Les bombes à sous-munitions bientôt bannies?
20 mai 2008
Actualités internationales
Dublin — Le secrétaire général de l'ONU a appelé les représentants des 109 pays participant à une conférence, qui s'est ouverte hier à Dublin, à se montrer «visionnaires» pour finaliser un accord sur un traité interdisant les bombes à sous-munitions (BASM) dans le monde.
Dans un message vidéo, Ban Ki-moon a appelé les participants à se montrer «audacieux et visionnaires» pour conclure d'ici le 30 mai un texte qui doit garantir l'interdiction de l'usage, de la production et du commerce des BASM. M. Ban a dit espérer en finir avec les «horreurs cachées» que causent les BASM, ces armes par essence «déficientes», qui «frappent sans distinction» et ne sont «pas fiables».
Cette conférence, à laquelle les 109 États sont pour la plupart représentés par des hauts fonctionnaires des ministères des Affaires étrangères, n'est pas organisée sous le couvert de l'ONU, afin d'éviter le risque de veto.
Elle suit en cela le modèle adopté par la Convention d'Ottawa, qui avait banni les mines antipersonnel en 1997, et dont elle aurait la même portée historique si un texte sans ambiguïté était adopté.
Le document final sera soumis à la signature de tous les États, même ceux n'ayant pas participé au processus d'élaboration, les 2 et 3 décembre prochains à Oslo.
Les civils représentent 85 % des victimes d'accidents par mine ou munition non explosée, et les enfants, 23 %, selon l'ONG Handicap International.
L'avant-projet discuté à Dublin proscrit l'usage, la production et le commerce des BASM et établit une date-butoir de six ans pour la destruction des stocks existants. Il réclame également la décontamination des zones «polluées» et envisage l'aide à apporter aux victimes.
La Coalition contre les sous-munitions (Cluster Munition Coalition, CMC), l'organisation qui chapeaute quelque 250 associations militant pour l'interdiction de ces armes, craint cependant que plusieurs États ne cherchent à en atténuer la teneur.
Dans un message vidéo, Ban Ki-moon a appelé les participants à se montrer «audacieux et visionnaires» pour conclure d'ici le 30 mai un texte qui doit garantir l'interdiction de l'usage, de la production et du commerce des BASM. M. Ban a dit espérer en finir avec les «horreurs cachées» que causent les BASM, ces armes par essence «déficientes», qui «frappent sans distinction» et ne sont «pas fiables».
Cette conférence, à laquelle les 109 États sont pour la plupart représentés par des hauts fonctionnaires des ministères des Affaires étrangères, n'est pas organisée sous le couvert de l'ONU, afin d'éviter le risque de veto.
Elle suit en cela le modèle adopté par la Convention d'Ottawa, qui avait banni les mines antipersonnel en 1997, et dont elle aurait la même portée historique si un texte sans ambiguïté était adopté.
Le document final sera soumis à la signature de tous les États, même ceux n'ayant pas participé au processus d'élaboration, les 2 et 3 décembre prochains à Oslo.
Les civils représentent 85 % des victimes d'accidents par mine ou munition non explosée, et les enfants, 23 %, selon l'ONG Handicap International.
L'avant-projet discuté à Dublin proscrit l'usage, la production et le commerce des BASM et établit une date-butoir de six ans pour la destruction des stocks existants. Il réclame également la décontamination des zones «polluées» et envisage l'aide à apporter aux victimes.
La Coalition contre les sous-munitions (Cluster Munition Coalition, CMC), l'organisation qui chapeaute quelque 250 associations militant pour l'interdiction de ces armes, craint cependant que plusieurs États ne cherchent à en atténuer la teneur.
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