Bataille en vue près de Kandahar
Les avis sur l'importance de la présence des talibans divergent
Kandahar — Des centaines de familles ont abandonné leurs villages hier dans le sud de l'Afghanistan, où sont retranchés quelque 400 talibans se préparant à faire face à un assaut de soldats afghans soutenus par l'OTAN, quatre jours après une évasion massive de la prison de Kandahar, selon des responsables afghans et des témoins.
«Nous sommes en train de déployer de nouvelles troupes dans la région pour la nettoyer des insurgés. Quand nos effectifs seront au complet, des milliers de soldats prendront part à l'opération», a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense, le général Mohammad Zahir Azimi.
«Il y a environ 400 talibans dans le district [d'Arghandab, à une vingtaine de kilomètres au nord de Kandahar], mais ils se déplacent en permanence. Des centaines de familles ont déjà quitté les lieux. Nous leur avons demandé de s'éloigner», a ajouté ce militaire.
Les autorités afghanes n'étaient pas en mesure de préciser si des évadés de la prison de Kandahar, libérés vendredi soir au cours d'une opération commando des talibans, faisaient partie du groupe repéré dans le district connu pour ses vergers de pommes-grenades.
«Nous ne disposons d'aucune preuve de concentration de combattants dans le district d'Arghandab», a en revanche nuancé le général Carlos Branco, porte-parole de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN.
«La police afghane et les forces de la coalition ont patrouillé aujourd'hui librement dans Arghandab sans rencontrer de résistance ni trouver de preuve de prise de contrôle du district par les insurgés», a même renchéri la coalition internationale sous commandement américain dans un communiqué.
De leur côté, des militaires canadiens ont dit que les informations concernant la présence de talibans dans les villages d'Arghandab sont grandement exagérées.
Les talibans contestent cette description de la situation: «À l'exception du centre, l'ensemble du district est tombé entre nos mains. Nous bénéficions du soutien de la population», a assuré au téléphone un de leurs porte-parole, Yousuf Ahmadi.
Ahmad Wali Karzaï, frère du président Hamid Karzaï et chef du conseil provincial de Kandahar, a, lui, parlé de la présence de quelque 600 talibans dans le district. Il n'a pu dire si les 400 activistes libérés de prison figuraient parmi eux.
«Nous disposons de 400 à 500 hommes à Arghandab. Il y a parmi nous des prisonniers évadés. Nous attendons les forces afghanes et de l'OTAN, nous sommes prêts à les accueillir: nous avons posé des mines le long des routes et détruit les ponts qu'ils doivent emprunter», a affirmé le mollah Aminullah, un commandant des talibans.
L'OTAN a largué par hélicoptère des tracts et lancé des appels à la radio pour demander aux habitants de se barricader chez eux. Les tracts engageaient les civils à s'en aller pour ne pas être pris dans les combats, ont rapporté des villageois en fuite. Les forces de sécurité afghanes et les soldats de l'OTAN ont installé de nombreux postes de contrôle, a constaté un correspondant de l'AFP. «Nous avons peur des bombardements. Les talibans se cachent dans les vergers et les jardins. Toutes les familles quittent le village avec leurs troupeaux», a expliqué un habitant, Wali Ahmad. Aucun combat n'était signalé en fin d'après-midi.
«Nous avons encerclé les rebelles qui sont terrés dans deux ou trois villages dont ils ne peuvent sortir. Ils n'ont pas la capacité de nous affronter. Ils sont dispersés en petits groupes, ils posent des bombes au bord des routes», a déclaré sur place le général Aminullah Payali, de l'armée afghane.
Les combattants fondamentalistes repérés sont en majorité de nationalité étrangère, a affirmé le ministère de la Défense dans un communiqué. L'OTAN et l'armée afghane avaient annoncé lundi avoir envoyé des renforts à Kandahar, pour «faire face à toute menace potentielle» après l'évasion.
