Le chef de l'opposition au Zimbabwe implore les Africains d'intervenir
Morgan Tsvangirai souhaite l'envoi d'une force de maintien de la paix
26 juin 2008
Actualités internationales
Harare — Le chef de l'opposition au Zimbabwe, Morgan Tsvangirai, a imploré hier le continent africain d'agir «maintenant» pour favoriser une solution négociée dans son pays, et des dirigeants d'Afrique australe ont appelé au report du second tour de la présidentielle.
Morgan Tsvangirai, réfugié depuis dimanche à l'ambassade des Pays-Bas, a fait une brève apparition dans sa demeure d'Harare, le temps d'une conférence de presse de deux heures, avant de retourner dans la chancellerie occidentale.
Le leader de l'opposition, arrivé en tête devant le président Robert Mugabe au premier tour mais qui a renoncé à participer au second prévu le 27 juin en raison de l'«orgie de violences» qui a suivi, a poussé un véritable cri à destination de l'Afrique au cours de cette sortie aux accents dramatiques.
«Le temps est venu de l'action maintenant» pour une sortie de crise au Zimbabwe, secoué par les violences depuis la défaite du régime aux élections présidentielle et législatives du 29 mars, a-t-il lancé aux chefs d'État africains dont une réponse concertée se fait attendre.
M. Tsvangirai, 56 ans, a demandé à l'Union africaine (UA) et à la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) d'aider à mettre en place un «mécanisme de transition» qui permettrait au pays de «guérir» et appelé au déploiement de troupes armées de maintien de la paix.
Il a prôné un «règlement politique négocié» mais a exclu toute discussion avec un gouvernement formé après le second tour, suggérée par le président Mugabe, au pouvoir depuis l'indépendance en 1980.
La crise zimbabwéenne devrait être au coeur des préoccupations des 53 chefs d'État et de gouvernement des pays membres de l'UA qui se réunissent les 30 juin et 1er juillet en Égypte.
À un niveau régional, le Zimbabwe était déjà hier au centre d'une réunion extraordinaire de la commission de sécurité de la SADC (Swaziland, Angola et Tanzanie), près de la capitale swazie, Mbabane.
À l'issue de leurs discussions, le roi du Swaziland, Mswati III, le chef de l'État tanzanien, Jakaya Kikwete, qui préside l'UA, et le ministre angolais des Affaires étrangères, Joao Miranda, ont appelé à «reporter le vote à un autre jour».
Le secrétaire général du bloc régional, Tomaz Augusto Salomao, a estimé que la situation ne semblait pas permettre la tenue d'un scrutin «libre et équitable».
La commission de sécurité est l'organe décisif dans l'éventualité d'une intervention militaire de la SADC, qui peut décider de l'envoi de troupes de maintien de la paix.
Mais cette option a d'ores et déjà été rejetée par Pretoria. «Nous ne pensons pas qu'une intervention militaire soit nécessaire au Zimbabwe», a déclaré le vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères, Aziz Pahad.
Robert Mugabe, qui est à 84 ans le plus vieux des chefs d'État du continent, compte toujours des alliés au sein de l'Afrique australe, grâce à des solidarités restées fortes au nom de la lutte pour l'indépendance.
Mépris de la part de Mugabe
Mardi, il s'était pour la première fois dit prêt à la discussion avec l'opposition, mais seulement après le second tour. Mais il a une nouvelle fois signifié son mépris face aux appels des capitales occidentales, qui jugent impossible un scrutin libre dans les conditions actuelles. «Ils peuvent vociférer tant qu'ils veulent depuis Washington et Londres, c'est notre peuple qui prononcera le verdict final», a dit le président.
À Washington, le président George W. Bush a qualifié hier d'«imposture» ce second tour et appelé l'Union africaine à augmenter la pression sur le régime.
Les États-Unis comptent d'autre part sur des divisions au sein du parti de Robert Mugabe pour parvenir à un règlement négocié avec l'opposition, a indiqué un porte-parole du département d'État, Tom Casey.
Morgan Tsvangirai, réfugié depuis dimanche à l'ambassade des Pays-Bas, a fait une brève apparition dans sa demeure d'Harare, le temps d'une conférence de presse de deux heures, avant de retourner dans la chancellerie occidentale.
Le leader de l'opposition, arrivé en tête devant le président Robert Mugabe au premier tour mais qui a renoncé à participer au second prévu le 27 juin en raison de l'«orgie de violences» qui a suivi, a poussé un véritable cri à destination de l'Afrique au cours de cette sortie aux accents dramatiques.
«Le temps est venu de l'action maintenant» pour une sortie de crise au Zimbabwe, secoué par les violences depuis la défaite du régime aux élections présidentielle et législatives du 29 mars, a-t-il lancé aux chefs d'État africains dont une réponse concertée se fait attendre.
M. Tsvangirai, 56 ans, a demandé à l'Union africaine (UA) et à la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) d'aider à mettre en place un «mécanisme de transition» qui permettrait au pays de «guérir» et appelé au déploiement de troupes armées de maintien de la paix.
Il a prôné un «règlement politique négocié» mais a exclu toute discussion avec un gouvernement formé après le second tour, suggérée par le président Mugabe, au pouvoir depuis l'indépendance en 1980.
La crise zimbabwéenne devrait être au coeur des préoccupations des 53 chefs d'État et de gouvernement des pays membres de l'UA qui se réunissent les 30 juin et 1er juillet en Égypte.
À un niveau régional, le Zimbabwe était déjà hier au centre d'une réunion extraordinaire de la commission de sécurité de la SADC (Swaziland, Angola et Tanzanie), près de la capitale swazie, Mbabane.
À l'issue de leurs discussions, le roi du Swaziland, Mswati III, le chef de l'État tanzanien, Jakaya Kikwete, qui préside l'UA, et le ministre angolais des Affaires étrangères, Joao Miranda, ont appelé à «reporter le vote à un autre jour».
Le secrétaire général du bloc régional, Tomaz Augusto Salomao, a estimé que la situation ne semblait pas permettre la tenue d'un scrutin «libre et équitable».
La commission de sécurité est l'organe décisif dans l'éventualité d'une intervention militaire de la SADC, qui peut décider de l'envoi de troupes de maintien de la paix.
Mais cette option a d'ores et déjà été rejetée par Pretoria. «Nous ne pensons pas qu'une intervention militaire soit nécessaire au Zimbabwe», a déclaré le vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères, Aziz Pahad.
Robert Mugabe, qui est à 84 ans le plus vieux des chefs d'État du continent, compte toujours des alliés au sein de l'Afrique australe, grâce à des solidarités restées fortes au nom de la lutte pour l'indépendance.
Mépris de la part de Mugabe
Mardi, il s'était pour la première fois dit prêt à la discussion avec l'opposition, mais seulement après le second tour. Mais il a une nouvelle fois signifié son mépris face aux appels des capitales occidentales, qui jugent impossible un scrutin libre dans les conditions actuelles. «Ils peuvent vociférer tant qu'ils veulent depuis Washington et Londres, c'est notre peuple qui prononcera le verdict final», a dit le président.
À Washington, le président George W. Bush a qualifié hier d'«imposture» ce second tour et appelé l'Union africaine à augmenter la pression sur le régime.
Les États-Unis comptent d'autre part sur des divisions au sein du parti de Robert Mugabe pour parvenir à un règlement négocié avec l'opposition, a indiqué un porte-parole du département d'État, Tom Casey.
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