Soudan - Béchir pourrait échapper à une inculpation formelle
New York — Le président soudanais Omar el-Béchir évitera peut-être une inculpation formelle pour génocide s'il contribue à faire juger deux hommes recherchés pour des massacres commis au Darfour, ont déclaré hier des diplomates occidentaux.
L'ambassadeur de Khartoum à l'ONU, la Chine et certains responsables du Conseil de sécurité ont fait valoir qu'une mise en accusation formelle de Béchir risquait d'avoir un effet contre-productif sur le processus de paix au Darfour.
Des diplomates occidentaux en poste au Conseil estiment toutefois que le dirigeant soudanais peut y échapper s'il fait traduire en justice deux hommes inculpés en 2007 par la CPI pour exactions au Darfour — le ministre des Affaires humanitaires Ahmed Haroune et l'ex-chef de milice djandjaouid Ali Kouchayb. Khartoum ne les a pas remis à la CPI ni entrepris d'enquêter sur leur cas.
«Cette suggestion est venue du procureur», a dit un diplomate du Conseil en demandant à garder l'anonymat. «Sa frustration grandit en raison de l'absence totale d'engagement ou de réaction aux inculpations.»
Le représentant permanent de la France à l'ONU, Jean-Maurice Ripert, a déclaré mardi qu'il n'était «pas trop tard pour que les autorités soudanaises coopèrent» avec la CPI en ce qui concerne les deux hommes inculpés l'an dernier.
L'ambassadeur de Khartoum à l'ONU, la Chine et certains responsables du Conseil de sécurité ont fait valoir qu'une mise en accusation formelle de Béchir risquait d'avoir un effet contre-productif sur le processus de paix au Darfour.
Des diplomates occidentaux en poste au Conseil estiment toutefois que le dirigeant soudanais peut y échapper s'il fait traduire en justice deux hommes inculpés en 2007 par la CPI pour exactions au Darfour — le ministre des Affaires humanitaires Ahmed Haroune et l'ex-chef de milice djandjaouid Ali Kouchayb. Khartoum ne les a pas remis à la CPI ni entrepris d'enquêter sur leur cas.
«Cette suggestion est venue du procureur», a dit un diplomate du Conseil en demandant à garder l'anonymat. «Sa frustration grandit en raison de l'absence totale d'engagement ou de réaction aux inculpations.»
Le représentant permanent de la France à l'ONU, Jean-Maurice Ripert, a déclaré mardi qu'il n'était «pas trop tard pour que les autorités soudanaises coopèrent» avec la CPI en ce qui concerne les deux hommes inculpés l'an dernier.
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