Vendredi dernier, à la faveur de la nuit, des talibans avaient attaqué la prison de Sarposa à Kandahar. Entre 900 et 1100 prisonniers s'étaient alors évadés, parmi lesquels 400 talibans présumés, selon les autorités afghanes et l'OTAN.
«Nous sommes en train de déployer de nouvelles troupes dans la région pour la nettoyer des insurgés. Quand nos effectifs seront au complet, des milliers de soldats prendront part à l'opération», a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense, le général Mohammad Zahir Azimi.
«Il y a environ 400 talibans dans le district [d'Arghandab, à une vingtaine de kilomètres au nord de Kandahar], mais ils se déplacent en permanence. Des centaines de familles ont déjà quitté les lieux. Nous leur avons demandé de s'éloigner», a ajouté ce militaire.
Les autorités afghanes n'étaient pas en mesure de préciser si des évadés de la prison de Kandahar, libérés vendredi soir au cours d'une opération commando des talibans, faisaient partie du groupe repéré dans le district connu pour ses vergers de pommes-grenades.
«Nous ne disposons d'aucune preuve de concentration de combattants dans le district d'Arghandab», a en revanche nuancé le général Carlos Branco, porte-parole de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN.
«La police afghane et les forces de la coalition ont patrouillé aujourd'hui librement dans Arghandab sans rencontrer de résistance ni trouver de preuve de prise de contrôle du district par les insurgés», a même renchéri la coalition internationale sous commandement américain dans un communiqué.
De leur côté, des militaires canadiens ont dit que les informations concernant la présence de talibans dans les villages d'Arghandab sont grandement exagérées.
Les talibans contestent cette description de la situation: «À l'exception du centre, l'ensemble du district est tombé entre nos mains. Nous bénéficions du soutien de la population», a assuré au téléphone un de leurs porte-parole, Yousuf Ahmadi.
Ahmad Wali Karzaï, frère du président Hamid Karzaï et chef du conseil provincial de Kandahar, a, lui, parlé de la présence de quelque 600 talibans dans le district. Il n'a pu dire si les 400 activistes libérés de prison figuraient parmi eux.
«Nous disposons de 400 à 500 hommes à Arghandab. Il y a parmi nous des prisonniers évadés. Nous attendons les forces afghanes et de l'OTAN, nous sommes prêts à les accueillir: nous avons posé des mines le long des routes et détruit les ponts qu'ils doivent emprunter», a affirmé le mollah Aminullah, un commandant des talibans.
L'OTAN a largué par hélicoptère des tracts et lancé des appels à la radio pour demander aux habitants de se barricader chez eux. Les tracts engageaient les civils à s'en aller pour ne pas être pris dans les combats, ont rapporté des villageois en fuite. Les forces de sécurité afghanes et les soldats de l'OTAN ont installé de nombreux postes de contrôle, a constaté un correspondant de l'AFP. «Nous avons peur des bombardements. Les talibans se cachent dans les vergers et les jardins. Toutes les familles quittent le village avec leurs troupeaux», a expliqué un habitant, Wali Ahmad. Aucun combat n'était signalé en fin d'après-midi.
«Nous avons encerclé les rebelles qui sont terrés dans deux ou trois villages dont ils ne peuvent sortir. Ils n'ont pas la capacité de nous affronter. Ils sont dispersés en petits groupes, ils posent des bombes au bord des routes», a déclaré sur place le général Aminullah Payali, de l'armée afghane.
Les combattants fondamentalistes repérés sont en majorité de nationalité étrangère, a affirmé le ministère de la Défense dans un communiqué. L'OTAN et l'armée afghane avaient annoncé lundi avoir envoyé des renforts à Kandahar, pour «faire face à toute menace potentielle» après l'évasion.
Vendredi dernier, à la faveur de la nuit, des talibans avaient attaqué la prison de Sarposa à Kandahar. Entre 900 et 1100 prisonniers s'étaient alors évadés, parmi lesquels 400 talibans présumés, selon les autorités afghanes et l'OTAN.
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