Argentine - Un dur revers pour Cristina Kirchner
Son vice-président a voté contre un de ses projets
18 juillet 2008
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Des dirigeants des grands fermiers argentins se sont réjouis hier du résultat du vote au Sénat.
Buenos Aires — La présidente argentine Cristina Kirchner a subi hier son premier revers, infligé par son propre vice-président, Julio Cobos, qui a voté au Sénat contre son projet controversé de hausse des taxes sur les colossales exportations agroalimentaires.
Le projet, portant sur l'augmentation de la pression fiscale sur les exportations de produits alimentaires et agroalimentaires, a été rejeté à la suite du vote du vice-président de la République, Julio Cobos, qui a ainsi départagé opposants et partisans de la mesure dont les votes s'équilibraient (36 à 36).
Le mouvement «kirchneriste» (péronisme, social-démocratie) est majoritaire au Sénat où le projet de loi a ainsi été rejeté, après avoir été approuvé par la Chambre des députés au début de juillet.
Julio Cobos, membre dissident de l'Union civique radicale (UCR-social-démocrate), qui assure également, selon la Constitution, les fonctions de président du Sénat, s'est défendu d'avoir trahi la présidente. «
Qu'elle envoie un autre projet, l'histoire me jugera», a affirmé M. Cobos qui, par son vote, passe de fait à l'opposition en s'alliant aux firmes agroalimentaires et aux gros producteurs agricoles pour repousser le projet.
Le projet entendait porter de 35 à 47 % les taxes à l'exportation de céréales et de soja. Cette mesure fiscale, pour le seul soja, aurait ainsi généré 11 milliards de dollars de taxes sur une production estimée à 24 milliards.
L'Argentine est le premier exportateur mondial de farine et d'huile de soja, le quatrième pour le blé et le deuxième pour le maïs, selon le département américain pour l'Agriculture. Le soja occupe plus de la moitié des terres cultivées en Argentine.
Le rejet du projet a été accueilli par des manifestations de joie et des embrassades par les grands producteurs agricoles, qui avaient soutenu le projet du gouvernement en paralysant la distribution alimentaire quelque 128 jours durant.
Mme Kirchner et avant elle son mari, l'ex-président Nestor Kirchner, avaient fait de ce projet de loi un thème central de leur gouvernement, en faisant valoir qu'il était destiné à favoriser une redistribution de la richesse dans un pays qui compte 12 millions de pauvres sur 40 millions d'habitants.
Mardi, des centaines de milliers de manifestants s'étaient mobilisés à Buenos Aires dans deux assemblées distinctes, l'une favorable au gouvernement et l'autre à l'opposition, pour tenter de peser pour ou contre l'adoption du texte.
L'opposition libérale de droite comme de gauche s'était rassemblée dans le quartier de Palermo à Buenos Aires aux côtés des quatre grandes organisations agricoles.
Le projet du gouvernement annoncé début mars avait provoqué une mobilisation sans précédent des agriculteurs, qui ont déclenché cinq grèves plus ou moins consécutives, en se refusant à vendre leurs produits pendant 100 jours.
Le projet, portant sur l'augmentation de la pression fiscale sur les exportations de produits alimentaires et agroalimentaires, a été rejeté à la suite du vote du vice-président de la République, Julio Cobos, qui a ainsi départagé opposants et partisans de la mesure dont les votes s'équilibraient (36 à 36).
Le mouvement «kirchneriste» (péronisme, social-démocratie) est majoritaire au Sénat où le projet de loi a ainsi été rejeté, après avoir été approuvé par la Chambre des députés au début de juillet.
Julio Cobos, membre dissident de l'Union civique radicale (UCR-social-démocrate), qui assure également, selon la Constitution, les fonctions de président du Sénat, s'est défendu d'avoir trahi la présidente. «
Qu'elle envoie un autre projet, l'histoire me jugera», a affirmé M. Cobos qui, par son vote, passe de fait à l'opposition en s'alliant aux firmes agroalimentaires et aux gros producteurs agricoles pour repousser le projet.
Le projet entendait porter de 35 à 47 % les taxes à l'exportation de céréales et de soja. Cette mesure fiscale, pour le seul soja, aurait ainsi généré 11 milliards de dollars de taxes sur une production estimée à 24 milliards.
L'Argentine est le premier exportateur mondial de farine et d'huile de soja, le quatrième pour le blé et le deuxième pour le maïs, selon le département américain pour l'Agriculture. Le soja occupe plus de la moitié des terres cultivées en Argentine.
Le rejet du projet a été accueilli par des manifestations de joie et des embrassades par les grands producteurs agricoles, qui avaient soutenu le projet du gouvernement en paralysant la distribution alimentaire quelque 128 jours durant.
Mme Kirchner et avant elle son mari, l'ex-président Nestor Kirchner, avaient fait de ce projet de loi un thème central de leur gouvernement, en faisant valoir qu'il était destiné à favoriser une redistribution de la richesse dans un pays qui compte 12 millions de pauvres sur 40 millions d'habitants.
Mardi, des centaines de milliers de manifestants s'étaient mobilisés à Buenos Aires dans deux assemblées distinctes, l'une favorable au gouvernement et l'autre à l'opposition, pour tenter de peser pour ou contre l'adoption du texte.
L'opposition libérale de droite comme de gauche s'était rassemblée dans le quartier de Palermo à Buenos Aires aux côtés des quatre grandes organisations agricoles.
Le projet du gouvernement annoncé début mars avait provoqué une mobilisation sans précédent des agriculteurs, qui ont déclenché cinq grèves plus ou moins consécutives, en se refusant à vendre leurs produits pendant 100 jours.
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