Venezuela: l'opposition passe de la grève à la pétition
Le président Hugo Chavez crie victoire
3 février 2003
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Journée de signatures pour les anti-Chavez hier au Venezuela: il en faut 2,2 millions.
Caracas — L'opposition à Hugo Chavez a changé son fusil d'épaule hier, abandonnant son mouvement de grève déclenché il y a deux mois pour se lancer dans une campagne de signatures en faveur d'une consultation électorale garantie par la communauté internationale.
Des bureaux électoraux ont commencé à fonctionner hier à 6h pour accueillir 11 millions de Vénézuéliens appelés par l'opposition à signer dix pétitions différentes visant au départ du président vénézuélien.
Quelque 3400 bureaux de vote ont été installés dans le pays, sous protection des polices municipales et régionales, et avec l'aide de 30 000 volontaires.
À Caracas, des milliers d'habitants, carte d'identité en main, ont signé notamment en faveur de la démission d'Hugo Chavez, d'une réforme constitutionnelle réduisant son mandat électoral, de la démission de l'Assemblée nationale, et d'un référendum «révocatoire» pour le 19 août prochain.
Selon la loi, il faut réunir les signatures de 20 % du corps électoral, soit 2,2 millions d'électeurs, pour que soit organisé un référendum révocatoire.
«Nous sommes dans une nouvelle étape», ont expliqué les leaders de l'opposition, la Coordination démocratique qui regroupe les partis anti-Chavez, le principal syndicat vénézuélien et le patronat, qui allaient lever leur grève lancée le 2 décembre dernier, sauf dans le secteur pétrolier, vital pour le pays.
Hugo Chavez a réagi en chantant victoire. «Nous avons vaincu définitivement cette nouvelle tentative de déstabilisation», a-t-il dit lors de son programme télévisé dominical Allo président.
Il a également annoncé que la production pétrolière vénézuélienne a atteint quasiment 1,8 million de barils/jour, plus de la moitié de sa production normale, et que le pays exporte désormais 800 000 barils/jour.
En temps normal, le Venezuela, 5e exportateur et 8e producteur mondial, produit un peu plus de trois millions de barils/jour, dont 2,8 sont exportés.
Il a également annoncé la reprise des opérations dans la plus grande raffinerie du monde, à Amuey, dans la péninsule de Paraguana (300 km à l'ouest de Caracas), qui étaient paralysées depuis le lancement de la grève.
L'entrée de la communauté internationale, représentée par «un groupe de pays amis» (Brésil, États-Unis, Mexique, Chili, Espagne et Portugal), dans la recherche d'une solution au Venezuela a changé les données de la crise.
Depuis la réunion du groupe à Washington, il y a une semaine, la tension a baissé de plusieurs crans, avec des manifestations de masse ces derniers jours, qui se sont déroulées sans affrontements.
Toutefois des incidents ont fait hier trois blessés légers à Caracas où des partisans du président vénézuélien ont jeté des pierres sur une file d'attente devant un bureau de vote.
L'opposition, dans les négociations sous la médiation du secrétaire général de l'Organisation des États Américains (OEA) César Gaviria, estime que l'engagement du gouvernement sur un éventuel accord contresigné par le «groupe d'amis» sera garanti, a souligné samedi soir à des journalistes Americo Martin, l'un des négociateurs de l'opposition.
Des bureaux électoraux ont commencé à fonctionner hier à 6h pour accueillir 11 millions de Vénézuéliens appelés par l'opposition à signer dix pétitions différentes visant au départ du président vénézuélien.
Quelque 3400 bureaux de vote ont été installés dans le pays, sous protection des polices municipales et régionales, et avec l'aide de 30 000 volontaires.
À Caracas, des milliers d'habitants, carte d'identité en main, ont signé notamment en faveur de la démission d'Hugo Chavez, d'une réforme constitutionnelle réduisant son mandat électoral, de la démission de l'Assemblée nationale, et d'un référendum «révocatoire» pour le 19 août prochain.
Selon la loi, il faut réunir les signatures de 20 % du corps électoral, soit 2,2 millions d'électeurs, pour que soit organisé un référendum révocatoire.
«Nous sommes dans une nouvelle étape», ont expliqué les leaders de l'opposition, la Coordination démocratique qui regroupe les partis anti-Chavez, le principal syndicat vénézuélien et le patronat, qui allaient lever leur grève lancée le 2 décembre dernier, sauf dans le secteur pétrolier, vital pour le pays.
Hugo Chavez a réagi en chantant victoire. «Nous avons vaincu définitivement cette nouvelle tentative de déstabilisation», a-t-il dit lors de son programme télévisé dominical Allo président.
Il a également annoncé que la production pétrolière vénézuélienne a atteint quasiment 1,8 million de barils/jour, plus de la moitié de sa production normale, et que le pays exporte désormais 800 000 barils/jour.
En temps normal, le Venezuela, 5e exportateur et 8e producteur mondial, produit un peu plus de trois millions de barils/jour, dont 2,8 sont exportés.
Il a également annoncé la reprise des opérations dans la plus grande raffinerie du monde, à Amuey, dans la péninsule de Paraguana (300 km à l'ouest de Caracas), qui étaient paralysées depuis le lancement de la grève.
L'entrée de la communauté internationale, représentée par «un groupe de pays amis» (Brésil, États-Unis, Mexique, Chili, Espagne et Portugal), dans la recherche d'une solution au Venezuela a changé les données de la crise.
Depuis la réunion du groupe à Washington, il y a une semaine, la tension a baissé de plusieurs crans, avec des manifestations de masse ces derniers jours, qui se sont déroulées sans affrontements.
Toutefois des incidents ont fait hier trois blessés légers à Caracas où des partisans du président vénézuélien ont jeté des pierres sur une file d'attente devant un bureau de vote.
L'opposition, dans les négociations sous la médiation du secrétaire général de l'Organisation des États Américains (OEA) César Gaviria, estime que l'engagement du gouvernement sur un éventuel accord contresigné par le «groupe d'amis» sera garanti, a souligné samedi soir à des journalistes Americo Martin, l'un des négociateurs de l'opposition.
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