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Le G8 balaie les GES sous le tapis

L'accord conclu hier est vague et non contraignant

Les leaders du G8 Silvio Berlusconi (Italie), Stephen Harper (Canada), Dmitri Medvedev (Russie), George W. Bush (États-Unis), Yasuo Fukuda (Japon), Nicolas Sarkozy (France), Angela Merkel (Allemagne) et Gordon Brown (Grande-Bretagne), et le président d
Photo : Agence France-Presse
Les leaders du G8 Silvio Berlusconi (Italie), Stephen Harper (Canada), Dmitri Medvedev (Russie), George W. Bush (États-Unis), Yasuo Fukuda (Japon), Nicolas Sarkozy (France), Angela Merkel (Allemagne) et Gordon Brown (Grande-Bretagne), et le président d
Trop peu, trop tard. L'accord sur la réduction de moitié des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050 auquel sont parvenus hier les pays membres du G8, y compris les États-Unis, l'un des plus fervents opposants, n'impressionne pas les principaux groupes de défense de l'environnement. «C'est de la poudre aux yeux», a estimé Arthur Sandborn, porte-parole de Greenpeace. «Leur communiqué n'offre virtuellement rien de plus que l'entente à laquelle étaient parvenus les pays à Bali et à la réunion du G8 l'an dernier», croit-il. «C'est très décevant parce qu'ils ne veulent pas prendre le leadership devant le pire problème auquel l'humanité fait face à court terme», a-t-il ajouté.

Au dire de ses détracteurs, l'accord conclu hier à Toyako reste trop vague pour être réellement contraignant. Les dirigeants du G8 n'ont pas fixé d'année de base à partir de laquelle serait calculée la réduction de 50 % des émissions, ni aucun objectif de moyen terme comme l'ont fait les pays européens. Les États-Unis insistent pour que le calcul de réduction des émissions de GES soit fait à partir du volume actuel, un objectif plus facile à atteindre.

Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), le changement climatique est «sans équivoque» et appelle à une action sur le court terme: la température moyenne mondiale a déjà augmenté de 0,74ûC en 100 ans et pourrait grimper de 1,8 % à 4 % d'ici à 2100 par rapport à la fin du XXe siècle.

«Les spécialistes du climat le disent: plus on attend et pire ce sera», a fait remarquer Julia Langer, porte-parole du Fonds mondial pour la nature (WWF) section Canada.

Selon le président du GIEC, Rajendra Pachauri, la communauté internationale a «une fenêtre de tir» de sept ans seulement, car les émissions doivent absolument commencer à décroître à partir de 2015.

Le ministre sud-africain des Affaires environnementales, Marthinus van Schalkwyk, a aussi fortement critiqué l'absence d'objectifs intermédiaires ambitieux, estimant que «l'objectif à long terme, tel qu'il est exprimé dans la déclaration du G8, est un slogan vide».

Le duel G8 contre les pays émergents

La chancelière allemande Angela Merkel a de son côté salué un «pas en avant majeur» par rapport au sommet de Heiligendamm, en Allemagne, l'an dernier. «Aujourd'hui, le Canada comme les États-Unis adoptent [...] cet objectif. C'est une grande nouveauté», s'est aussi réjoui le président français Nicolas Sarkozy en saluant «le progrès» dans le dossier.

Or, si l'accord est effectivement conditionné à un geste équivalent des pays émergents, ceux-ci, qui devaient être conviés ce matin à Toyako, risquent toutefois d'être difficiles à convaincre. Car, hier, les dirigeants chinois, indien, mexicain, brésilien et sud-africain réunis dans la ville voisine de Sapporo ont jugé «essentiel» que les pays industrialisés, principaux responsables de la pollution jusque-là, prennent la tête de la lutte contre le changement climatique. Et la barre est haute pour les pays riches: ils les ont exhortés à se fixer des objectifs nettement plus ambitieux de réduction d'environ 25-40 % de leurs émissions d'ici 2020 et de 80-90 % d'ici 2050.

«C'est le jeu de "qui va faire le premier pas". Il est clair que les pays émergents doivent se soumettre aux obligations de Kyoto, mais les pays du G8 doivent se donner un échéancier à court terme pour prendre le relais de Kyoto», a fait remarquer Julia Langer.

«Il y a un réel besoin d'une action concertée dans le domaine, ce qui ne veut pas dire que chaque pays a une responsabilité et des cibles égales», a-t-elle ajouté. Elle rappelle qu'à eux seuls, les pays du G8 sont responsables de plus de 60 % du dioxyde de carbone présent dans l'atmosphère.

