Louise Arbour est remplacée par une Sud-Africaine
New York — Le secrétaire général des Nations unies a nommé hier la magistrate sud-africaine Navanethem Pillay au poste de Haute-Commissaire des droits de l'homme, a annoncé une porte-parole de l'ONU. Navanethem Pillay exerce actuellement les fonctions de juge à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye et remplacera la Canadienne Louise Arbour, que certains accusent d'être sortie de sa réserve ces derniers mois en prenant position dans des dossiers sensibles, notamment sur le Proche-Orient.
Plusieurs responsables onusiens ont fait valoir que la candidature de la magistrate sud-africaine n'avait pas suscité l'unanimité au sein de l'organisation internationale, les États-Unis critiquant notamment ses positions sur l'avortement.
La porte-parole a déclaré que le secrétaire général, Ban Ki-moon, «attend de la nouvelle Haute- Commissaire qu'elle préserve l'indépendance de sa fonction, tout en travaillant de concert avec l'Assemblée générale et le Conseil des droits de l'homme». Les membres de l'Assemblée générale des Nations unies se réuniront lundi pour approuver sa nomination.
Au cours de sa carrière, Navanethem Pillay s'est battue pour les droits des opposants politiques au régime de l'apartheid, au premier rang desquels figurait Nelson Mandela. Fille d'un chauffeur d'autobus, elle a grandi dans un quartier pauvre de Durban, dans une communauté indienne qui à l'époque subissait de plein fouet une forme de discrimination de la part du reste de la population sud-africaine.
D'origine tamoule, Navanethem Pillay s'est illustrée au début de sa carrière en contribuant à révéler la torture perpétrée par les autorités sud-africaines lors d'interrogatoires d'opposants au régime. Âgée de 67 ans, elle est diplômée d'Harvard et spécialisée dans les droits de l'homme depuis son passage aux États-Unis, dans les années 1980.
Plusieurs responsables onusiens ont fait valoir que la candidature de la magistrate sud-africaine n'avait pas suscité l'unanimité au sein de l'organisation internationale, les États-Unis critiquant notamment ses positions sur l'avortement.
La porte-parole a déclaré que le secrétaire général, Ban Ki-moon, «attend de la nouvelle Haute- Commissaire qu'elle préserve l'indépendance de sa fonction, tout en travaillant de concert avec l'Assemblée générale et le Conseil des droits de l'homme». Les membres de l'Assemblée générale des Nations unies se réuniront lundi pour approuver sa nomination.
Au cours de sa carrière, Navanethem Pillay s'est battue pour les droits des opposants politiques au régime de l'apartheid, au premier rang desquels figurait Nelson Mandela. Fille d'un chauffeur d'autobus, elle a grandi dans un quartier pauvre de Durban, dans une communauté indienne qui à l'époque subissait de plein fouet une forme de discrimination de la part du reste de la population sud-africaine.
D'origine tamoule, Navanethem Pillay s'est illustrée au début de sa carrière en contribuant à révéler la torture perpétrée par les autorités sud-africaines lors d'interrogatoires d'opposants au régime. Âgée de 67 ans, elle est diplômée d'Harvard et spécialisée dans les droits de l'homme depuis son passage aux États-Unis, dans les années 1980.
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