Le Soudan est sommé de coopérer avec la CPI
17 juin 2008
Actualités internationales
Nations Unies — Le Conseil de sécurité a mis hier le Soudan en demeure de coopérer avec la Cour pénale internationale (CPI) en lui livrant deux de ses ressortissants accusés de crimes de guerre au Darfour, à quelques semaines du lancement de nouveaux mandats d'arrêt par la Cour.
Dans une déclaration unanime de ses quinze membres, le Conseil a exhorté le gouvernement du Soudan et toutes les autres parties au conflit à «coopérer pleinement avec la Cour [...] afin de mettre fin à l'impunité pour les crimes commis au Darfour».
La déclaration, lue par l'ambassadeur des États-Unis Zalmay Khalilzad, président du Conseil en juin, ne désigne pas nommément les deux fugitifs, Ahmad Harun et Ali Kushayb, mais mentionne les mandats d'arrêt lancés contre eux en juin 2007 par la CPI.
Bien qu'édulcorée par rapport à sa version initiale, cette déclaration rédigée par le Costa Rica a été aussitôt saluée par Human Rights Watch (HRW) comme manifestant «l'impatience internationale face à l'impunité dont jouissent les suspects de crimes de guerre au Darfour».
«C'est la première fois que le Conseil réagit formellement au fait que le Soudan n'a rien fait pour se conformer aux mandats d'arrêt lancés contre deux suspects soudanais», a déclaré HRW dans un communiqué.
Le texte initial de la déclaration mentionnait nommément les deux fugitifs et exprimait la préoccupation du Conseil devant «le manque de coopération» de Khartoum. Cette version s'est heurtée à l'opposition ferme de la Libye et le texte a subi des amendements pour pouvoir être adopté, selon les diplomates. Une telle déclaration n'a pas le caractère contraignant d'une résolution mais son adoption nécessite l'unanimité du Conseil.
Le texte avait été proposé le 5 juin à la suite d'une déposition devant le Conseil du procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo. Ce dernier avait demandé au Conseil d'envoyer «un message fort» au gouvernement soudanais en exigeant qu'il arrête et défère à la Cour Ahmad Harun et Ali Kushayb.
Accusant Khartoum de protéger les criminels plutôt que les victimes, M. Moreno-Ocampo avait déploré qu'un an après la délivrance de mandats d'arrêt par la CPI, ces deux hommes soient toujours libres et actifs.
Dans une déclaration unanime de ses quinze membres, le Conseil a exhorté le gouvernement du Soudan et toutes les autres parties au conflit à «coopérer pleinement avec la Cour [...] afin de mettre fin à l'impunité pour les crimes commis au Darfour».
La déclaration, lue par l'ambassadeur des États-Unis Zalmay Khalilzad, président du Conseil en juin, ne désigne pas nommément les deux fugitifs, Ahmad Harun et Ali Kushayb, mais mentionne les mandats d'arrêt lancés contre eux en juin 2007 par la CPI.
Bien qu'édulcorée par rapport à sa version initiale, cette déclaration rédigée par le Costa Rica a été aussitôt saluée par Human Rights Watch (HRW) comme manifestant «l'impatience internationale face à l'impunité dont jouissent les suspects de crimes de guerre au Darfour».
«C'est la première fois que le Conseil réagit formellement au fait que le Soudan n'a rien fait pour se conformer aux mandats d'arrêt lancés contre deux suspects soudanais», a déclaré HRW dans un communiqué.
Le texte initial de la déclaration mentionnait nommément les deux fugitifs et exprimait la préoccupation du Conseil devant «le manque de coopération» de Khartoum. Cette version s'est heurtée à l'opposition ferme de la Libye et le texte a subi des amendements pour pouvoir être adopté, selon les diplomates. Une telle déclaration n'a pas le caractère contraignant d'une résolution mais son adoption nécessite l'unanimité du Conseil.
Le texte avait été proposé le 5 juin à la suite d'une déposition devant le Conseil du procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo. Ce dernier avait demandé au Conseil d'envoyer «un message fort» au gouvernement soudanais en exigeant qu'il arrête et défère à la Cour Ahmad Harun et Ali Kushayb.
Accusant Khartoum de protéger les criminels plutôt que les victimes, M. Moreno-Ocampo avait déploré qu'un an après la délivrance de mandats d'arrêt par la CPI, ces deux hommes soient toujours libres et actifs.
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