Programmes nucléaires - La Corée du Nord a remis la déclaration exigée
27 juin 2008
Actualités internationales
Pékin — La Corée du Nord a remis hier à la Chine une déclaration détaillant ses programmes nucléaires, un premier pas vers l'abandon de ses ambitions atomiques qu'a salué la communauté internationale, même si les États-Unis ont affiché leur méfiance.
La Chine, hôtesse des pourparlers à six (États-Unis, Chine, Corée du Nord, Corée du Sud, Russie et Japon), a confirmé dans la journée avoir reçu le document, dont le contenu n'a pas été dévoilé pour le moment, mais qui ne contient pas d'informations sur
l'armement.
La Corée du Nord a fourni à Pékin une série de déclarations qui évoquent sa production de plutonium et ses activités d'enrichissement de l'uranium et de prolifération, a toutefois annoncé le département d'État américain.
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a qualifié d'événement «très encourageant» le geste de la Corée du Nord.
En réponse, le président George W. Bush a ordonné sans attendre la levée de sanctions imposées à ce pays, qu'il a placé dans «l'axe du mal», et a notifié au Congrès américain son intention de retirer dans 45 jours la Corée du Nord de la liste des États soutenant le terrorisme.
Sa présence sur cette liste l'empêche de bénéficier d'aides américaines et bloque les prêts d'organisations internationales.
M. Bush a néanmoins vigoureusement mis en garde la Corée du Nord, qui a pour la première fois procédé à un essai nucléaire en octobre 2006, contre les «mauvais choix» qu'elle pourrait faire après la remise de ce document capital: elle doit remplir les autres obligations prises en vue de sa dénucléarisation ou elle subira d'«autres conséquences».
En outre, les États-Unis vont instaurer pendant les 45 jours, avec leurs partenaires, un processus de vérification «rigoureuse» de la déclaration.
«Pour mettre fin à son isolement, la Corée du Nord doit démanteler toutes ses installations nucléaires, remettre son plutonium et à la fois faire toute la lumière sur ses activités d'enrichissement d'uranium et de prolifération et mettre fin de manière vérifiable à ces activités», a souligné le président américain.
«Les parties sont d'accord sur le fait que la déclaration sera soumise à vérification et aussi sur une série de principes» concernant cette vérification, a commenté, pour sa part, Wu Dawei, le négociateur chinois dans le dossier nucléaire nord-coréen.
Quant au ministre japonais des Affaires étrangères, Mashiko Komura, il a demandé aux États-Unis d'avoir le «courage» de reconsidérer leur politique à l'égard de la Corée du Nord si la déclaration de Pyongyang sur ses programmes nucléaires n'était pas satisfaisante.
Le président Bush a assuré que les États-Unis n'oublieraient jamais les ressortissants japonais enlevés par la Corée du Nord, devant les inquiétudes de Tokyo que cette question ne soit sacrifiée à la dénucléarisation de la Corée du Nord.
De son côté, la Corée du Sud a qualifié le geste de ses voisins du nord de «point de départ crucial» en vue d'un désarmement complet.
«L'idée d'organiser la réunion [sur le désarmement nucléaire de la Corée du Nord] la semaine prochaine est l'objet de discussions», a indiqué Alexeï Borodavkine, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, tandis qu'un de ses collègues a qualifié le geste nord-coréen de «mesure positive».
La déclaration, déjà promise fin 2007, parachève un premier cycle de laborieuses tractations internationales entamées en 2003. Le texte est, avec le démantèlement des installations nucléaires nord-coréennes, un élément clé d'un accord conclu en février 2007 par les six pays.
«L'armement devra être détaillé dans une phase ultérieure. L'objectif actuel de la déclaration est de répertorier tous les matériaux, installations et programmes nucléaires» de la Corée du Nord, a souligné mardi dernier Christopher Hill, le principal négociateur américain.
Selon l'Institut pour les sciences et la sécurité internationale, dont le siège est à Washington, la Corée du Nord dispose de 46 à 64 kg de plutonium, dont 28 à 50 kg ont été séparés, soit suffisamment pour fabriquer de cinq à douze bombes.
La remise de la déclaration constitue le premier signe tangible de progrès depuis que la Corée du Nord a arrêté, à la mi-juillet 2007, son principal réacteur sur son site nucléaire de Yongbyon.
