Des dépouilles et des prisonniers - Israël et le Hezbollah procèdent à un échange
Photo : Agence Reuters
Des membres du Hezbollah ont remis hier à la Croix-Rouge les corps de deux soldats israéliens.
Le Hezbollah a restitué hier, par l'intermédiaire du Comité international de la Croix-Rouge, les dépouilles des deux soldats israéliens dont l'enlèvement, il y a deux ans, a déclenché une guerre de 33 jours entre Tsahal et le mouvement chiite.
Dans le cadre de cet échange, qui a eu lieu à la frontière israélo-libanaise, l'État juif a libéré quatre combattants du Hezbollah capturés durant ce conflit ainsi que Samir Kantar, un activiste libanais purgeant depuis 30 ans une peine de prison à perpétuité.
Ce dernier, qui avait participé en 1979 en Galilée à un coup de main, a été gracié la veille par le président israélien Shimon Peres, lequel a évoqué une décision difficile mais indispensable pour récupérer les deux soldats israéliens.
Les cinq hommes ont franchi la frontière et regagné leur pays. Kantar, vêtu de jeans et d'un chandail en coton ouaté gris, était entouré de nombreux journalistes.
Kantar, qui avait 17 ans lors de son arrestation en Israël, s'apprête à recevoir un accueil de héros au Liban, notamment dans sa bourgade druze d'Alley, à l'est de Beyrouth. Les cinq hommes devaient être accompagnés à l'aéroport de Beyrouth.
L'échange, négocié par un officier du renseignement allemand, est considéré comme un nouveau succès pour le Hezbollah, qui a obtenu également la restitution des corps de 200 activistes palestiniens et libanais tués en tentant de s'infiltrer en Israël.
Pour sa part, Peres a déclaré que la libération de «tels meurtriers n'était pas un jour heureux» pour Israël, mais que l'État juif avait le devoir moral et spirituel de rapatrier les dépouilles de ses militaires, dont Tsahal a confirmé qu'elles étaient bien celles d'Éhoud Goldwasser et d'Eldad Regev.
Leurs cercueils noirs ont été déchargés d'un véhicule du Hezbollah sur la base de la Force intérimaire de l'ONU au Liban (FINUL) à Nakoura, à la frontière israélo-libanaise, peu après la première confirmation par le mouvement chiite de la mort des deux soldats, dont les dirigeants israéliens avaient dit se douter.
Les pères des deux soldats israéliens ont fait part de leur douleur après avoir assisté à la télévision à la restitution des dépouilles de leurs enfants, dont la mort ne leur a jamais été confirmée.
Israël a, de son côté, restitué les corps de huit combattants du Hezbollah tués lors de la guerre qu'il a menée contre le mouvement chiite au Liban, en juillet et août 2006, a précisé Wafik Safa, un porte-parole du Hezbollah. Le Hezbollah devait, lui aussi, restituer des restes de soldats israéliens tués lors de ce conflit.
Dans le cadre de l'échange, qui avait eu un précédent en 2004, Israël est censé libérer ultérieurement plusieurs dizaines de détenus palestiniens à la demande du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.
Le chef du mouvement chiite Hezbollah, Hassan Nasrallah, est apparu en personne devant des dizaines de milliers de partisans dans la banlieue sud de Beyrouth, lors de la cérémonie d'accueil des cinq prisonniers libérés par Israël.
Hassan Nasrallah, qui est apparu aux côtés de Samir Kantar, le doyen des prisonniers libanais en Israël, a étreint et embrassé les ex-détenus devant une foule en liesse. «Ce peuple ne peut jamais être vaincu», a-t-il lancé.
Le Hamas a estimé que cet échange renforçait sa position dans ses efforts pour obtenir la libération de centaines d'activistes palestiniens détenus en Israël contre celle du militaire israélien Gilad Shalit, capturé en juin 2006 à la frontière israélo-gazaouie par des activistes de sa branche armée.