«Les pays riches aiment bien faire ressortir le fait que la Chine, qui croît à grande vitesse, aura bientôt des émissions très importantes. Mais dans les faits, ses émissions sont actuellement moindres que celles des États-Unis et le progrès que [le pays] fait en énergie renouvelable est considérable».

Répondant aux critiques sur le sujet, le premier ministre japonais, Yasuo Fukuda, a assuré que les pays du G8 se fixeraient des objectifs individuels «énergiques» à moyen terme.

La stratégie canadienne

Le premier ministre du Canada, qui s'est félicité d'être parvenu à un tel accord, s'est pour sa part vu ridiculiser par les partis d'opposition et les groupes écologistes. «En matière de lutte contre les changements climatiques, l'empereur est nu», a déclaré le porte-parole libéral en matière d'environnement, David McGuinty.

«Pendant que l'Europe de l'Ouest prend des mesures radicales pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre et donner un coup de fouet à son économie, le gouvernement conservateur se vante d'avoir convaincu les États-Unis de signer un accord médiocre, dont la formulation est vague et bureaucratique», a-t-il poursuivi.

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, a quant à lui qualifié le Canada de «traînard international» dans la lutte contre les changements climatiques. Il a également critiqué le premier ministre pour avoir fait preuve de mépris en ne tenant pas compte des cibles adoptées par la Chambre des communes relativement aux changements climatiques il y a quelques semaines.

Selon Michael Erdman, analyste politique pour le Groupe de recherche sur le G8 basé à Toronto, le Canada essaie tant bien que mal de se tirer d'affaire. «Le Canada veut convaincre qu'il va effectivement négocier mais tient à rappeler que, si ses émissions sont élevées, c'est qu'il fait partie des grands producteurs de la planète», soutient M. Erdman. Selon lui, Stephen Harper essaie de plaider pour qu'on lui octroie une plus grande flexibilité concernant les cibles de réduction d'émissions de GES, en avançant d'une part que le pétrole canadien contribuera à faire baisser le prix de l'essence et aidera à résorber la crise alimentaire. «En échange d'une plus grande flexibilité, il fait valoir qu'il se concentrera sur le développement des nouvelles technologies, comme celle permettant d'absorber à la source et d'enfouir le carbone», a dit M. Erdman.

Il soutient que le gouvernement Harper prépare déjà le terrain pour le sommet du G8 en 2010, dont le Canada sera l'hôte. «Tous les yeux seront alors tournés vers le Canada, tandis que les questions comme le sida et l'aide au développement en Afrique seront à l'ordre du jour», a-t-il noté.

L'économie et l'Afrique

Les pays du G8 se sont également entendus pour doubler leur aide financière à l'Afrique. Ils ont annoncé qu'ils se donnaient cinq ans pour débloquer 60 milliards de dollars pour lutter contre les maladies infectieuses en Afrique.

Accusés par les Africains et les ONG de ne pas tenir leurs promesses d'aide, ils ont renouvelé leur engagement de doubler leur assistance à ce continent d'ici 2010 pour la faire passer de 25 à 50 milliards de dollars par an.

Sur le front économique, les dirigeants du G8 ont également fait part hier de leur «vive inquiétude» devant la flambée des prix du pétrole et des produits alimentaires, tout en soulignant que les perspectives à long terme leur paraissaient toujours positives.

Ils ont appelé à la hausse de la production pétrolière et des capacités de raffinage, ainsi que des investissements dans le secteur.

Nicolas Sarkozy, qui plaide pour un élargissement du G8 à d'autres pays (G13), a par ailleurs annoncé que la Chine, l'Inde, le Brésil, le Mexique et l'Afrique du Sud seraient amenés à jouer un rôle plus important lors du prochain sommet en Italie. Les dirigeants de ces pays participeront ainsi au sommet pendant une journée entière, contre une demi-journée cette année.

***

avec Associated Press et l'Agence France-Presse
 
 
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  • Dominic Pageau - Abonné
    9 juillet 2008 02 h 41
    On fait avaler la couleuvre tranquillement pas vite
    Il est indéniable que l'homme est responsable du réchauffement climatique actuel?

