Blanc, Sud-Africain et démuni...
Le chef de l'ANC se dit choqué par la pauvreté chez les Blancs
25 juillet 2008
Actualités internationales
Pretoria — Jacob Zuma, le chef du parti au pouvoir en Afrique du Sud, s'est engagé hier à briser le tabou entourant la pauvreté des Sud-Africains blancs au cours d'une visite dans un township blanc où les habitants vivent sans eau ni électricité.
«Je suis choqué et surpris par ce que je vois», a lancé Jacob Zuma, chef du Congrès national africain (ANC) et à ce titre probable futur président du pays, en visitant le quartier de Bethlehem, dans la banlieue de Pretoria. «L'importante pauvreté dans la population noire ne doit pas signifier que l'on ignore la pauvreté blanche, dont il devient de plus en plus gênant de parler», a-t-il ajouté.
«Chaque Sud-Africain a le droit à une certaine attention, à un accès aux services», a-t-il poursuivi devant un millier de personnes, en majorité des Afrikaners (descendants des premiers colons européens qui parlent une langue dérivée du hollandais).
Les habitants de Bethlehem, qui vivent dans de vétustes cabanes en bois ou des caravanes, sont généralement d'anciens fonctionnaires mis à la retraite à la chute du régime d'apartheid en 1994 et qui vivent avec de maigres pensions d'État.
La visite de M. Zuma dans ce quartier — la seconde cette année — a une forte portée symbolique, étant donné le ressentiment des Blancs pauvres envers le président Thabo Mbeki, accusé d'avoir ignoré leurs problèmes.
«Zuma est le premier dirigeant à venir ici pour écouter nos problèmes. Nous nous sentons exclus et nous causons de la gêne parmi les autres Blancs», a d'ailleurs relevé Maritjie Vos, qui partage une petite maison de trois chambres avec quatre familles.
Sur les 48 millions de Sud-Africains, les Blancs sont entre quatre et cinq millions et sont toujours plus favorisés que les Noirs. Le taux de chômage n'est que de 4 % dans ce groupe contre 23 % au niveau national, selon des chiffres rendus publics récemment par l'OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économiques).
Mais selon le syndicat Solidarité, qui comprend une majorité d'Afrikaners, le nombre de Blancs pauvres est en augmentation. Le syndicat a remis un rapport à Jacob Zuma, qui assure que le taux de chômage des Blancs a augmenté deux fois plus vite que la moyenne nationale.
«Je suis choqué et surpris par ce que je vois», a lancé Jacob Zuma, chef du Congrès national africain (ANC) et à ce titre probable futur président du pays, en visitant le quartier de Bethlehem, dans la banlieue de Pretoria. «L'importante pauvreté dans la population noire ne doit pas signifier que l'on ignore la pauvreté blanche, dont il devient de plus en plus gênant de parler», a-t-il ajouté.
«Chaque Sud-Africain a le droit à une certaine attention, à un accès aux services», a-t-il poursuivi devant un millier de personnes, en majorité des Afrikaners (descendants des premiers colons européens qui parlent une langue dérivée du hollandais).
Les habitants de Bethlehem, qui vivent dans de vétustes cabanes en bois ou des caravanes, sont généralement d'anciens fonctionnaires mis à la retraite à la chute du régime d'apartheid en 1994 et qui vivent avec de maigres pensions d'État.
La visite de M. Zuma dans ce quartier — la seconde cette année — a une forte portée symbolique, étant donné le ressentiment des Blancs pauvres envers le président Thabo Mbeki, accusé d'avoir ignoré leurs problèmes.
«Zuma est le premier dirigeant à venir ici pour écouter nos problèmes. Nous nous sentons exclus et nous causons de la gêne parmi les autres Blancs», a d'ailleurs relevé Maritjie Vos, qui partage une petite maison de trois chambres avec quatre familles.
Sur les 48 millions de Sud-Africains, les Blancs sont entre quatre et cinq millions et sont toujours plus favorisés que les Noirs. Le taux de chômage n'est que de 4 % dans ce groupe contre 23 % au niveau national, selon des chiffres rendus publics récemment par l'OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économiques).
Mais selon le syndicat Solidarité, qui comprend une majorité d'Afrikaners, le nombre de Blancs pauvres est en augmentation. Le syndicat a remis un rapport à Jacob Zuma, qui assure que le taux de chômage des Blancs a augmenté deux fois plus vite que la moyenne nationale.
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