Accord politique au Liban
16 mai 2008
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Le Hezbollah a levé ses barrages à Beyrouth.
Beyrouth — La Ligue arabe a conclu hier à Beyrouth un accord avec les parties libanaises qui prévoit la reprise dès aujourd'hui d'un dialogue en vue de mettre fin à la crise qui paralyse le pays depuis 18 mois et qui avait dégénéré la semaine dernière en violences.
Ce dialogue entre la majorité, soutenue par les Occidentaux et la majorité des pays arabes, et l'opposition, alliée de l'Iran et de la Syrie, portera sur la formation d'un gouvernement d'union nationale et la préparation d'une loi électorale. Il aura lieu à Doha, capitale du Qatar, pays qui présidait la délégation de la Ligue arabe arrivée mercredi à Beyrouth.
L'accord en six points prévoit également l'élection à la présidence du pays du chef de l'armée, le général Michel Sleimane, ainsi que la levée du campement que l'opposition a installé dans le centre de Beyrouth depuis novembre 2006 et le début de sa fronde contre la majorité antisyrienne. Le pays est sans président depuis novembre 2007. Le nom du général Sleimane faisait consensus, mais le Parlement n'a jamais pu se réunir pour l'élire.
Le gouvernement d'union nationale réclamé par l'opposition, en revanche, n'a jamais fait l'objet d'un accord, le Hezbollah et ses alliés chrétiens réclamant un droit de veto. L'accord obtenu par la Ligue arabe fait suite à l'annulation, par le gouvernement, de deux décisions visant le Hezbollah, interprétée comme un geste de faiblesse face au puissant parti chiite qui mène l'opposition et s'était emparé par les armes, il y a une semaine, de plusieurs quartiers de Beyrouth.
Conséquence immédiate de la désescalade, le trafic commercial a repris à l'aéroport international de Beyrouth, paralysé depuis le 8 mai, avec un premier vol attendu en soirée en provenance de Paris. Les barrages du Hezbollah, qui bloquaient la route de l'aéroport en signe de «désobéissance civile», ont été levés.
Les deux camps rivaux ont accepté, selon l'accord, «un retour à la situation» qui prévalait avant la flambée de violences qui a éclaté le 7 mai. Ils acceptent de s'abstenir d'utiliser les armes et d'utiliser un langage incitant aux violences confessionnelles ainsi que d'aider à consolider l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire. L'armée prend en charge la responsabilité de la paix civile.
Après les récentes violences, la majorité insistait pour que le Hezbollah s'engage «solennellement» à ne pas utiliser ses armes «contre les Libanais».
Mercredi soir, le gouvernement avait annulé deux mesures annoncées le 6 mai pour contrer l'influence du Hezbollah, qui avaient déclenché la flambée de violence la plus sanglante depuis la guerre civile (1975-90), avec 65 morts et 200 blessés.
Contraint de céder sous la pression, le gouvernement risque de se retrouver en position de faiblesse pour négocier face à l'opposition. Engagé depuis 18 mois dans un bras de fer avec le Hezbollah, qui revendique pour l'opposition une influence accrue au sein du pouvoir, le gouvernement voulait enquêter sur un réseau de télécommunications parallèle mis en place par le parti chiite et limoger le chef de la sécurité de l'aéroport de Bey
routh, présenté comme un proche du Hezbollah. Ces mesures avaient été accueillies par le Hezbollah comme une «déclaration de guerre». Des hommes armés de l'opposition chiite avaient alors pris d'assaut l'ouest de Beyrouth et en avaient chassé les partisans sunnites du gouvernement. Après deux jours de combats, l'armée avait gelé le 10 mai les mesures gouvernementales et les hommes armés s'étaient retirés des rues, mais d'autres combats avaient éclaté à Tripoli, dans le nord, et dans la montagne druze, au sud-est de Beyrouth.
Ce dialogue entre la majorité, soutenue par les Occidentaux et la majorité des pays arabes, et l'opposition, alliée de l'Iran et de la Syrie, portera sur la formation d'un gouvernement d'union nationale et la préparation d'une loi électorale. Il aura lieu à Doha, capitale du Qatar, pays qui présidait la délégation de la Ligue arabe arrivée mercredi à Beyrouth.
L'accord en six points prévoit également l'élection à la présidence du pays du chef de l'armée, le général Michel Sleimane, ainsi que la levée du campement que l'opposition a installé dans le centre de Beyrouth depuis novembre 2006 et le début de sa fronde contre la majorité antisyrienne. Le pays est sans président depuis novembre 2007. Le nom du général Sleimane faisait consensus, mais le Parlement n'a jamais pu se réunir pour l'élire.
Le gouvernement d'union nationale réclamé par l'opposition, en revanche, n'a jamais fait l'objet d'un accord, le Hezbollah et ses alliés chrétiens réclamant un droit de veto. L'accord obtenu par la Ligue arabe fait suite à l'annulation, par le gouvernement, de deux décisions visant le Hezbollah, interprétée comme un geste de faiblesse face au puissant parti chiite qui mène l'opposition et s'était emparé par les armes, il y a une semaine, de plusieurs quartiers de Beyrouth.
Conséquence immédiate de la désescalade, le trafic commercial a repris à l'aéroport international de Beyrouth, paralysé depuis le 8 mai, avec un premier vol attendu en soirée en provenance de Paris. Les barrages du Hezbollah, qui bloquaient la route de l'aéroport en signe de «désobéissance civile», ont été levés.
Les deux camps rivaux ont accepté, selon l'accord, «un retour à la situation» qui prévalait avant la flambée de violences qui a éclaté le 7 mai. Ils acceptent de s'abstenir d'utiliser les armes et d'utiliser un langage incitant aux violences confessionnelles ainsi que d'aider à consolider l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire. L'armée prend en charge la responsabilité de la paix civile.
Après les récentes violences, la majorité insistait pour que le Hezbollah s'engage «solennellement» à ne pas utiliser ses armes «contre les Libanais».
Mercredi soir, le gouvernement avait annulé deux mesures annoncées le 6 mai pour contrer l'influence du Hezbollah, qui avaient déclenché la flambée de violence la plus sanglante depuis la guerre civile (1975-90), avec 65 morts et 200 blessés.
Contraint de céder sous la pression, le gouvernement risque de se retrouver en position de faiblesse pour négocier face à l'opposition. Engagé depuis 18 mois dans un bras de fer avec le Hezbollah, qui revendique pour l'opposition une influence accrue au sein du pouvoir, le gouvernement voulait enquêter sur un réseau de télécommunications parallèle mis en place par le parti chiite et limoger le chef de la sécurité de l'aéroport de Bey
routh, présenté comme un proche du Hezbollah. Ces mesures avaient été accueillies par le Hezbollah comme une «déclaration de guerre». Des hommes armés de l'opposition chiite avaient alors pris d'assaut l'ouest de Beyrouth et en avaient chassé les partisans sunnites du gouvernement. Après deux jours de combats, l'armée avait gelé le 10 mai les mesures gouvernementales et les hommes armés s'étaient retirés des rues, mais d'autres combats avaient éclaté à Tripoli, dans le nord, et dans la montagne druze, au sud-est de Beyrouth.
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