    Ah, je regarde les rapports du GIEC et les données et études disponibles et je peux facilement conclure que ces affirmations sont absolument infondées. On pourrait plutôt affirmé l'inverse, l'homme n'est pas, ou de façon très modérée, responsable du réchauffement actuel. Tous les changements peuvent être expliquer par des phénomènes naturels, comme les cycles des courants thermoalins, l'axe de rotation de la planète, l'activité solaire, les cycles du bouclier magnétique de la planète, les cycles de La Nina et El Nino, par contre, l'hypothèse des changements du aux GES est pas mal chambranlante.... Surtout qu'elle se base sur des données de températures de surfaces, principalement tirées des thermomètres dans les villes...qui sont de plus en plus soumis à l'effet îlot de chaleur qui peut créer une hausse artificielle des températures de plus de 10 degrés Celsius et ce, de façon très localisée
    :
    "Le 25 juin 2005, la température enregistrée dans le parc du Mont-Royal s'élevait à 21,8 degrés Celsius, mais non loin de là, à l'angle du boulevard Saint-Laurent et de l'avenue du Mont-Royal, il faisait plutôt 33,5 degrés. L'écart de 12 degrés dans un rayon de moins de 1,5 kilomètre illustre bien le phénomène des îlots de chaleur créés par la suprématie du béton en milieu urbain au profit de la verdure."

    http://www.ledevoir.com/2008/02/20/176947.html



    Pourquoi on ne parle que d'elle? Parce que la machine qui la supporte pèse lourd, quelque chose comme 57 trillions de dollars.

    "CDP provides a coordinating secretariat for institutional investors with a combined $57 trillion of assets under management. On their behalf it seeks information on the business risks and opportunities presented by climate change and greenhouse gas emissions data from the world's largest companies: 3,000 in 2008. Over 8 years CDP has become the gold standard for carbon disclosure methodology and process. The CDP website is the largest repository of corporate greenhouse gas emissions data in the world."

    http://www.cdproject.net/

    C'est le carbon disclosure project, ça pis les financiers qui poussent vers le marché des quotas de carbone, ça pousse très très très très fort.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    9 juillet 2008 07 h 12
    Pas fier du Canada, non monsieur, non madame
    Les Conservateurs avec la guerre en Afghanistan qu'ils voulaient presqu'éternelle comme leurs idoles Bush et McCain et leur ignorance des dangers de la pollution devraient être boycotter par les Québécois. Les Libéraux de M. Dion, le successeur de Trudeau et Chrétien ne valent guère mieux.

    Il nous reste le NPD pour les fédéralistes et le Bloc pour les souverainistes qui sont contre cette inutile guerre d'Afghanistan, depuis le début et qui sont plus déterminés à améliorer notre environnement. Tant qu'au parti Vert, il l'est un peu trop...vert.
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  • andré michaud - Inscrit
    9 juillet 2008 08 h 20
    Le G8 et les canadiens
    Tout ça me semble un ramassis de voeux pieux! On est bien loin du plan vert de M.Dion qui lui semble vraiment décidé à passer enfin à l'action. Mais les canadiens pencheront-ils sur son côté ou celui du G8 en réélisant M.Harper? Nous verrons si les canadiens et les québécois sont vraiment pro environnement, ou comme le G8 se contentent de voeux pieux!!
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    9 juillet 2008 10 h 02
    G13 mais pourquoi?
    On parle d'un éventuel G13. Mais est-ce vraiment nécessaire si ces nouveaux pays sont là pour en faire partie uniquement pour s'ajouter à la parade. Me semble qu'une certaine dissidence pourrait être constructive des fois... Mais non, plutôt deux fois qu'une, la plupart du temps, on met le couvert dessus. Je trouve malheureusement que ceux que l'on qualifie de Chef des G n'importe quoi n'ont pas beaucoup le vrai sens des responsabilités envers eux-mêmes, à long terme.
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  • Fernand Trudel - Abonné
    9 juillet 2008 10 h 57
    Il est facile d'accuser les gouvernements
    Il est facile d'accuser les gouvernements de tous les maux, il est plus difficile d'avaler la facture qui va avec...

    Car elle est salée pour le Canada seulement, l'environnement signifie 200 milliards d'investissements envolés en fumée dans des solutions nébuleuses et parfois moins écologiques qu'on le laissait croire. La lutte au CO2 est une chimère contestée par plusieurs dizaines de milliers de scientifiques.

