Diplomates occidentaux retenus au Zimbabwe
6 juin 2008
Actualités internationales
Harare — Un groupe de diplomates américains et britanniques a été retenu plusieurs heures hier à un barrage routier par la police zimbabwéenne, ce qui a suscité une tempête diplomatique à moins d'un mois du second tour de l'élection présidentielle dans ce pays.
Londres a immédiatement évoqué «un incident grave qui doit être pris au sérieux», tandis que l'ambassadeur des États-Unis à l'ONU, Zalmay Khalilzad, indiquait que le Conseil de sécurité allait se pencher sur la question dans la journée. La Maison-Blanche a averti qu'elle «n'oublierait pas l'incident».
Vers 10h30, un convoi diplomatique composé d'un véhicule américain et de deux voitures britanniques a été arrêté par la police aux environs de Bindura, à moins de 100 km au nord-est de la capitale.
«La police les a obligés à quitter la route [...], a bloqué les véhicules avec des clous et tailladé les pneus» d'une des voitures, a raconté l'ambassadeur des États-Unis à Harare, James Mc Gee. «Les militaires sont alors arrivés, ainsi que les anciens combattants [de la guerre d'indépendance], et ils ont menacé de brûler mon équipe», a-t-il poursuivi.
Tous les diplomates ont été relâchés sains et saufs. Le chauffeur des Américains, un citoyen zimbabwéen, a été passé à tabac, a précisé l'ambassadeur.
Le gouvernement zimbabwéen a reconnu que les diplomates avaient été stoppés par la police, mais les a accusés d'avoir pris la fuite après avoir participé à un rassemblement de l'opposition.
Mais pour le ministre des Affaires étrangères britanniques, David Miliband, les diplomates «ne faisaient que leur travail» et étaient en mission d'observation pour faire un rapport sur la situation au Zimbabwe à l'approche du second tour.
Alors que la campagne pour les élections générales du 29 mars avait été plutôt pacifique, les violences et intimidations se sont multipliées depuis la défaite du régime au scrutin. Selon l'ONU, la responsabilité des violences incombe essentiellement aux partisans du pouvoir en place depuis l'indépendance en 1980.
Dans ce contexte, le chef du parti d'opposition MDC, Morgan Tsvangirai, qui est arrivé devant le président Mugabe au premier tour mais sans atteindre la majorité absolue, peine à se faire entendre. Dernier obstacle à sa campagne: il a été retenu mercredi dans un commissariat pendant neuf heures.
Londres a immédiatement évoqué «un incident grave qui doit être pris au sérieux», tandis que l'ambassadeur des États-Unis à l'ONU, Zalmay Khalilzad, indiquait que le Conseil de sécurité allait se pencher sur la question dans la journée. La Maison-Blanche a averti qu'elle «n'oublierait pas l'incident».
Vers 10h30, un convoi diplomatique composé d'un véhicule américain et de deux voitures britanniques a été arrêté par la police aux environs de Bindura, à moins de 100 km au nord-est de la capitale.
«La police les a obligés à quitter la route [...], a bloqué les véhicules avec des clous et tailladé les pneus» d'une des voitures, a raconté l'ambassadeur des États-Unis à Harare, James Mc Gee. «Les militaires sont alors arrivés, ainsi que les anciens combattants [de la guerre d'indépendance], et ils ont menacé de brûler mon équipe», a-t-il poursuivi.
Tous les diplomates ont été relâchés sains et saufs. Le chauffeur des Américains, un citoyen zimbabwéen, a été passé à tabac, a précisé l'ambassadeur.
Le gouvernement zimbabwéen a reconnu que les diplomates avaient été stoppés par la police, mais les a accusés d'avoir pris la fuite après avoir participé à un rassemblement de l'opposition.
Mais pour le ministre des Affaires étrangères britanniques, David Miliband, les diplomates «ne faisaient que leur travail» et étaient en mission d'observation pour faire un rapport sur la situation au Zimbabwe à l'approche du second tour.
Alors que la campagne pour les élections générales du 29 mars avait été plutôt pacifique, les violences et intimidations se sont multipliées depuis la défaite du régime au scrutin. Selon l'ONU, la responsabilité des violences incombe essentiellement aux partisans du pouvoir en place depuis l'indépendance en 1980.
Dans ce contexte, le chef du parti d'opposition MDC, Morgan Tsvangirai, qui est arrivé devant le président Mugabe au premier tour mais sans atteindre la majorité absolue, peine à se faire entendre. Dernier obstacle à sa campagne: il a été retenu mercredi dans un commissariat pendant neuf heures.
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