samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le vainqueur fragile

Le Parti démocrate (PD), dirigé par l'actuel président de la Serbie, Boris Tadic, a remporté les élections législatives par une marge trop faible pour lui permettre d'appliquer rondement les grandes lignes de son programme pro-européen. On l'aura deviné, le PD est donc condamné à négocier avec plus d'un parti la formation d'une coalition. Au vu de l'éparpillement qui caractérise l'horizon politique du pays, la chose s'annonce très difficile.

En effet, pour que le PD parvienne à ses fins, il n'a d'autre choix que de s'allier avec l'ennemi d'hier, une formation qu'il a renversée au début de la présente décennie. Il s'agit du Parti socialiste (PS). Et alors? Celui-ci est régenté, il n'y a pas d'autre mot, par d'anciens collaborateurs de Slobodan Milosevic, chantre de la Grande-Serbie et maître des basses oeuvres. En un mot, ils étaient et restent nationalistes.

Cela va de soi, ils ont vécu la déclaration d'indépendance du Kosovo comme un traumatisme. Ils ne l'ont pas acceptée. Pire, c'est selon, ils n'entendent pas céder un pouce sur ce terrain très miné qu'occupent des partis d'opposition en mesure de former une majorité parlementaire, si les négociations amorcées à cette fin aboutissent. Bref, le dossier appartient à la catégorie compliqué-complexe. Essayons d'y voir clair.

Les principaux adversaires de Tadic et du PD s'appellent le Parti radical (PR) et le Parti démocratique de Serbie (PDS). Ils se distinguent par un nationalisme exacerbé ainsi que par une europhobie bien trempée. Les Accords de Dayton, les bombardements de l'OTAN en 1999, sans oublier le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), forment, pour ainsi dire, le terreau sur lequel ils s'épanouissent depuis plusieurs années. Sachant les Serbes partagés entre leur désir d'Europe et leur méfiance en raison justement du Kosovo, ces formations ayant le premier ministre Vojislav Kostunica pour chef de file aiguisent à l'extrême le sentiment national.

Selon les échos parvenant de ce pays des Balkans, Kostunica a fait ce qu'a fait Tadic. À savoir approcher le Parti socialiste pour le convaincre de joindre la coalition à la création de laquelle il travaille. Dans son jeu, Kostunica dispose d'une carte maîtresse. Laquelle? Lui et les nostalgiques de Milosevic ont une aversion très marquée pour le TPYI. Alors que Tadic a une position tout à fait contraire. En militant de l'intégration de la Serbie dans l'Union européenne (UE), Tadic a dit et répété qu'il n'était pas question de mettre un terme à la collaboration avec l'UE.

Même si sa formation a fini en tête des législatives, on voit mal comment Tadic atteindra son but. Car outre la carte nationaliste, cet européen convaincu est confronté à un défi économique si énorme que ses répercussions sur la vie politique sont très lourdes. On s'explique. À la faveur des privatisations décidées à l'époque de Milosevic et des années postérieures à son règne, on a assisté à l'émergence d'oligarques serbes faisant la pluie et le beau temps. En fait, la réalité politique de la Serbie est entre leurs mains. Des mains que l'on sait particulièrement corrompues et allergiques à... l'Europe.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Dominic Pageau - Abonné
    14 mai 2008 03 h 43
    Propagande, quand tu nous tiens.
    Le tribunal international a payé des "témoins" pour faire condamné Milosevic, chose qu'il n'a jamais réussi à faire.

    On torturé des "témoins" pour qu'ils accusent Milosevic, chose que ce dernier à réussi à leur faire avouer en cour. On a donné à d'autres l'immunité totale pour leur témoignage, donc, si ils disaient : "moi et le groupe sous mon commandement, on a tué des Kosovars Albanais à la demande de Milosevic" rien ne pouvait leur arrivé. N'est-ce pas contradictoire pour un tribunal qui se targue de traduire les criminels de guerre? D'autres ont été payés et on leur a offert une autre vie dans un autre pays sous une autre identité. Milosevic, qui se représentait lui même les à tous démasqué lors de sa compuration au tribunal international pour la Yougoslavie.

    Un documentaire de la chaine nationale des Pays-Bas VPRO est très intéressant à ce sujet. On peut le voir sur le site de YouTube :

    http://fr.youtube.com/watch?v=13yRxBStGyY&feat

    Jamais on a pu accusé Milosevic de génocide, car ce n'était pas le cas, c'est aussi simple que ça. Il y avait une guerre entre deux parties, non pas un agresseur et un agresser.

    Mais on se devait de justifier l'intervention qui avait pour but principal d'installer des forces occidentales dans cette partie du monde qui est une plaque tournante pour le pétrole, le gaz naturel, le traffic d'arme, d'humain et de drogue.

    Une intervention qui a fait plus de mort que la guerre de l'ex Yougoslavie.

    l'OTAN a sauvé personne, au contraire, mais ça nos bons médias nous ne le dirons pas, on aime ça nous faire passez pour des défenseurs de la veuve et de l'orphelin, c'est efficace pour manipuler la population afin qu'ils appuient des interventions dans des pays souverains.

    D'ailleurs encore là, dans cette élection, nos médias sont très silencieux à propos des résultats qui ne concordent pas avec les sondages qui donnaient gagnant le parti nationaliste qui s'oppose à l'Union Européenne.

    Pourquoi donc? Parce que c'est le coté qu'on appuie qui a gagné en trichant? Si l'inverse s'était passsé, si les nationalistes avaient gagnés(pas trichés) on peut être certain que nos bons médias auraient criés au scandale, aux élections truquées, etc etc etc.

    Où est le journalisme?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
1 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012