    De plus,il semble que les prévisions catastrophiques ne sont pas celles annoncées. On devait avoir l'hiver le plus chaud et on a eu un record de neige. On devait avoir un été très chaud, on a eu du temps pluvieux et froid et on cherche le soleil jusqu'à tout récemment.

    Aussi on parle des ampoules fluo difficiles à recycler et de l'éthanol qui fait plus de dommage à l'environnement en plus de créer une famine mondiale.

    Les verts sont comme le film d'Arcand, «L'âge des ténèbres» ils ont perdu le sens des responsabilités et attendent toutes les solutions de l'état. C'est un non-sens qui nous améne à notre propre perte collective et à no<tre appauvrissement. Dion a la solution, taxer davantage...

    Alors que Montréal devenue une vaste poubelle ressemble à Naples croupissant sous les débris des nombreux déménagements récents, les écolos tapent sur les gouvernements responsables qui prennent le temps d'agir convenablement et de trouver des solutions efficaces capables de rentabiliser les investissements à faire pour corriger les négligences de l'homme depuis des siècles.

    Naturellement, l'officine de l'ONU, le GIEC est mécontent, tout comme l'autre officine de l'ONU qui s'occupe de l'agriculture qui elle est mécontente de l'aide alimentaire apportée aux pays du tiers-monde. Pourtant, l'une des situations dépend de l'autre. On affame des peuples parce qu'on applique trop à la hâte des solutions à l'environnement. Le Grenelle de l'environnement produit de la famine biologique et encore une fois on est obligé de faire un virage à 360 degrés.

    Je cite en exemple la production d'éthanol à partir de denrées comme les céréales et maintenant le sucre. Je cite aussi en exemple, la lutte contre les OGM que faitt nos groupes environnemtaux subventionnés . Pourtant les OMG ont permis d'augmenter l'efficacité des récoltes ce qui a fait dire au père de la révolution verte, Normand Borlaug, Nobel de la Paix 1970, ceci: « Notre planète compte 6,5 milliards d'habitants, explique Borlaug. Je vous en prie, utilisez du fumier. Vous ne pouvez pas rester assis à ne rien faire. Mais si l'on utilise que des engrais organiques et des méthodes naturelles sur les terres arables existantes, nous ne pouvons nourrir que 4 milliards de personnes. J'ai du mal à imaginer 2,5 milliards de personnes se portant bénévoles pour disparaître. » Borlaug craint que cela ne se transforme en un échec dramatique. Comme il l'a affirmé en 2005 lors d'une conférence sur les biotechnologies parrainée par le Congrès pour l'Égalité Raciale aux Nations Unies, il ne voit aucun moyen de nourrir la population mondiale sans avoir recours à des céréales génétiquement modifiées, surtout si l'on souhaite développer les biocarburants de manière croissante.

    Les écolos ont perdu le sens des valeurs humaines pour s'embrigader dans une religion kyotiste cul-de-sac où seul les profiteurs comme la clique d'Al Gore en retireront des bénéfices et les groupes écolos qui se gaveront de subventions pour faire de la parlotte et des études. Mais au bout nous aurons gaspillé des milliers de milliards de nos taxes en pure perte et nous serons au même point qu'avant,ce qui fait dire à l'ami de Gore, le milliardaire britannique Richard Branson, ceci : « Qu'il offrira 25 millions $US au chercheur qui trouvera le moyen de lutter efficacement contre les gaz à effet de serre. » Or, il n'a pas encore versé cette somme comme quoi la lutte au CO2 est une chimère entretenue par des écolos en mal de cause à défendre et aux médias cherchant du sensationalisme et de la controverse. On dirait que nopus voyons des leaders écolos d'un troupeau de moutons sauter dans un trou, tout le troupeau s'y ramassera.

    Voilà la logique de nos chers verts. Détruisons l'économie qui nous fait vivre et on mangera des plantes pour se nourrir. De toute façon on vivra dans la simplicité "dite" volontaire. Quel progranmme d'avenir, de voir venir la vague et de préférer un frêle radeau à un gros paquebot. Moi, je préfère le paquebot...

    Dans tout ceci, un fait demeure, le respect de l'environnement ce n'est pas de manifester dans la rue en jetant ses détritus à tout vent et de réclamer des gestes de l'État mais de nettoyer soi-même son perron et d'avoir un comportement responsable. C'est dans des gestes quotidiens et réfléchis qu'on parvient à avoir un environnement agréable, pas autrement et on n'a pas besoin de conférences mondiales coûteuses pour ca.