Les négociations étaient dans l'impasse depuis six mois, Pyongyang ayant laissé passer la date-butoir du 31 décembre 2007 qui lui avait été fixée pour fournir la liste de ses programmes et désactiver complètement le complexe de Yongbyon.
La Chine, hôtesse des pourparlers à six (États-Unis, Chine, Corée du Nord, Corée du Sud, Russie et Japon), a confirmé dans la journée avoir reçu le document, dont le contenu n'a pas été dévoilé pour le moment, mais qui ne contient pas d'informations sur
l'armement.
La Corée du Nord a fourni à Pékin une série de déclarations qui évoquent sa production de plutonium et ses activités d'enrichissement de l'uranium et de prolifération, a toutefois annoncé le département d'État américain.
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a qualifié d'événement «très encourageant» le geste de la Corée du Nord.
En réponse, le président George W. Bush a ordonné sans attendre la levée de sanctions imposées à ce pays, qu'il a placé dans «l'axe du mal», et a notifié au Congrès américain son intention de retirer dans 45 jours la Corée du Nord de la liste des États soutenant le terrorisme.
Sa présence sur cette liste l'empêche de bénéficier d'aides américaines et bloque les prêts d'organisations internationales.
M. Bush a néanmoins vigoureusement mis en garde la Corée du Nord, qui a pour la première fois procédé à un essai nucléaire en octobre 2006, contre les «mauvais choix» qu'elle pourrait faire après la remise de ce document capital: elle doit remplir les autres obligations prises en vue de sa dénucléarisation ou elle subira d'«autres conséquences».
En outre, les États-Unis vont instaurer pendant les 45 jours, avec leurs partenaires, un processus de vérification «rigoureuse» de la déclaration.
«Pour mettre fin à son isolement, la Corée du Nord doit démanteler toutes ses installations nucléaires, remettre son plutonium et à la fois faire toute la lumière sur ses activités d'enrichissement d'uranium et de prolifération et mettre fin de manière vérifiable à ces activités», a souligné le président américain.
«Les parties sont d'accord sur le fait que la déclaration sera soumise à vérification et aussi sur une série de principes» concernant cette vérification, a commenté, pour sa part, Wu Dawei, le négociateur chinois dans le dossier nucléaire nord-coréen.
Quant au ministre japonais des Affaires étrangères, Mashiko Komura, il a demandé aux États-Unis d'avoir le «courage» de reconsidérer leur politique à l'égard de la Corée du Nord si la déclaration de Pyongyang sur ses programmes nucléaires n'était pas satisfaisante.
Le président Bush a assuré que les États-Unis n'oublieraient jamais les ressortissants japonais enlevés par la Corée du Nord, devant les inquiétudes de Tokyo que cette question ne soit sacrifiée à la dénucléarisation de la Corée du Nord.
De son côté, la Corée du Sud a qualifié le geste de ses voisins du nord de «point de départ crucial» en vue d'un désarmement complet.
«L'idée d'organiser la réunion [sur le désarmement nucléaire de la Corée du Nord] la semaine prochaine est l'objet de discussions», a indiqué Alexeï Borodavkine, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, tandis qu'un de ses collègues a qualifié le geste nord-coréen de «mesure positive».
La déclaration, déjà promise fin 2007, parachève un premier cycle de laborieuses tractations internationales entamées en 2003. Le texte est, avec le démantèlement des installations nucléaires nord-coréennes, un élément clé d'un accord conclu en février 2007 par les six pays.
«L'armement devra être détaillé dans une phase ultérieure. L'objectif actuel de la déclaration est de répertorier tous les matériaux, installations et programmes nucléaires» de la Corée du Nord, a souligné mardi dernier Christopher Hill, le principal négociateur américain.
Selon l'Institut pour les sciences et la sécurité internationale, dont le siège est à Washington, la Corée du Nord dispose de 46 à 64 kg de plutonium, dont 28 à 50 kg ont été séparés, soit suffisamment pour fabriquer de cinq à douze bombes.
La remise de la déclaration constitue le premier signe tangible de progrès depuis que la Corée du Nord a arrêté, à la mi-juillet 2007, son principal réacteur sur son site nucléaire de Yongbyon.
Les négociations étaient dans l'impasse depuis six mois, Pyongyang ayant laissé passer la date-butoir du 31 décembre 2007 qui lui avait été fixée pour fournir la liste de ses programmes et désactiver complètement le complexe de Yongbyon.
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