Afghanistan - L'efficacité de l'aide internationale est contestée
Kaboul — Des milliards de dollars d'aide alloués à Kaboul n'ont pas été utilisés, a fait savoir hier l'organisation Integrity Watch Afghanistan (IWA), trois jours avant la conférence des donateurs de Paris, où les autorités afghanes solliciteront 50 milliards de dollars pour financer un plan de développement sur cinq ans.
Sur les 25 milliards de dollars d'aide collectés depuis 2001, seuls 15 ont effectivement été dépensés, selon les organisations non gouvernementales. Or, pour 100 dollars investis, seuls 30 sont effectivement perçus par des Afghans, précise l'IWA, organisme international dont le siège se trouve à Kaboul, dans un rapport publié lundi.
De 15 % à 30 % de l'aide sont, selon lui, affectés au financement de la sécurité des ONG. Par ailleurs, les produits et services que ces ONG consomment ou les ressources humaines qu'elles emploient sont à 85 % étrangers et ne génèrent donc que peu d'emplois locaux.
Qui plus est, un cinquième de l'aide internationale finance l'«assistance technique», terme qui désigne le personnel étranger déployé dans le cadre de la reconstruction. Selon le rapport de l'IWA, 1,6 milliard de dollars y ont été engloutis entre 2002 et 2006.
Les membres du personnel de l'USAID, l'agence américaine d'aide au développement, perçoivent ainsi jusqu'à 22 000 dollars par mois, soit 367 fois le salaire d'un enseignant afghan, observe l'organisation.
«L'aide ne se résume pas à l'assistance médicale ou à la construction d'écoles, elle doit également aider l'État à devenir autosuffisant. Ceci n'est pas suffisamment pris en compte par les donateurs», a ajouté Lorenzo Delesgues, coauteur du rapport, à l'attention des délégations attendues jeudi à Paris.
Sur les 25 milliards de dollars d'aide collectés depuis 2001, seuls 15 ont effectivement été dépensés, selon les organisations non gouvernementales. Or, pour 100 dollars investis, seuls 30 sont effectivement perçus par des Afghans, précise l'IWA, organisme international dont le siège se trouve à Kaboul, dans un rapport publié lundi.
De 15 % à 30 % de l'aide sont, selon lui, affectés au financement de la sécurité des ONG. Par ailleurs, les produits et services que ces ONG consomment ou les ressources humaines qu'elles emploient sont à 85 % étrangers et ne génèrent donc que peu d'emplois locaux.
Qui plus est, un cinquième de l'aide internationale finance l'«assistance technique», terme qui désigne le personnel étranger déployé dans le cadre de la reconstruction. Selon le rapport de l'IWA, 1,6 milliard de dollars y ont été engloutis entre 2002 et 2006.
Les membres du personnel de l'USAID, l'agence américaine d'aide au développement, perçoivent ainsi jusqu'à 22 000 dollars par mois, soit 367 fois le salaire d'un enseignant afghan, observe l'organisation.
«L'aide ne se résume pas à l'assistance médicale ou à la construction d'écoles, elle doit également aider l'État à devenir autosuffisant. Ceci n'est pas suffisamment pris en compte par les donateurs», a ajouté Lorenzo Delesgues, coauteur du rapport, à l'attention des délégations attendues jeudi à Paris.
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