    Des fois je me mets à rêver que le projet de loi sur les abus de procédures (SLAM) à l'étude frappera de plein front les groupes écolos comme des arroseurs arrosés. Car ils abusent de leur droit pour s'opposer farouchement sans penser au tort irréparrables qu'ils causent aux entreprises quils poursuivent avec harassement. Ils ne méritent que cà car ils ont perdu le sens des responsabilités et mordent la main qui les nourrit.
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  • Daniel Francoeur - Inscrit
    9 juillet 2008 11 h 53
    Opération charme et mensonge
    Encore une fois, le gouvernement canadien dit aux canadiens de dormir tranquille et de ne pas s'inquiéter. Or, la réalité c'est que les canadiens sont inquiets devant l'ampleur des catastrophes qui les menacent (eux et les autres citoyens du monde).

    Les pétrolières sortent victorieuses de ce genre d'opérations publiques destinées à gagner du temps, au mieux à favoriser l'immobilisme, et au pire à permettre l'augmentation de la pollution.

    Il me semble entendre un air connu : -«Tout va très bien madame la marquise, tout va très bien tout va très bien. Un tout petit rien, un tout petit rien...»

    Le sourire de notre premier ministre pétrolier ne laisse rien présager de bon pour l'environnent. Un engagement sur 42 ans (2050) c'est un engagement caduque!
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  • Fernand Trudel - Abonné
    9 juillet 2008 11 h 53
    La logique, c'est quoi ?
    Monsieur Bousquet et ses amis souverainistes, déstructeurs du Canada, fulminent et souhaitent des nouvelles taxes genre celle de Dion pour parvenir à leurs fins: la séparation, rien d'autre. Leur logique s'arrête là, pas à l'environnement.

    Pourtant, les sables bitumineux de l'Alberta emplissent les poches du gouvernement du Québec via le déséquilibre fiscal et la péréquation pour qu'il puisse administrer notre province déjà trop taxée (11 milliards en tranferts fédéraux en 2007). Je me demande où est la logique de frapper sur un gouvernement responsable qui demande simplement de ne pas être le dindon de la farce dans le concert des nations. Mais quand on fait flèche de tout bois pour parvenir à ses fins, on agi comme Monsieur Bousquet.

    Comment peut-on à la fois lutter à diminuer nos émissions de GES et ignorer que la croisaance des émissions des pays émergents est plus importante que nos efforts concertés. C'est pourtant le constat des pays du G8, on fait des efforts an.antis par la croissance des pays non signataires du protocole de Kyoto. C'est pourquoi le gouvernement Harper y compris ses alliés du G8 ont pris position que lutter seuls sans ces pays émergents était de la foutaise. Mais Monsiweur Bousquet a décidé de gfaire de la petite politique avec ca...

    Quand au GIEC, il expliquera quel solution il entend mettre de l'avant pour lutter contre le CO2 qu'il a identifié comme le mal à combattre. Pourtant son allié, le milliardaire Richard Beranson a offert 25 millionsUS à celui qui apportera une solution à ce problème. Lutte t'on contre des moulins à vent comme Don Quchotte de la Mancha ??? Il vaut mieux prendre le temps de trouver des solutions durables que d'engloutir des milliards dans des solutions à la sauvette comme le recommande le GIEC, officine politique de l'ONU.

    On sait le désastre que l'éthanol fait autant dans l'environnement que d'affamer la planète. Pourtant le GIEC l'encourageait...

    Pendant ce temps les pays en émenrgence polluent davantage en utilisant de plus en plus de pétrole et du charbon. Que penser de l'investissement de 6,5 milliards de l'Inde dans les sables bitumineux de l'Alberta ? Monsieur Bousquet à sa réponse toute prête: se séparer du problème et faire l'autruche, lui qui n'hésite pas à prôner de nouvelles taxes comme les libéraux de Dion... Pourtant on sait que la croissance de l'inde, de la Chine et du Brésil et quelques autres pays va accroître la demande en énergie de 50% d'ici 2025. Est-ce que l'ONU prône l'extinction de ces peuples pour régler le problème ???

    Que penser de l'Allemagne qui construit 32 centrales électriques alimentées au charbon et qui n'hésite pas à raser des villages entiers pour agrandir des mines de charbon à ciel ouvert, Est-ce l'exemple que Monsieur Bousquet veut qu'on suive ??? Pourtant le véto de l'Allemagne est essentiel à la reconnaissance du Québec comnme pays. Alors il fermera les yeux sur ce non-sens écologique qui augmentera le problème que les politiciens semblent vouloir régler...

