Crise alimentaire : des complices
Il est beaucoup question ces jours-ci de la crise alimentaire mondiale qui fait en sorte que les prix de la plupart des céréales (maïs, blé, riz, etc.) connaissent des augmentations spectaculaires empêchant des millions d'êtres humains de pouvoir se nourrir adéquatement.
Les spécialistes s'entendent pour dire que la production de biocarburants à partir du maïs est une des causes de cette crise. Dans sa lettre au Devoir du 28 avril dernier, Christian Lacasse, président de l'Union des producteurs agricoles (UPA) y allait de son analyse. Bien qu'il ait raison sur plusieurs points, comment peut-il demeurer muet en évitant d'aborder l'envoi de 300 000 tonnes de maïs pour faire rouler nos grosses bagnoles et autres VUS? Il ose même affirmer qu'«il se pourrait fort bien que nous commencions à toucher aux limites de la production alimentaire mondiale, que la planète mange davantage qu'elle ne produit...».
Évidemment, si une partie de cette nourriture est transformée en essence! Non seulement la production de maïs est l'une des productions les plus énergivores et les plus polluantes qui soient, mais sa transformation en éthanol prive de nourriture des millions de gens parmi les plus pauvres de la planète. On le répète, l'utilisation de maïs pour produire de l'éthanol est un crime contre l'humanité.
Pendant ce temps, à Ottawa, on s'apprête voter le projet de loi C-33 qui haussera à 5 % le seuil minimum d'éthanol dans l'essence! Seul le NPD s'est prononcé contre. On le sait, à l'heure actuelle, seul l'éthanol-maïs est rentable. Dans quelques années, on pourra produire de l'éthanol à partir de déchets forestiers, agricoles ou même d'huiles usées. Ces avenues sont fort intéressantes. Mais, pour l'instant, s'ils ont la moindre conscience humanitaire, non seulement les députés devraient voter contre ce projet de loi, mais carrément interdire la production d'éthanol à partir du maïs. Et pourquoi pas imposer une taxe de 10 000 $ aux acheteurs de VUS qui pourrait servir à envoyer du maïs à ceux qui crèvent de faim?
Les spécialistes s'entendent pour dire que la production de biocarburants à partir du maïs est une des causes de cette crise. Dans sa lettre au Devoir du 28 avril dernier, Christian Lacasse, président de l'Union des producteurs agricoles (UPA) y allait de son analyse. Bien qu'il ait raison sur plusieurs points, comment peut-il demeurer muet en évitant d'aborder l'envoi de 300 000 tonnes de maïs pour faire rouler nos grosses bagnoles et autres VUS? Il ose même affirmer qu'«il se pourrait fort bien que nous commencions à toucher aux limites de la production alimentaire mondiale, que la planète mange davantage qu'elle ne produit...».
Évidemment, si une partie de cette nourriture est transformée en essence! Non seulement la production de maïs est l'une des productions les plus énergivores et les plus polluantes qui soient, mais sa transformation en éthanol prive de nourriture des millions de gens parmi les plus pauvres de la planète. On le répète, l'utilisation de maïs pour produire de l'éthanol est un crime contre l'humanité.
Pendant ce temps, à Ottawa, on s'apprête voter le projet de loi C-33 qui haussera à 5 % le seuil minimum d'éthanol dans l'essence! Seul le NPD s'est prononcé contre. On le sait, à l'heure actuelle, seul l'éthanol-maïs est rentable. Dans quelques années, on pourra produire de l'éthanol à partir de déchets forestiers, agricoles ou même d'huiles usées. Ces avenues sont fort intéressantes. Mais, pour l'instant, s'ils ont la moindre conscience humanitaire, non seulement les députés devraient voter contre ce projet de loi, mais carrément interdire la production d'éthanol à partir du maïs. Et pourquoi pas imposer une taxe de 10 000 $ aux acheteurs de VUS qui pourrait servir à envoyer du maïs à ceux qui crèvent de faim?
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