxième ou troisième place.
A ainsi été écarté Mustafa Akaydin, recteur de l'université d'Akdeniz, qui s'était élevé, en sa qualité de président du conseil inter-universitaire, contre la tentative avortée du gouvernement de lever l'interdiction du port du voile islamique pour les étudiantes.
Parmi les recteurs promus figurent nombre de partisans du rétablissement du port du voile islamique dans les universités, que la Cour constitutionnelle a jugé contraire à la loi fondamentale.
Les élites kémalistes laïques (armée, magistrature et monde universitaire notamment) soupçonnent l'AKP, parti issu de la mouvance islamiste, de vouloir procéder à une réislamisation rampante de la vie publique, ce qu'il nie farouchement.
Les analystes politiques ne se disent pas surpris des nominations de recteurs favorable à l'AKP, jugeant qu'elles résultent du système même de nomination politique mis en place par l'armée pour contrôler le système éducatif par l'entremise du YOK. Pour eux, les universités devraient être libres de choisir leurs propres dirigeants.
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