    Que penser des oléoducs russes en construction pour alimenter l'Europe et les pays asiatiques dont la Chine. Eux, la construction de nouvelles installations énergétiques ne sont pas soumises à des BAPE comme ici Rabaska. Monsieur Bousquet en pense quoi ??? Il aura besoin du vote de ces camarades soviétiques aussi pour faire reconnaitre son pays.

    Que penser des détritus qui jonchent les rues de Naples faute de site accessibles ? Encore là, Monsieur Bousquet doit fermer les yeux car il a aussi besoin de l'Italie pour faire reconnaitre sa séparation...

    Décidément Monsieur Bousquet n'en sort pas et l'illogisme de sa position est environnementalement prouvée...

    Voilà trois pays du G8 qui prêchent la vertu mais ne la pratiquent pas et je n'ai pas encore parlé des pays émergents. La Chine est devenu récemment le pays le plus pollueur du monde devant les États-Unis et on ferme des usines au Canada pour qu'elles s'établissent en Chine. Les contraites qu'on leur fait subir ici, n'y sont pas en Chine. C'est ce qui les incite à déménager comme le disait le grand patron de la Deutch-Shell devant ses pairs dans une conférence à Dubai. En voici un extrait tiré du Devoir du 5 décembre 2006.

    «M. Van Der Veer a déclaré qu'il fallait uniformiser les règles du jeu au point de vue du respect de l'environnement et s'assurer que tous les pays les suivent. Sinon, des compagnies comme Shell auraient peu d'intérêt à investir dans des mesures dispendieuses de réduction d'émissions polluantes, puisqu'elles pourraient tout simplement déménager dans un pays voisin qui n'a pas adopté des normes aussi sévères.»

    Ca revient à la position que le gouvernement Harper et ses pairs du G8 défendent. Mais Monsieur Boursquet, lui n'a rien compris trop affairé à placer les conditions gagnantes à sa séparation référendairement impossible à réaliser...
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    9 juillet 2008 12 h 19
    @ M. Fernand Trudel
    M. Trudel écrit : «Monsieur Bousquet et ses amis souverainistes, déstructeurs du Canada, fulminent et souhaitent des nouvelles taxes genre celle de Dion pour parvenir à leurs fins: la séparation, rien d'autre. Leur logique s'arrête là, pas à l'environnement.»

    Je ne sais pas où M. Trudel prend ça. J'ai simplement écrit de ne pas voter Harper ni Dion. J'ai même ajouté que si on est fédéraliste, de voter NPD et si on est souverainiste, de voter BLOC. C'est assez neutre ça parce que les Liébraux fédéraux et les Conservateurs ont été NULS dans leurs réalisations gouvernementales. Beaucoup de paroles mais peu de réalisations pour ces 2 importants partis fédéraux.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    9 juillet 2008 12 h 54
    Puis-je me permettre une seconde intervention qui tombe à propos.
    Je lis en ce moment un livre de Michel Serres. Heureux hasard, j'ai trouvé dans ce livre ce qui va de soi, dans le contexte malvenu du G8, par rapport au GES et nos délinquants de l'environnement: "Laissez le prestige et la domination, naîtra une nouvelle raison." (M. Serres, Hominescence, Paris, Le livre de poche,2003, 381 p., p.152,
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    9 juillet 2008 13 h 04
    Le pays voisin, M. Trudel, c'est la planète entière, à plus ou moins long terme.
    Quant à la facture, en fermant les yeux sur ce que sont les GES, on ne fait que la reporter aux générations futures. On ne peut pas tricher avec la nature et nous en faisons parti...
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  • Michel Savard - Inscrit
    9 juillet 2008 13 h 42
    Epouvantails et naïveté !
    Les environnementalistes et le GIEC sortent les épouvantails et veulent faire avaler n'importe quoi à la population ! Là-dessus, j'abonde dans le même sens que M. Pageau . Plusieurs scientifiques, que l'on prend bien soin de ne pas inviter aux conférences alarmistes de ces environnementalistes, possèdent des études démontrant que c'est tout le système solaire qui se réchauffe présentement et non seulement la Terre !

    Ayant un pied à terre au sein de tous les moyens de communication écrits et parlés, le lobby environnementaliste
    exploite la naïveté des gens en prédisant des catastrophes épouvantables dans 50 ans alors qu'ils ne sont même pas capables de nous dire ce qui nous attend dans l'année qui vient!

