La Birmanie entrouvre la porte aux secours
20 mai 2008
Actualités internationales
Rangoon, Birmanie — Après plus de deux semaines de blocage, la junte militaire au pouvoir en Birmanie a accepté le déploiement immédiat d'équipes médicales pour venir en aide aux survivants du cyclone Nargis, a annoncé hier le chef de la diplomatie de Singapour, George Yeo, à l'issue d'une réunion ministérielle d'urgence de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN).
Les mêmes autorités birmanes ont autorisé hier le sous-secrétaire des Nations unies aux Affaires humanitaires, John Holmes, arrivé la veille à Rangoon, à se rendre dans le delta de l'Irrawaddy (sud-ouest), la zone la plus durement frappée par la catastrophe.
L'ONU a en revanche fait savoir que ses personnels étrangers n'avaient toujours pas accès à la région du delta, où la situation est décrite comme «épouvantable», plusieurs centaines de milliers de survivants souffrant désormais de la faim, d'épidémies et d'un manque d'abris.
Un hélicoptère de la junte a conduit John Holmes dans la zone sinistrée, où il a pu passer quelques heures, 17 jours après le passage de Nargis, qui a fait près de 78 000 morts et 56 000 disparus. Selon un responsable onusien ayant requis l'anonymat, il a ensuite regagné Rangoon pour une rencontre avec des responsables d'organisations non gouvernementales internationales.
Apparemment soucieuse de faire taire les critiques l'accusant d'une gestion désastreuse des opérations de secours, la junte a également autorisé le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à se rendre en Birmanie demain, a fait savoir à New York la porte-parole onusienne, Michele Montas.
Le chef de la junte, le général Than Shwe, avait auparavant refusé à plusieurs reprises de répondre aux appels téléphoniques de M. Ban et n'avait pas donné suite à deux courriers de ce dernier, selon Mme Montas. John Holmes devait remettre au numéro un de la junte une troisième lettre du secrétaire général de l'ONU sur l'aide immédiate et à long terme que pourrait apporter l'organisation mondiale.
«Avec la visite de John Holmes puis celle du secrétaire général demain, j'espère que le gouvernement acceptera enfin l'aide internationale dont il a besoin», a déclaré le responsable en Birmanie du Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), Ramesh Shrestha. «À ce moment de la crise, chacun doit mettre de côté ses convictions idéologiques.»
Un diplomate asiatique a ajouté que le pouvoir militaire birman avait invité trois représentants de plusieurs pays à effectuer une tournée vendredi dans le secteur du delta. En gage de bonne volonté, la junte a fait savoir, via le quotidien officiel New Light of Myanmar, qu'elle collaborerait avec les organisations internationales «pour s'assurer que tous les fonds et le matériel de secours parviennent aux victimes du cyclone». Elle travaillerait aussi avec les autres pays membres de l'ASEAN à un plan de reconstruction, attendu dans les prochains jours.
L'impatience des Nations unies a été relayée sur le plan diplomatique par l'ASEAN, qui, s'écartant de sa traditionnelle clémence à l'égard du régime birman, a appelé la junte à s'ouvrir davantage à l'aide internationale.
Hôte de la réunion, le ministre singapourien George Yeo a estimé que le message était passé. Il a ainsi annoncé que la Birmanie prévoyait d'organiser une conférence des donateurs, dimanche prochain à Rangoon, pour débattre de ses besoins.
Les mêmes autorités birmanes ont autorisé hier le sous-secrétaire des Nations unies aux Affaires humanitaires, John Holmes, arrivé la veille à Rangoon, à se rendre dans le delta de l'Irrawaddy (sud-ouest), la zone la plus durement frappée par la catastrophe.
L'ONU a en revanche fait savoir que ses personnels étrangers n'avaient toujours pas accès à la région du delta, où la situation est décrite comme «épouvantable», plusieurs centaines de milliers de survivants souffrant désormais de la faim, d'épidémies et d'un manque d'abris.
Un hélicoptère de la junte a conduit John Holmes dans la zone sinistrée, où il a pu passer quelques heures, 17 jours après le passage de Nargis, qui a fait près de 78 000 morts et 56 000 disparus. Selon un responsable onusien ayant requis l'anonymat, il a ensuite regagné Rangoon pour une rencontre avec des responsables d'organisations non gouvernementales internationales.
Apparemment soucieuse de faire taire les critiques l'accusant d'une gestion désastreuse des opérations de secours, la junte a également autorisé le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à se rendre en Birmanie demain, a fait savoir à New York la porte-parole onusienne, Michele Montas.
Le chef de la junte, le général Than Shwe, avait auparavant refusé à plusieurs reprises de répondre aux appels téléphoniques de M. Ban et n'avait pas donné suite à deux courriers de ce dernier, selon Mme Montas. John Holmes devait remettre au numéro un de la junte une troisième lettre du secrétaire général de l'ONU sur l'aide immédiate et à long terme que pourrait apporter l'organisation mondiale.
«Avec la visite de John Holmes puis celle du secrétaire général demain, j'espère que le gouvernement acceptera enfin l'aide internationale dont il a besoin», a déclaré le responsable en Birmanie du Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), Ramesh Shrestha. «À ce moment de la crise, chacun doit mettre de côté ses convictions idéologiques.»
Un diplomate asiatique a ajouté que le pouvoir militaire birman avait invité trois représentants de plusieurs pays à effectuer une tournée vendredi dans le secteur du delta. En gage de bonne volonté, la junte a fait savoir, via le quotidien officiel New Light of Myanmar, qu'elle collaborerait avec les organisations internationales «pour s'assurer que tous les fonds et le matériel de secours parviennent aux victimes du cyclone». Elle travaillerait aussi avec les autres pays membres de l'ASEAN à un plan de reconstruction, attendu dans les prochains jours.
L'impatience des Nations unies a été relayée sur le plan diplomatique par l'ASEAN, qui, s'écartant de sa traditionnelle clémence à l'égard du régime birman, a appelé la junte à s'ouvrir davantage à l'aide internationale.
Hôte de la réunion, le ministre singapourien George Yeo a estimé que le message était passé. Il a ainsi annoncé que la Birmanie prévoyait d'organiser une conférence des donateurs, dimanche prochain à Rangoon, pour débattre de ses besoins.
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