Bolivie - Evo Morales mettra son siège en jeu
9 mai 2008
Actualités internationales
La Paz — Le Congrès de Bolivie a adopté hier une proposition du président Evo Morales de convoquer, dans un délai de 90 jours, un référendum sur le maintien au pouvoir du président et du vice-président et des gouverneurs des neuf régions du pays, a annoncé le Sénat. Toutefois, la convocation du référendum devra être faite par le gouvernement pour devenir effective.
La mesure du Congrès prévoit que les mandats de M. Morales et d'Alvaro Garcia Linera, qui s'achèvent en janvier 2011, pourront être révoqués si les opposants à l'exécutif actuel réunissent davantage de suffrages que le score obtenu par les deux hommes aux élections de décembre 2005, soit 53,74 %.
Le même système sera appliqué pour les gouverneurs des régions de La Paz, de Santa Cruz, de Cochabamba, de Tarija, de Chuquisaca, d'Oruro, de Potosi, de Beni et de Pando.
La proposition, faite par le chef de l'État en décembre, avait aussitôt été entérinée par la Chambre des députés, où Evo Morales dispose d'une majorité mais n'avait pas été, jusqu'ici, approuvée par le Sénat où l'opposition est majoritaire.
En franchissant le pas hier, l'opposition libérale et conservatrice a sans doute estimé avoir le vent en poupe et pouvoir gagner le référendum après le vote favorable sur l'autonomie de la puissante région de Santa Cruz, dimanche dernier.
La Bolivie, le pays le plus pauvre de l'Amérique du Sud, traverse actuellement une grave crise politique et le gouvernement socialiste ne parvient pas à ouvrir des négociations avec l'opposition libérale et conservatrice.
La mesure du Congrès prévoit que les mandats de M. Morales et d'Alvaro Garcia Linera, qui s'achèvent en janvier 2011, pourront être révoqués si les opposants à l'exécutif actuel réunissent davantage de suffrages que le score obtenu par les deux hommes aux élections de décembre 2005, soit 53,74 %.
Le même système sera appliqué pour les gouverneurs des régions de La Paz, de Santa Cruz, de Cochabamba, de Tarija, de Chuquisaca, d'Oruro, de Potosi, de Beni et de Pando.
La proposition, faite par le chef de l'État en décembre, avait aussitôt été entérinée par la Chambre des députés, où Evo Morales dispose d'une majorité mais n'avait pas été, jusqu'ici, approuvée par le Sénat où l'opposition est majoritaire.
En franchissant le pas hier, l'opposition libérale et conservatrice a sans doute estimé avoir le vent en poupe et pouvoir gagner le référendum après le vote favorable sur l'autonomie de la puissante région de Santa Cruz, dimanche dernier.
La Bolivie, le pays le plus pauvre de l'Amérique du Sud, traverse actuellement une grave crise politique et le gouvernement socialiste ne parvient pas à ouvrir des négociations avec l'opposition libérale et conservatrice.
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