La «zone morte» du golfe du Mexique atteint une taille inégalée
Photo : Agence France-Presse
Le phénomène de la «zone morte» dans le golfe du Mexique menace l’industrie de la pêche.
La «zone morte» qui s'est formée dans le golfe du Mexique cette année atteindra des proportions inégalées. Ce désastre écologique, qui entraîne la disparition de toute vie aquatique, menace l'industrie de la pêche et donne une idée de ce qui attend plusieurs secteurs maritimes de la planète.
Ladite zone, qui devrait atteindre 23 000 km2, se forme annuellement à partir du delta du Mississippi. C'est que le mythique fleuve draine près de 40 % des eaux des États-Unis, dont une bonne partie de celles qui s'écoulent des zones agricoles, notamment des champs de maïs. Or cette culture est en forte progression chez nos voisins du sud, en raison de la demande accrue en biocarburants. Quelque 35 millions d'hectares de terres y seraient consacrés cette année.
C'est ainsi que plus de 800 000 tonnes d'azote, mais aussi 85 000 tonnes de phosphate, se sont déversées dans le golfe depuis le mois d'avril, selon des informations divulguées récemment dans un rapport rendu public par l'Administration nationale des océans et de l'atmosphère (NOAA). Cet apport favorise une croissance phénoménale d'algues qui, une fois mortes, se décomposent et monopolisent tout l'oxygène disponible. C'est alors la mort assurée pour les autres êtres vivants.
Or cette zone maritime, située au large de la Louisiane et du Texas, représente de 25 % à 30 % de l'industrie de la pêche américaine. C'est donc tout un pan de l'économie qui risque de subir des contrecoups majeurs. Et même si des changements de fond étaient imposés dans les pratiques agricoles, il faudrait des années pour espérer voir une amélioration de la situation, selon la NOAA. L'azote, par exemple, peut rester longtemps stocké dans les sols.
Le phénomène n'est pas unique au golfe du Mexique, même si la zone morte qu'on y retrouve est la plus vaste au monde. Il en existerait près de 150 sur la planète, selon des données du Programme des Nations unies pour l'environnement. Et le phénomène est appelé à prendre de l'expansion, au fur et à mesure que les effets des changements climatiques se feront sentir.
Ladite zone, qui devrait atteindre 23 000 km2, se forme annuellement à partir du delta du Mississippi. C'est que le mythique fleuve draine près de 40 % des eaux des États-Unis, dont une bonne partie de celles qui s'écoulent des zones agricoles, notamment des champs de maïs. Or cette culture est en forte progression chez nos voisins du sud, en raison de la demande accrue en biocarburants. Quelque 35 millions d'hectares de terres y seraient consacrés cette année.
C'est ainsi que plus de 800 000 tonnes d'azote, mais aussi 85 000 tonnes de phosphate, se sont déversées dans le golfe depuis le mois d'avril, selon des informations divulguées récemment dans un rapport rendu public par l'Administration nationale des océans et de l'atmosphère (NOAA). Cet apport favorise une croissance phénoménale d'algues qui, une fois mortes, se décomposent et monopolisent tout l'oxygène disponible. C'est alors la mort assurée pour les autres êtres vivants.
Or cette zone maritime, située au large de la Louisiane et du Texas, représente de 25 % à 30 % de l'industrie de la pêche américaine. C'est donc tout un pan de l'économie qui risque de subir des contrecoups majeurs. Et même si des changements de fond étaient imposés dans les pratiques agricoles, il faudrait des années pour espérer voir une amélioration de la situation, selon la NOAA. L'azote, par exemple, peut rester longtemps stocké dans les sols.
Le phénomène n'est pas unique au golfe du Mexique, même si la zone morte qu'on y retrouve est la plus vaste au monde. Il en existerait près de 150 sur la planète, selon des données du Programme des Nations unies pour l'environnement. Et le phénomène est appelé à prendre de l'expansion, au fur et à mesure que les effets des changements climatiques se feront sentir.
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