Fermez Guantánamo!
Amnesty International lance un appel au prochain président des États-Unis
28 mai 2008
Actualités internationales
Photo : Agence France-Presse
Londres — Le rapport annuel d'Amnesty International dresse un «triste bilan» de l'administration américaine et lance un appel au prochain président pour rétablir l'autorité morale des États-Unis: fermer Guantánamo, bannir toute torture, ne plus soutenir des régimes autoritaires...
«Les États-Unis sont la superpuissance mondiale qui détermine aussi le comportement des autres États, a déclaré à l'AFP la secrétaire générale d'Amnesty, Irene Khan. Le monde a besoin que les États-Unis soient véritablement engagés dans la défense des droits de l'homme, chez eux comme à l'étranger.»
Or, le récent bilan de l'administration de George W. Bush n'est pas brillant: les États-Unis refusent de considérer la simulation de noyade comme de la torture, poursuivent leurs interrogatoires dans les prisons secrètes de la CIA (Agence centrale de renseignement) et continuent de détenir des centaines de prisonniers à Guantánamo (Cuba) et à Bagram (Afghanistan) ainsi qu'en Irak, énumère Amnesty.
Et le ferme soutien de Washington au président pakistanais Pervez Moucharraf, alors même qu'il faisait arrêter des milliers d'avocats, de journalistes et de militants des droits de la personne, a montré à quel point les appels de l'administration en faveur de la démocratie et de la liberté étaient «creux».
Mais Amnesty a trouvé une raison d'espérer: «En novembre 2008, le peuple américain va élire un nouveau président.»
Et l'organisation de défense des droits de la personne, de lancer un appel: «Si les États-Unis veulent avoir l'autorité morale d'un champion des droits de l'homme, le prochain gouvernement doit fermer Guantánamo, et soit traduire les détenus devant des tribunaux fédéraux ordinaires, soit les libérer.»
Ce n'est qu'une première étape, mais elle est essentielle pour montrer que le pays est «engagé dans la bonne direction» et qu'il est «prêt à se soumettre aux mêmes règles et au même respect des droits de l'homme qu'il attend des autres», précise Mme Khan.
Au-delà du centre de détention sur la base navale à Cuba, le nouveau président devra «interdire l'utilisation des témoignages obtenus sous la contrainte et dénoncer toutes les formes de torture». Il devra aussi «cesser de soutenir les dirigeants de régimes autoritaires», «mettre fin à l'isolement américain au sein du système international des droits de l'homme et s'engager de façon constructive au sein de la Commission de l'ONU pour les droits de l'homme», fait valoir le rapport.
Même si le respect des droits de l'homme n'est pas un thème de campagne aux États-Unis, les trois successeurs potentiels de M. Bush, le républicain John McCain et les démocrates Barack Obama et Hillary Clinton, ont déjà devancé l'appel d'Amnesty.
Tous trois se sont engagés à fermer le centre de détention de Guantánamo, sans pour autant préciser ce qu'ils comptaient faire des détenus.
Mme Khan a dit espérer qu'en signe de renouveau, le successeur de M. Bush proclame la fermeture de Guantánamo le 10 décembre 2008, jour anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme.
Les trois candidats ont également fermement dénoncé l'usage de la torture, même si M. McCain a refusé en février de soutenir un projet de loi limitant les techniques d'interrogatoires autorisées pour la CIA.
«Les États-Unis sont la superpuissance mondiale qui détermine aussi le comportement des autres États, a déclaré à l'AFP la secrétaire générale d'Amnesty, Irene Khan. Le monde a besoin que les États-Unis soient véritablement engagés dans la défense des droits de l'homme, chez eux comme à l'étranger.»
Or, le récent bilan de l'administration de George W. Bush n'est pas brillant: les États-Unis refusent de considérer la simulation de noyade comme de la torture, poursuivent leurs interrogatoires dans les prisons secrètes de la CIA (Agence centrale de renseignement) et continuent de détenir des centaines de prisonniers à Guantánamo (Cuba) et à Bagram (Afghanistan) ainsi qu'en Irak, énumère Amnesty.
Et le ferme soutien de Washington au président pakistanais Pervez Moucharraf, alors même qu'il faisait arrêter des milliers d'avocats, de journalistes et de militants des droits de la personne, a montré à quel point les appels de l'administration en faveur de la démocratie et de la liberté étaient «creux».
Mais Amnesty a trouvé une raison d'espérer: «En novembre 2008, le peuple américain va élire un nouveau président.»
Et l'organisation de défense des droits de la personne, de lancer un appel: «Si les États-Unis veulent avoir l'autorité morale d'un champion des droits de l'homme, le prochain gouvernement doit fermer Guantánamo, et soit traduire les détenus devant des tribunaux fédéraux ordinaires, soit les libérer.»
Ce n'est qu'une première étape, mais elle est essentielle pour montrer que le pays est «engagé dans la bonne direction» et qu'il est «prêt à se soumettre aux mêmes règles et au même respect des droits de l'homme qu'il attend des autres», précise Mme Khan.
Au-delà du centre de détention sur la base navale à Cuba, le nouveau président devra «interdire l'utilisation des témoignages obtenus sous la contrainte et dénoncer toutes les formes de torture». Il devra aussi «cesser de soutenir les dirigeants de régimes autoritaires», «mettre fin à l'isolement américain au sein du système international des droits de l'homme et s'engager de façon constructive au sein de la Commission de l'ONU pour les droits de l'homme», fait valoir le rapport.
Même si le respect des droits de l'homme n'est pas un thème de campagne aux États-Unis, les trois successeurs potentiels de M. Bush, le républicain John McCain et les démocrates Barack Obama et Hillary Clinton, ont déjà devancé l'appel d'Amnesty.
Tous trois se sont engagés à fermer le centre de détention de Guantánamo, sans pour autant préciser ce qu'ils comptaient faire des détenus.
Mme Khan a dit espérer qu'en signe de renouveau, le successeur de M. Bush proclame la fermeture de Guantánamo le 10 décembre 2008, jour anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme.
Les trois candidats ont également fermement dénoncé l'usage de la torture, même si M. McCain a refusé en février de soutenir un projet de loi limitant les techniques d'interrogatoires autorisées pour la CIA.
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