Chemin de croix à Sydney
Le pape Benoît XVI s'inquiète de la crise anglicane
19 juillet 2008
Actualités internationales
Sydney — Un gigantesque chemin de croix a parcouru Sydney hier à l'occasion des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), suivi depuis la cathédrale par le pape Benoît XVI, qui a auparavant exprimé sa préoccupation sur la crise anglicane.
Benoît XVI a ouvert le chemin de croix dans l'après-midi par une prière sur le parvis de la cathédrale avant de suivre l'événement à la télévision, depuis la crypte.
Auparavant, le chef de l'Église catholique, comme il le fait à chacun de ses voyages, a rencontré dans la matinée les représentants des autres confessions chrétiennes, puis ceux des autres religions.
Devant les protestants, orthodoxes et anglicans qui représentent ensemble le plus grand nombre de croyants en Australie, Benoît XVI a reconnu que l'oecuménisme était arrivé à «un point critique».
L'ordination de femmes évêques acceptée par plusieurs Églises anglicanes (dont l'Église australienne) et celle d'un évêque ouvertement homosexuel en 2003 aux États-Unis, malgré l'opposition d'une partie du clergé et des fidèles, a poussé la communion anglicane au bord du schisme.
Les évêques anglicans du monde entier sont actuellement réunis en Grande-Bretagne, à Canterbury, pour tenter de ressouder leur unité.
En recevant ensuite des représentants musulmans, juifs, bouddhistes, hindouistes et zoroastriens, le pape a souligné que les religions pou-
vaient être «une force d'unité» plutôt qu'un «facteur de division».
Évoquant sans les énumérer «les formes sinistres et indiscriminées de violence» qui menacent le monde, il a estimé que «la voix unie de toutes les personnes inspirées par la religion est un stimulant pour que les nations et les communautés résolvent leurs conflits par des moyens pacifiques dans le plein respect de la dignité humaine».
Excuses
Quelques manifestants réclamant les excuses du pape et de la hiérarchie de l'Église australienne pour les abus sexuels commis par des prêtres ont tenté de s'approcher du parvis de la cathédrale au moment où le pape s'y trouvait.
Trois personnes ont brandi des pancartes sur lesquelles était écrit «Les abus sexuels du clergé volent des vies. Se taire est être complice», avant d'être repoussées par la police.
Le pape pourrait aborder aujourd'hui le sujet des abus sexuels dans l'Église lors d'une messe avec les évêques et les séminaristes australiens.
Demain, le pape célébrera une messe en plein air. Il saluera aussi le président du Timor oriental, Jose Ramos-Horta, qui se trouve à Sydney à l'occasion des JMJ, a indiqué ce dernier à l'AFP.
Benoît XVI a ouvert le chemin de croix dans l'après-midi par une prière sur le parvis de la cathédrale avant de suivre l'événement à la télévision, depuis la crypte.
Auparavant, le chef de l'Église catholique, comme il le fait à chacun de ses voyages, a rencontré dans la matinée les représentants des autres confessions chrétiennes, puis ceux des autres religions.
Devant les protestants, orthodoxes et anglicans qui représentent ensemble le plus grand nombre de croyants en Australie, Benoît XVI a reconnu que l'oecuménisme était arrivé à «un point critique».
L'ordination de femmes évêques acceptée par plusieurs Églises anglicanes (dont l'Église australienne) et celle d'un évêque ouvertement homosexuel en 2003 aux États-Unis, malgré l'opposition d'une partie du clergé et des fidèles, a poussé la communion anglicane au bord du schisme.
Les évêques anglicans du monde entier sont actuellement réunis en Grande-Bretagne, à Canterbury, pour tenter de ressouder leur unité.
En recevant ensuite des représentants musulmans, juifs, bouddhistes, hindouistes et zoroastriens, le pape a souligné que les religions pou-
vaient être «une force d'unité» plutôt qu'un «facteur de division».
Évoquant sans les énumérer «les formes sinistres et indiscriminées de violence» qui menacent le monde, il a estimé que «la voix unie de toutes les personnes inspirées par la religion est un stimulant pour que les nations et les communautés résolvent leurs conflits par des moyens pacifiques dans le plein respect de la dignité humaine».
Excuses
Quelques manifestants réclamant les excuses du pape et de la hiérarchie de l'Église australienne pour les abus sexuels commis par des prêtres ont tenté de s'approcher du parvis de la cathédrale au moment où le pape s'y trouvait.
Trois personnes ont brandi des pancartes sur lesquelles était écrit «Les abus sexuels du clergé volent des vies. Se taire est être complice», avant d'être repoussées par la police.
Le pape pourrait aborder aujourd'hui le sujet des abus sexuels dans l'Église lors d'une messe avec les évêques et les séminaristes australiens.
Demain, le pape célébrera une messe en plein air. Il saluera aussi le président du Timor oriental, Jose Ramos-Horta, qui se trouve à Sydney à l'occasion des JMJ, a indiqué ce dernier à l'AFP.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