    Greenpeace fait une déclaration et les médias, sans aucun esprit critique, nous transmettent ça comme si c'était le Pape qui parlait ex cathedra ! Au fait, qui finance Greenpeace ? On viendra tout de même pas nous faire croire qu'ils font du bénévolat et qu'ils n'ont aucun intérêt !

    Le lobby environnementaliste exploite le même genre de peur que le lobby du Sida utilisait il y a une bonne vingtaine d'années. Rappelez-vous qu'à cette époque,bien noyautés par le puissant lobby du Sida, les médias n'en finissaient plus de nous dire que le Sida était l'épidémie du siècle et que pratiquement tous les habitants de la terre étaient susceptibles d'en être victimes ! Pourtant, à la même époque, il y avait 5 à 6 fois plus de femmes qui mouraient d'un cancer du sein mais on n'en parlait presque pas . Une chance qu'aujourd'hui on est revenu à la normale et que l'on a compris où étaient les vraies priorités !

    Je suis d'accord pour que l'on se préoccupe de l'environnement; cependant, j'en ai marre que le seul sujet de préoccupation des gens concerne ce qui va arriver dans 50 ans et que l'on néglige d'accorder les ressources nécessaires pour corriger les problèmes cruciaux qui affectent la planète PRÉSENTEMENT !
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  • Chryst - Abonné
    9 juillet 2008 17 h 11
    Belle continuité !
    Le contraire aurait eu de quoi surprendre. Les promesses politiciennes non tenues ne datent pas d'hier. Depuis quand parle-t-on de l'objectif de 2% du PIB pour l'aide au développement ?
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  • Fernand Trudel - Abonné
    10 juillet 2008 11 h 01
    La globalisation des GES l'utopisme à son meilleur
    Globaliser des luttes engendre la sclérose des actions car dans les 192 pays membres de l'ONU, il y a des intérêts divergents qui sont irréconciliables. C'est de l'utopie idéaliste à son meilleur.

    Mieux vaut une entente qui fait l'accord d'un plus large nombre de pays que des objectifs contraignants qui ne vise que quelques pays.

    A ce que je sache Kyoto a été signé par 35 pays. Les États-Unis, la Chine, l'Australie, le Brésil, l'Inde, les pays exportateurs de pétrole du moyen-orient, l'Afrique du Su<d, L'Indonésie, etc, ne se sont pas engagés et n'ont pas signé ce marché de dupes. Le Canada de Jean Chrétien OUI alors que Stéphane Dion était ministre de l'environnement. Oui, celui qui trouve qu'on ne taxe pas assez...

    Pourtant, l'ancien conseiller spécial de Jean Chrétien, Eddie Goldenberg, dans une entrevue accordée au Devoir en février 2007, mais également lors d'un discours livré au Canadian Club de London a affirmé que le gouvernement Chrétien n'était pas prêt à l'époque à atteindre les objectifs de Kyoto, qu'il qualifie «d'extrêmement ambitieux». Il affirme même que la possibilité de rater la première échéance du protocole de Kyoto était évaluée comme une forte possibilité au sein du gouvernement libéral de l'époque.

    Que le gouvernement Harper constate l'échec de Kyoto et tente d'obtenir l'adhésion d'un plus grand nombre de pays à la lutte contre la pollution et non au contrôle du climat est louable et clairvoyant. Au contraire les têtes brûlées des groupes écolos montent aux barricades et crient à l'imposture.

    Avec l'hiver dernier et son record de neige et l'été pluvieux et froid que l'on connait, veut-on nous faire accroire encore que le climat se réchauffe. Même le GIEC a changé de discours, ne parlant plus de réchauffement mais de changements climatiques. On a tellement mêlé le monde avec ces termes scientifiques que personne ne peut faire la part des choses. C'est ce que déplore Syun-Ichi Akasofu, Professeur Emérite de Physique, fondateur du Centre International de Recherche Arctique (IARC) de l'Université de Fairbanks Alaska, directeur de l'IARC entre 1998 et janvier 2007. Avant cela, Prof Akasofu a été Directeur de l'Institut de Géophysique (1986-1999) où il a concentré les efforts de l'Institut sur la recherche arctique. Il a déclaré ceci lors d'une requête au GIEC en décembre dernier:

