Pakistan: pas de négociations sans désarmement des talibans
20 mai 2008
Actualités internationales
Charm El-Cheikh, Égypte — Le premier ministre pakistanais, Yousaf Raza Gilani, a promis hier qu'il ne négocierait pas un accord de paix avec les talibans qui ne déposeraient pas les armes, alors que les États-Unis s'inquiètent des négociations engagées par Islamabad.
«Une chose devrait être claire», a indiqué M. Gilani en marge du forum économique pour le Moyen-Orient, à Charm el-Cheikh, en Égypte. «Nous ne dialoguerons pas avec les militants, nous ne dialoguerons pas avec les extrémistes ou avec les terroristes».
«Nous aurons uniquement des discussions avec les forces tribales qui se démobilisent, a poursuivi M. Gilani. S'ils déposent leurs armes, alors ils seront dans le courant majoritaire avec nous».
Les talibans pakistanais ont revendiqué hier l'attentat suicide qui a fait 13 morts dimanche dans le nord-ouest du Pakistan, pour «venger», selon eux, 14 des leurs tués la semaine dernière dans les zones tribales par deux missiles américains.
Le gouvernement issu des législatives du 18 février et mis en place fin mars mène une nouvelle politique de négociations avec les talibans pakistanais proches d'Al-Qaïda qui combattent l'armée dans les zones tribales frontalières servant aussi de base arrière pour les combats en Afghanistan.
Lors d'un entretien dimanche à Charm el-Cheikh, le président américain, George W. Bush, et le premier ministre pakistanais ont affirmé leur volonté commune de combattre le terrorisme, mais sans évoquer en public l'avenir de la coopération entre les deux pays.
Washington, qui combat aux côtés des forces de l'OTAN en Afghanistan depuis 2001, avait manifesté ses inquiétudes sur un possible accord de paix entre le gouvernement pakistanais et les talibans.
«Nous sommes engagés et c'est notre conviction de combattre le terrorisme, pas uniquement parce que nous combattons pour la guerre des Américains mais parce que nous sommes en train de mener notre propre guerre.», a affirmé M. Gilani, soulignant que son peuple «souffrait» énormément de la guerre contre les talibans menée à sa frontière avec l'Afghanistan.
«La frontière est très longue, nous devons acheminer tellement de forces armées pour faire cesser les mouvements aux frontières, pour pouvoir contrôler les terroristes venant sur notre sol», a poursuivi M. Gilani.
Le premier ministre pakistanais a promis de tenter d'améliorer les conditions de vie dans les zones frontalières, meilleur moyen selon lui d'établir la paix tant au Pakistan qu'en Afghanistan.
En 2007, les talibans pakistanais et Ben Laden avaient déclaré le djihad, la guerre sainte, au pouvoir du président Pervez Musharraf, allié-clé de Washington dans sa «guerre contre le terrorisme». Les islamistes avaient ainsi fait supporter aux Pakistanais le poids du terrorisme, déclenchant une importante vague d'anti-américanisme au sein de la population.
«Une chose devrait être claire», a indiqué M. Gilani en marge du forum économique pour le Moyen-Orient, à Charm el-Cheikh, en Égypte. «Nous ne dialoguerons pas avec les militants, nous ne dialoguerons pas avec les extrémistes ou avec les terroristes».
«Nous aurons uniquement des discussions avec les forces tribales qui se démobilisent, a poursuivi M. Gilani. S'ils déposent leurs armes, alors ils seront dans le courant majoritaire avec nous».
Les talibans pakistanais ont revendiqué hier l'attentat suicide qui a fait 13 morts dimanche dans le nord-ouest du Pakistan, pour «venger», selon eux, 14 des leurs tués la semaine dernière dans les zones tribales par deux missiles américains.
Le gouvernement issu des législatives du 18 février et mis en place fin mars mène une nouvelle politique de négociations avec les talibans pakistanais proches d'Al-Qaïda qui combattent l'armée dans les zones tribales frontalières servant aussi de base arrière pour les combats en Afghanistan.
Lors d'un entretien dimanche à Charm el-Cheikh, le président américain, George W. Bush, et le premier ministre pakistanais ont affirmé leur volonté commune de combattre le terrorisme, mais sans évoquer en public l'avenir de la coopération entre les deux pays.
Washington, qui combat aux côtés des forces de l'OTAN en Afghanistan depuis 2001, avait manifesté ses inquiétudes sur un possible accord de paix entre le gouvernement pakistanais et les talibans.
«Nous sommes engagés et c'est notre conviction de combattre le terrorisme, pas uniquement parce que nous combattons pour la guerre des Américains mais parce que nous sommes en train de mener notre propre guerre.», a affirmé M. Gilani, soulignant que son peuple «souffrait» énormément de la guerre contre les talibans menée à sa frontière avec l'Afghanistan.
«La frontière est très longue, nous devons acheminer tellement de forces armées pour faire cesser les mouvements aux frontières, pour pouvoir contrôler les terroristes venant sur notre sol», a poursuivi M. Gilani.
Le premier ministre pakistanais a promis de tenter d'améliorer les conditions de vie dans les zones frontalières, meilleur moyen selon lui d'établir la paix tant au Pakistan qu'en Afghanistan.
En 2007, les talibans pakistanais et Ben Laden avaient déclaré le djihad, la guerre sainte, au pouvoir du président Pervez Musharraf, allié-clé de Washington dans sa «guerre contre le terrorisme». Les islamistes avaient ainsi fait supporter aux Pakistanais le poids du terrorisme, déclenchant une importante vague d'anti-américanisme au sein de la population.
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