Législatives - Les Serbes choisissent l'Europe
Photo : Agence Reuters
Une femme exerce son droit de vote à Gracanica.
Belgrade — Le Parti démocrate pro-Union européenne (DS) du président serbe Boris Tadic et ses alliés ont remporté «une victoire très convaincante» aux élections législatives d'hier en Serbie, a estimé l'organisation indépendante Cesid. Mais ils devront se trouver des partenaires pour être en mesure de former le prochain gouvernement.
Boris Tadic a revendiqué la victoire en déclarant que les Serbes avaient «confirmé un pas nettement européen pour la Serbie». «Le gouvernement que nous formerons ne reconnaîtra pas le Kosovo», a-t-il ajouté, démentant les prédictions des nationalistes qui accusaient le camp pro-UE de vouloir reconnaître l'indépendance de l'ancienne province serbe à majorité albanophone. Le Kosovo a déclaré son indépendance en février avec l'appui de l'UE.
Le dirigeant nationaliste serbe Tomislav Nikolic a aussitôt dénoncé les propos du président Tadic. «Il existe des possibilités très claires d'une coalition n'incluant pas le Parti démocratique [de Tadic]», a déclaré Nikolic dont c'était la première réaction à l'annonce des résultats. Il a accusé Tadic de «grave violation de la Constitution» pour avoir exclu une coalition de partis nationalistes qui, en s'alliant, ne sont pas loin de réunir une majorité de sièges au Parlement.
À Ljubljana, Dimitrij Rupel, ministre des Affaires étrangères de Slovénie, pays assurant la présidence tournante de l'UE, s'est dit «très heureux» que le parti de Tadic soit appelé à «un rôle futur plus important».
Les Occidentaux n'avaient pas caché qu'ils espéraient une victoire des démocrates de Tadic, mais à tous les stades de la campagne, les sondages plaçaient les radicaux en tête. Un responsable du Cesid a d'ailleurs estimé que les résultats étaient «très surprenants».
Une projection basée sur des échantillons crédite le parti de Tadic et ses alliés de 39 % des suffrages contre 28,6 % au Parti radical (SRS, nationaliste) du chef de l'opposition Tomislav Nikolic, a dit un responsable du Cesid. Le taux de participation est estimé à 60,7 %.
La projection donnerait à la coalition de Tadic un total de 103 sièges sur les 250 de l'assemblée, selon des analystes. Mais les radicaux de Nikolic pourraient former un bloc réunissant différents partis de sensibilités proches qui ont au total réuni 48,4 % des suffrages. «Cela montre que les Serbes veulent une Serbie européenne», s'est réjoui le ministre de la Défense Dragan Sutanovac, membre du DS, le parti de Tadic.
Tomislav Nikolic a déclaré en accomplissant son devoir électoral que les radicaux feraient «de la Serbie un pays de gens à nouveau fiers» et «défendraient les frontières». Les radicaux affirment que huit ans après la chute de Slobodan Milosevic, les dures réformes de marché n'ont apporté aux Serbes qu'humiliation et pauvreté, et ils veulent promouvoir les revendications serbes sur le Kosovo.
Les démocrates estiment pour leur part que l'accession à l'UE est le seul moyen d'attirer des investisseurs et de relever le niveau de vie qui a pâti de l'isolement du pays, dans les années 1990, en raison du rôle de la Serbie dans les guerres dans l'ex-Yougoslavie.
Si aucun parti n'obtient la majorité absolue, le premier ministre sortant Vojislav Kostunica du Parti démocratique de Serbie (nationaliste) et le Parti socialiste de Milosevic seront en position de peser sur le choix du prochain chef de gouvernement.
Kostunica s'est rapproché de la position des Radicaux concernant le Kosovo et il est peu probable qu'il reconduise son alliance avec les Démocrates de Tadic qu'il accuse d'avoir cédé à l'UE. «Il est très important qu'un gouvernement soit formé rapidement après les élections pour que nous puissions poursuivre la politique de préservation de l'intégrité de l'État», a dit Kostunica après avoir voté.
Boris Tadic a revendiqué la victoire en déclarant que les Serbes avaient «confirmé un pas nettement européen pour la Serbie». «Le gouvernement que nous formerons ne reconnaîtra pas le Kosovo», a-t-il ajouté, démentant les prédictions des nationalistes qui accusaient le camp pro-UE de vouloir reconnaître l'indépendance de l'ancienne province serbe à majorité albanophone. Le Kosovo a déclaré son indépendance en février avec l'appui de l'UE.
Le dirigeant nationaliste serbe Tomislav Nikolic a aussitôt dénoncé les propos du président Tadic. «Il existe des possibilités très claires d'une coalition n'incluant pas le Parti démocratique [de Tadic]», a déclaré Nikolic dont c'était la première réaction à l'annonce des résultats. Il a accusé Tadic de «grave violation de la Constitution» pour avoir exclu une coalition de partis nationalistes qui, en s'alliant, ne sont pas loin de réunir une majorité de sièges au Parlement.
À Ljubljana, Dimitrij Rupel, ministre des Affaires étrangères de Slovénie, pays assurant la présidence tournante de l'UE, s'est dit «très heureux» que le parti de Tadic soit appelé à «un rôle futur plus important».
Les Occidentaux n'avaient pas caché qu'ils espéraient une victoire des démocrates de Tadic, mais à tous les stades de la campagne, les sondages plaçaient les radicaux en tête. Un responsable du Cesid a d'ailleurs estimé que les résultats étaient «très surprenants».
Une projection basée sur des échantillons crédite le parti de Tadic et ses alliés de 39 % des suffrages contre 28,6 % au Parti radical (SRS, nationaliste) du chef de l'opposition Tomislav Nikolic, a dit un responsable du Cesid. Le taux de participation est estimé à 60,7 %.
La projection donnerait à la coalition de Tadic un total de 103 sièges sur les 250 de l'assemblée, selon des analystes. Mais les radicaux de Nikolic pourraient former un bloc réunissant différents partis de sensibilités proches qui ont au total réuni 48,4 % des suffrages. «Cela montre que les Serbes veulent une Serbie européenne», s'est réjoui le ministre de la Défense Dragan Sutanovac, membre du DS, le parti de Tadic.
Tomislav Nikolic a déclaré en accomplissant son devoir électoral que les radicaux feraient «de la Serbie un pays de gens à nouveau fiers» et «défendraient les frontières». Les radicaux affirment que huit ans après la chute de Slobodan Milosevic, les dures réformes de marché n'ont apporté aux Serbes qu'humiliation et pauvreté, et ils veulent promouvoir les revendications serbes sur le Kosovo.
Les démocrates estiment pour leur part que l'accession à l'UE est le seul moyen d'attirer des investisseurs et de relever le niveau de vie qui a pâti de l'isolement du pays, dans les années 1990, en raison du rôle de la Serbie dans les guerres dans l'ex-Yougoslavie.
Si aucun parti n'obtient la majorité absolue, le premier ministre sortant Vojislav Kostunica du Parti démocratique de Serbie (nationaliste) et le Parti socialiste de Milosevic seront en position de peser sur le choix du prochain chef de gouvernement.
Kostunica s'est rapproché de la position des Radicaux concernant le Kosovo et il est peu probable qu'il reconduise son alliance avec les Démocrates de Tadic qu'il accuse d'avoir cédé à l'UE. «Il est très important qu'un gouvernement soit formé rapidement après les élections pour que nous puissions poursuivre la politique de préservation de l'intégrité de l'État», a dit Kostunica après avoir voté.
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