Irak - Moscou se rapproche de Washington
La Turquie autorisera le passage de soldats américains en cas de guerre
29 janvier 2003
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Le président russe, Vladimir Poutine, a prononcé hier un discours qui va dans le sens de la position américaine.
Moscou — La Russie s'est rapprochée hier de Washington dans le dossier irakien, alors que Bagdad mettait au défi les Américains de prouver leurs accusations en matière de développement d'armes chimiques et biologiques et menaçait d'attaquer le Koweït en cas de guerre.
De son côté, la Turquie autorisera le passage sur son territoire de 20 000 soldats américains vers le nord de l'Irak, selon un projet d'accord entre Washington et Ankara, ont indiqué hier des responsables américains.
À Washington, un responsable a indiqué que l'administration américaine étudiait la possibilité de présenter prochainement au Conseil de sécurité des preuves de violations irakiennes, alors que de nombreuses voix, notamment en Europe et dans le monde arabo-musulman, s'élevaient pour demander que se prolonge en Irak la mission des inspecteurs du désarmement mandatés par l'ONU. Au lendemain du rapport — sévère pour Bagdad — des chefs de ces inspecteurs devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le président russe Vladimir Poutine a menacé de se rallier au sein du Conseil à une position plus dure, aux côtés des Américains, si l'Irak entravait le travail des inspecteurs.
«Si l'Irak commence à gêner le travail des inspecteurs, la Russie pourra modifier sa position et se mettre d'accord avec les États-Unis pour élaborer de nouvelles décisions, plus dures, au Conseil de sécurité», a déclaré M. Poutine devant des étudiants de l'université de Kiev, en soulignant que Moscou n'avait en général aucun intérêt à un affrontement avec Washington.
Les inspecteurs de l'ONU ont demandé à interroger en privé 16 responsables irakiens, mais aucun entretien privé n'a pu encore avoir lieu, a déclaré le porte-parole des Nations unies à Bagdad, Hiro Ueki.
Bagdad a accusé les chefs des inspecteurs de l'ONU, Hans Blix et Mohamed el-Baradei, d'avoir «amplifié» les points négatifs et minimisé les points positifs dans leur rapport de lundi, mais s'est néanmoins engagé à «continuer à coopérer activement» avec les inspecteurs, dans une lettre du chef de la diplomatie Naji Sabri au secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan.
Bagdad a par ailleurs menacé le Koweït d'une attaque en cas de guerre. «S'il y avait une attaque à partir du Koweït, je ne peux pas dire que nous ne riposterions pas», a déclaré le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz à la chaîne de télévision canadienne CBC. L'Irak «paiera cher» une nouvelle agression contre l'émirat, a riposté le Koweït.
L'Irak agit en «violation patente» de la résolution 1441 de l'ONU, mais la guerre n'est «pas inévitable», a affirmé à Londres Jack Straw, le ministre des Affaires étrangères britannique.
Le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, a affirmé que le président George W. Bush n'avait pas encore tranché en faveur d'une intervention militaire pour désarmer l'Irak. Toujours selon M. Fleischer, une deuxième résolution de l'ONU pour autoriser un recours à la force serait ß«souhaitable mais pas obligatoire».
Selon un accord conclu avec les États-Unis, la Turquie accepterait que jusqu'à 20 000 soldats américains transitent par son territoire pour entrer dans le nord de l'Irak. Cinq mille autres seraient autorisés à stationner en Turquie pour fournir un soutien logistique à ces troupes terrestres, ont précisé des responsables américains sous le couvert de l'anonymat. Cet accord, qui doit encore recevoir le feu vert du Parlement turc, permettra au Pentagone de prévoir un second front en Irak en cas d'offensive militaire contre le régime de Saddam Hussein.
De son côté, la Turquie autorisera le passage sur son territoire de 20 000 soldats américains vers le nord de l'Irak, selon un projet d'accord entre Washington et Ankara, ont indiqué hier des responsables américains.
À Washington, un responsable a indiqué que l'administration américaine étudiait la possibilité de présenter prochainement au Conseil de sécurité des preuves de violations irakiennes, alors que de nombreuses voix, notamment en Europe et dans le monde arabo-musulman, s'élevaient pour demander que se prolonge en Irak la mission des inspecteurs du désarmement mandatés par l'ONU. Au lendemain du rapport — sévère pour Bagdad — des chefs de ces inspecteurs devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le président russe Vladimir Poutine a menacé de se rallier au sein du Conseil à une position plus dure, aux côtés des Américains, si l'Irak entravait le travail des inspecteurs.
«Si l'Irak commence à gêner le travail des inspecteurs, la Russie pourra modifier sa position et se mettre d'accord avec les États-Unis pour élaborer de nouvelles décisions, plus dures, au Conseil de sécurité», a déclaré M. Poutine devant des étudiants de l'université de Kiev, en soulignant que Moscou n'avait en général aucun intérêt à un affrontement avec Washington.
Les inspecteurs de l'ONU ont demandé à interroger en privé 16 responsables irakiens, mais aucun entretien privé n'a pu encore avoir lieu, a déclaré le porte-parole des Nations unies à Bagdad, Hiro Ueki.
Bagdad a accusé les chefs des inspecteurs de l'ONU, Hans Blix et Mohamed el-Baradei, d'avoir «amplifié» les points négatifs et minimisé les points positifs dans leur rapport de lundi, mais s'est néanmoins engagé à «continuer à coopérer activement» avec les inspecteurs, dans une lettre du chef de la diplomatie Naji Sabri au secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan.
Bagdad a par ailleurs menacé le Koweït d'une attaque en cas de guerre. «S'il y avait une attaque à partir du Koweït, je ne peux pas dire que nous ne riposterions pas», a déclaré le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz à la chaîne de télévision canadienne CBC. L'Irak «paiera cher» une nouvelle agression contre l'émirat, a riposté le Koweït.
L'Irak agit en «violation patente» de la résolution 1441 de l'ONU, mais la guerre n'est «pas inévitable», a affirmé à Londres Jack Straw, le ministre des Affaires étrangères britannique.
Le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, a affirmé que le président George W. Bush n'avait pas encore tranché en faveur d'une intervention militaire pour désarmer l'Irak. Toujours selon M. Fleischer, une deuxième résolution de l'ONU pour autoriser un recours à la force serait ß«souhaitable mais pas obligatoire».
Selon un accord conclu avec les États-Unis, la Turquie accepterait que jusqu'à 20 000 soldats américains transitent par son territoire pour entrer dans le nord de l'Irak. Cinq mille autres seraient autorisés à stationner en Turquie pour fournir un soutien logistique à ces troupes terrestres, ont précisé des responsables américains sous le couvert de l'anonymat. Cet accord, qui doit encore recevoir le feu vert du Parlement turc, permettra au Pentagone de prévoir un second front en Irak en cas d'offensive militaire contre le régime de Saddam Hussein.
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