samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Soudan - CPI: un refus net de Bachir

Des Soudanaises ont manifesté leur soutien au président Bachir cette semaine. Hier, M. Bachir a soutenu que la CPI agissait dans un souci néo-colonialiste de protection des intérêts des pays développés.
Photo : Agence France-Presse
Des Soudanaises ont manifesté leur soutien au président Bachir cette semaine. Hier, M. Bachir a soutenu que la CPI agissait dans un souci néo-colonialiste de protection des intérêts des pays développés.
Khartoum — Le président soudanais Omar Hassan al Bachir a affirmé hier que le Soudan ne coopérerait jamais avec la Cour pénale internationale (CPI) dont le procureur l'a inculpé de génocide au Darfour.

S'exprimant devant des dirigeants syndicaux arabes, africains et asiatiques réunis à Khartoum, Bachir a soutenu que la CPI agissait dans un souci néo-colonialiste de protection des intérêts des pays développés.

«Notre position est ferme [...] il n'y aura aucune coopération avec la prétendue Cour pénale internationale», a assuré Bachir sous les applaudissements.

Le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, a demandé au tribunal de délivrer son premier mandat d'arrêt concernant un chef d'État en exercice.

Il affirme que l'appareil d'État soudanais est directement responsable de la mort d'au moins 35 000 personnes tuées dans la région soudanaise du Darfour et de la mort d'au moins 100 000 autres qui ont succombé à la faim et aux maladies.

L'an dernier, la CPI avait lancé deux mandats d'arrêt à l'encontre d'un secrétaire d'État et d'un chef de milice accusés de crime de guerre. Khartoum a refusé de les livrer et ils n'ont pas été jugés par des tribunaux soudanais.

Les puissances régionales ont critiqué l'inculpation de Bachir en disant qu'elle menacerait le fragile processus de paix lancé au Soudan, en proie à des troubles civils depuis 1955.

Le Mouvement des Non-Alignés, l'Union africaine et la Ligue arabe ont tous exprimé leur soutien à Bachir, mais le président ougandais Yoweri Museveni a estimé samedi que l'UA devrait prendre des mesures pour régler le problème au Darfour plutôt que de critiquer l'inculpation.

«La position adéquate de la part de l'UA devrait dès lors être d'enquêter nous-mêmes», a-t-il dit lors d'une conférence de presse. Des responsables de l'UA se sont dans le passé inquiétés de ce que les quatre premiers cas sur lesquels la CPI s'est penchée portent tous sur des conflits en Afrique.

Bachir a souligné que les États-Unis commettent chaque jour des crimes en Irak et en Afghanistan et qu'ils devraient rendre des comptes pour les bombes atomiques larguées sur le Japon en 1945.

«Ces superpuissances coloniales livrent une campagne ciblée contre notre pays», a-t-il dit.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012