Série d'explosions en Géorgie - Les événements font monter la tension avec Moscou
Tbilissi — Cinq explosions se sont produites hier en Géorgie, à la lisière de la région sécessionniste de l'Abkhazie, source de tensions croissantes entre Tbilissi et Moscou.
Une série d'attentats, de tirs de mortiers et de fusillades a donné lieu la semaine dernière à de vifs échanges entre les autorités géorgiennes et russes, qui s'accusent mutuellement de souffler sur les braises mal éteintes des conflits séparatistes.
Les provinces géorgiennes de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, qui ont fait sécession dans les années 1990, restent d'importants motifs de tensions entre Tbilissi et Moscou, qui y a déployé des troupes chargées du maintien de la paix et qui soutient financièrement les gouvernements locaux.
«Quatre mines ont explosé ce matin près du village de Rukhi, dans la région géorgienne de Zoubdidi», a déclaré un représentant du ministère géorgien de l'Intérieur. La quatrième, déposée sous une voiture de police, a été mise à feu pendant que des agents enquêtaient sur les premières explosions. Aucun blessé n'est toutefois à déplorer. La cinquième bombe, qui n'a pas non plus fait de victime, a explosé dans un autre village limitrophe.
Le président russe, Dmitri Medvedev, avait invité la veille son homologue géorgien, Mikhaïl Saakachvili, à ne pas alimenter les tensions dans les provinces séparatistes.
Les deux hommes ont assisté, au Kazakhstan, aux célébrations organisées par le président Noursoultan Nazarbaïev pour marquer le 10e anniversaire de la plus jeune capitale mondiale, Astana.
«Le président a attiré l'attention de Saakachvili sur la nécessité de s'abstenir d'alimenter les tensions dans la région et il a également insisté sur la nécessité de poursuivre le dialogue avec toutes les parties concernées», a déclaré à la presse un porte-parole du Kremlin.
Le ministère russe de la Défense a en outre évoqué le risque d'une nouvelle guerre si Tbilissi recourait à la force pour rétablir son autorité en Abkhazie.
Quelques heures plus tôt, un dirigeant séparatiste abkhaze, Sergueï Bagapch, a affirmé que les autorités géorgiennes avaient eu l'intention de lancer une telle opération, qui n'a finalement pu être mise en oeuvre.
«De tels projets de la part de Tbilissi ne peuvent qu'être considérés comme une étape supplémentaire dans l'aggravation des tensions régionales, qui vont faire dégénérer le conflit en une nouvelle guerre», déclare le ministère russe de la Défense.
La Géorgie, candidate à l'intégration européenne et à l'OTAN, accuse Moscou de chercher à annexer les deux régions, dont les habitants détiennent pour la plupart des passeports russes, et réclame le remplacement des troupes russes chargées du maintien de la paix par un contingent international.
Une série d'attentats, de tirs de mortiers et de fusillades a donné lieu la semaine dernière à de vifs échanges entre les autorités géorgiennes et russes, qui s'accusent mutuellement de souffler sur les braises mal éteintes des conflits séparatistes.
Les provinces géorgiennes de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, qui ont fait sécession dans les années 1990, restent d'importants motifs de tensions entre Tbilissi et Moscou, qui y a déployé des troupes chargées du maintien de la paix et qui soutient financièrement les gouvernements locaux.
«Quatre mines ont explosé ce matin près du village de Rukhi, dans la région géorgienne de Zoubdidi», a déclaré un représentant du ministère géorgien de l'Intérieur. La quatrième, déposée sous une voiture de police, a été mise à feu pendant que des agents enquêtaient sur les premières explosions. Aucun blessé n'est toutefois à déplorer. La cinquième bombe, qui n'a pas non plus fait de victime, a explosé dans un autre village limitrophe.
Le président russe, Dmitri Medvedev, avait invité la veille son homologue géorgien, Mikhaïl Saakachvili, à ne pas alimenter les tensions dans les provinces séparatistes.
Les deux hommes ont assisté, au Kazakhstan, aux célébrations organisées par le président Noursoultan Nazarbaïev pour marquer le 10e anniversaire de la plus jeune capitale mondiale, Astana.
«Le président a attiré l'attention de Saakachvili sur la nécessité de s'abstenir d'alimenter les tensions dans la région et il a également insisté sur la nécessité de poursuivre le dialogue avec toutes les parties concernées», a déclaré à la presse un porte-parole du Kremlin.
Le ministère russe de la Défense a en outre évoqué le risque d'une nouvelle guerre si Tbilissi recourait à la force pour rétablir son autorité en Abkhazie.
Quelques heures plus tôt, un dirigeant séparatiste abkhaze, Sergueï Bagapch, a affirmé que les autorités géorgiennes avaient eu l'intention de lancer une telle opération, qui n'a finalement pu être mise en oeuvre.
«De tels projets de la part de Tbilissi ne peuvent qu'être considérés comme une étape supplémentaire dans l'aggravation des tensions régionales, qui vont faire dégénérer le conflit en une nouvelle guerre», déclare le ministère russe de la Défense.
La Géorgie, candidate à l'intégration européenne et à l'OTAN, accuse Moscou de chercher à annexer les deux régions, dont les habitants détiennent pour la plupart des passeports russes, et réclame le remplacement des troupes russes chargées du maintien de la paix par un contingent international.
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