«C'est une grande victoire pour la résistance et pour le Hezbollah, et c'est une fête pour les prisonniers libanais et leurs familles», a estimé Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas à Gaza. Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a pour sa part adressé ses félicitations à la famille de Kantar, rapportait hier l'agence de presse palestinienne WAFA.
Dans le cadre de cet échange, qui a eu lieu à la frontière israélo-libanaise, l'État juif a libéré quatre combattants du Hezbollah capturés durant ce conflit ainsi que Samir Kantar, un activiste libanais purgeant depuis 30 ans une peine de prison à perpétuité.
Ce dernier, qui avait participé en 1979 en Galilée à un coup de main, a été gracié la veille par le président israélien Shimon Peres, lequel a évoqué une décision difficile mais indispensable pour récupérer les deux soldats israéliens.
Les cinq hommes ont franchi la frontière et regagné leur pays. Kantar, vêtu de jeans et d'un chandail en coton ouaté gris, était entouré de nombreux journalistes.
Kantar, qui avait 17 ans lors de son arrestation en Israël, s'apprête à recevoir un accueil de héros au Liban, notamment dans sa bourgade druze d'Alley, à l'est de Beyrouth. Les cinq hommes devaient être accompagnés à l'aéroport de Beyrouth.
L'échange, négocié par un officier du renseignement allemand, est considéré comme un nouveau succès pour le Hezbollah, qui a obtenu également la restitution des corps de 200 activistes palestiniens et libanais tués en tentant de s'infiltrer en Israël.
Pour sa part, Peres a déclaré que la libération de «tels meurtriers n'était pas un jour heureux» pour Israël, mais que l'État juif avait le devoir moral et spirituel de rapatrier les dépouilles de ses militaires, dont Tsahal a confirmé qu'elles étaient bien celles d'Éhoud Goldwasser et d'Eldad Regev.
Leurs cercueils noirs ont été déchargés d'un véhicule du Hezbollah sur la base de la Force intérimaire de l'ONU au Liban (FINUL) à Nakoura, à la frontière israélo-libanaise, peu après la première confirmation par le mouvement chiite de la mort des deux soldats, dont les dirigeants israéliens avaient dit se douter.
Les pères des deux soldats israéliens ont fait part de leur douleur après avoir assisté à la télévision à la restitution des dépouilles de leurs enfants, dont la mort ne leur a jamais été confirmée.
Israël a, de son côté, restitué les corps de huit combattants du Hezbollah tués lors de la guerre qu'il a menée contre le mouvement chiite au Liban, en juillet et août 2006, a précisé Wafik Safa, un porte-parole du Hezbollah. Le Hezbollah devait, lui aussi, restituer des restes de soldats israéliens tués lors de ce conflit.
Dans le cadre de l'échange, qui avait eu un précédent en 2004, Israël est censé libérer ultérieurement plusieurs dizaines de détenus palestiniens à la demande du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.
Le chef du mouvement chiite Hezbollah, Hassan Nasrallah, est apparu en personne devant des dizaines de milliers de partisans dans la banlieue sud de Beyrouth, lors de la cérémonie d'accueil des cinq prisonniers libérés par Israël.
Hassan Nasrallah, qui est apparu aux côtés de Samir Kantar, le doyen des prisonniers libanais en Israël, a étreint et embrassé les ex-détenus devant une foule en liesse. «Ce peuple ne peut jamais être vaincu», a-t-il lancé.
Le Hamas a estimé que cet échange renforçait sa position dans ses efforts pour obtenir la libération de centaines d'activistes palestiniens détenus en Israël contre celle du militaire israélien Gilad Shalit, capturé en juin 2006 à la frontière israélo-gazaouie par des activistes de sa branche armée.
«C'est une grande victoire pour la résistance et pour le Hezbollah, et c'est une fête pour les prisonniers libanais et leurs familles», a estimé Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas à Gaza. Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a pour sa part adressé ses félicitations à la famille de Kantar, rapportait hier l'agence de presse palestinienne WAFA.
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