    «Nous rencontrons des termes scientifiques tels que changement climatique, réchauffement global, effet de serre et dioxyde de carbone plus d'une fois chaque jour dans les journaux papiers, radio, télé ainsi qu'au fil des conversations. Cela doit être la première fois dans l'histoire des sciences qu'un sujet scientifique spécifique attire autant l'attention du grand public. En tant que scientifique, je me réjouis de cet intérêt du public pour la science. Malheureusement, j'ai bien peur que ce grand intérêt pour la climatologie est largement le résultat d'une prolifération de nouvelles confuses des médias basées sur une mauvaise interprétation des informations au sujet de l'effet de serre du CO2. Si le GIEC veut représenter ce domaine scientifique particulier, il est de sa responsabilité de rectifier la grande confusion et la mauvaise interprétation des faits scientifiques dans l'esprit du public. »
    sources : http://skyfal.free.fr/?p=189#more-189 et le site du professeur Akasofu : http://www.iarc.uaf.edu/people/indiv/iarc_all_staf

    Il donne douze points précis et conclut ainsi: «Je pense que ce sont des requêtes raisonnables, qui n'ont pas besoin d'être débattues. Le public est alarmé et donc se sent concerné par le changement climatique largement parce qu'il est dans la confusion à cause des points exposés ci-dessus et d'autres désinformation et mauvaises interprétations, pas parce qu'il est particulièrement intéressé par la climatologie.» ... «Je suis inquiet d'un inévitable retour de flamme contre la science et les scientifiques, quand le public prendra connaissance des informations correctes au sujet du changement climatique. »

    Voilà on a alarmé les gens sans leur indiquer des solutions précises et mesurer les effets des solutions proposées. C'est ce qui est arrivé avec les sacs en plastique dans les magasins. Ils étaient pourtant la solution pour sauver nos forêts. On disait : Sauvons un arbre... On a empiré les choses tout siplement car les sacs de plastiques à base de pétrole ne sont sont pas biodégradables. Erreur de parcours d'écolos ameutés qui sont trop pressés. Il en est de même des ampoules fluocompactes et maintenant l'Éthanol qui est en train de nous appauvrir tous. Le bagel se vendra 40% plus cher ici. En achèterez-vous à l'avenir??? Merci à nos écolos alarmistes et à nos médias en mal de sensationalisme. On a mis la charette avant les boeufs...

    Quant à Monsieur Bousquet il fait de la politique partisane sans plus. Voter bloc c'est voter pour être gérant d'estrade rétribué à gros salaire fédéral et non décideur responsable, membre d'un gouvernement. Deux seuls partis peuvent accéder à diriger le pays, il les écarte tous les deux. Mais lui, il a décidé que le Canada ca ne marchera pas, c'est son droit de se sentir emprisonné dans le Cadenas comme ces gens se plaisent à appeler leur pays...





    Entretemps nos athlètes sont obligés de porter des masques aux jeux de Pékin tellement l'air est irrespirable. Voyons nous ca au Canada ? NON...

    La Chine outre d'émnerger damns le comemrce en nous inondant de ses produits «made in China» est t'il dvenu le paus le plus pollué au monde devabntr les États-Unis? Est-cxe que la Chine et les autres pauys émergents font des efforts pour diminuer la pollution ? NON

    Il faut arrêter de focuser sur des problèmes insolubres et tenter de convaincre ces pays à emboiter le pas sinon, nos efforts sont vains...

    On a tellement perdu le sens des valeurs qu'on n'hésite pas à blâmer les gouvernements de leur inaction alors que les gouvernements ne sont que le reflet de nous-mêmes. Ce n'est pas moi qui ai publié les images de Montréal creoupissant sous les détritus du déménagement, ca existe le manque de conscience des gens... Des protocoles c'est bien beau mais c'est de la parlotte et des sous gaspillés. Si cahcun se responsabilise et nettoie son perron, la terre s'en portera mieux et le spoliticiens pourront s'occuper de la famine dans le monde artificiellement créée par la poursuite de mythes écologiques et de tentatives hâtives de remplacer nos énergies conventionnelles. L'Éthanol n'est pas aussi écologique que l'on veut le croire et en plus il affame une aprtie du monde en faisant grimper les prix. Les gbagels viennentd'augmenter de 40%. allez-vous en acheter plus ??? Vous copuperez quoi dans votre budget pour vous en procurer ??? Voilà le défi que les utopistes écolos nous ont conduit: la décroissance économique et démographique.
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