Venezuela - Jimmy Carter propose un référendum ou un amendement constitutionnel
22 janvier 2003
Actualités internationales
Caracas — L'ex-président américain Jimmy Carter a donné hier un coup d'accélérateur à la recherche d'une sortie pacifique de la crise vénézuélienne en proposant à la communauté internationale de soutenir deux solutions électorales, déjà acceptées par le président Hugo Chavez.
La vraie nouveauté de ces propositions réside dans la fixation d'une date butoir, le 19 août, pour l'organisation d'une consultation électorale garantie par la communauté internationale, afin de sortir le plus rapidement possible d'une crise qui entre aujourd'hui dans son 52e jour de grève.
«J'ai deux propositions que je présenterai au groupe d'amis» qui doit se réunir vendredi à Washington, a dit Jimmy Carter au cours d'une conférence de presse après avoir rencontré à deux reprises, lundi soir puis hier matin, le président Chavez: «un référendum» sur le maintien au pouvoir du président Hugo Chavez, fixé au 19 août prochain, ou un «amendement constitutionnel» sur la réduction de la durée du mandat présidentiel, qui ouvrirait la porte à des élections.
«La proposition est d'arriver au 19 août, et ainsi, il n'y aura aucun retard, aucun truquage», parce que ces propositions seront «présentées à la communauté internationale au-travers du groupe d'amis», a déclaré M. Carter.
Alors que les négociations étaient dans l'impasse, un «groupe de pays amis» composé du Brésil, du Chili, du Mexique, des États-Unis, de l'Espagne et du Portugal, avait été formé la semaine dernière à Quito.
Le président vénézuélien, interrogé après sa rencontre avec Jimmy Carter, a affirmé qu'il acceptera ces deux formules électorales à condition que «l'opposition respecte la Constitution».
Jimmy Carter a expliqué que les deux propositions n'étaient pas exclusives et qu'elles seront présentées aujourd'hui à l'opposition et discutées à «la table de négociations» sous la médiation du secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), César Gaviria.
Si l'opposition acceptait ces propositions, le mouvement de grève pourrait être levé alors que la production pétrolière vénézuélienne, dont les défaillances augmentent les tensions sur le marché pétrolier mondial, pourrait reprendre plus rapidement.
Le 19 août correspond à la date de mi-mandat du président vénézuélien élu en 2000 pour six ans. La Constitution prévoit la possibilité d'un référendum révocatoire à partir de cette date.
Un amendement constitutionnel sur la durée du mandat présidentiel pourrait de son côté permettre d'organiser des élections toujours avec la date butoir du 19 août, selon l'ancien président américain.
Le président Chavez a réaffirmé sa disposition à une réforme constitutionnelle qui réduirait son mandat présidentiel «à quatre ou trois ans», a commenté l'ex-président Jimmy Carter. Celui-ci est actuellement de six ans. La tenue d'un référendum révocatoire, mais à partir du 19 août, était la proposition du président vénézuélien à la table de négociations.
Dans tous les cas, «le président a promis qu'il respectera la décision du peuple», a conclu Jimmy Carter.
Quant au référendum consultatif que demande l'opposition pour le 2 février, l'ancien président américain a souligné qu'il pouvait se tenir, sans doute pas à la date avancée, mais qu'il n'avait pas de conséquences obligatoires sur la permanence au pouvoir d'Hugo Chavez. En revanche, a-t-il ajouté, «il a beaucoup d'implications politiques».
Hier, malgré les violences qui ont émaillé lundi un rassemblement anti-Chavez à 40 kilomètres de Caracas, faisant au moins un mort et 25 blessés, l'opposition a encore appelé à des manifestations dans le pays. Les partisans du président vénézuélien se préparaient de leur côté pour demain à une manifestation nationale de masse dans la capitale vénézuélienne.
La vraie nouveauté de ces propositions réside dans la fixation d'une date butoir, le 19 août, pour l'organisation d'une consultation électorale garantie par la communauté internationale, afin de sortir le plus rapidement possible d'une crise qui entre aujourd'hui dans son 52e jour de grève.
«J'ai deux propositions que je présenterai au groupe d'amis» qui doit se réunir vendredi à Washington, a dit Jimmy Carter au cours d'une conférence de presse après avoir rencontré à deux reprises, lundi soir puis hier matin, le président Chavez: «un référendum» sur le maintien au pouvoir du président Hugo Chavez, fixé au 19 août prochain, ou un «amendement constitutionnel» sur la réduction de la durée du mandat présidentiel, qui ouvrirait la porte à des élections.
«La proposition est d'arriver au 19 août, et ainsi, il n'y aura aucun retard, aucun truquage», parce que ces propositions seront «présentées à la communauté internationale au-travers du groupe d'amis», a déclaré M. Carter.
Alors que les négociations étaient dans l'impasse, un «groupe de pays amis» composé du Brésil, du Chili, du Mexique, des États-Unis, de l'Espagne et du Portugal, avait été formé la semaine dernière à Quito.
Le président vénézuélien, interrogé après sa rencontre avec Jimmy Carter, a affirmé qu'il acceptera ces deux formules électorales à condition que «l'opposition respecte la Constitution».
Jimmy Carter a expliqué que les deux propositions n'étaient pas exclusives et qu'elles seront présentées aujourd'hui à l'opposition et discutées à «la table de négociations» sous la médiation du secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), César Gaviria.
Si l'opposition acceptait ces propositions, le mouvement de grève pourrait être levé alors que la production pétrolière vénézuélienne, dont les défaillances augmentent les tensions sur le marché pétrolier mondial, pourrait reprendre plus rapidement.
Le 19 août correspond à la date de mi-mandat du président vénézuélien élu en 2000 pour six ans. La Constitution prévoit la possibilité d'un référendum révocatoire à partir de cette date.
Un amendement constitutionnel sur la durée du mandat présidentiel pourrait de son côté permettre d'organiser des élections toujours avec la date butoir du 19 août, selon l'ancien président américain.
Le président Chavez a réaffirmé sa disposition à une réforme constitutionnelle qui réduirait son mandat présidentiel «à quatre ou trois ans», a commenté l'ex-président Jimmy Carter. Celui-ci est actuellement de six ans. La tenue d'un référendum révocatoire, mais à partir du 19 août, était la proposition du président vénézuélien à la table de négociations.
Dans tous les cas, «le président a promis qu'il respectera la décision du peuple», a conclu Jimmy Carter.
Quant au référendum consultatif que demande l'opposition pour le 2 février, l'ancien président américain a souligné qu'il pouvait se tenir, sans doute pas à la date avancée, mais qu'il n'avait pas de conséquences obligatoires sur la permanence au pouvoir d'Hugo Chavez. En revanche, a-t-il ajouté, «il a beaucoup d'implications politiques».
Hier, malgré les violences qui ont émaillé lundi un rassemblement anti-Chavez à 40 kilomètres de Caracas, faisant au moins un mort et 25 blessés, l'opposition a encore appelé à des manifestations dans le pays. Les partisans du président vénézuélien se préparaient de leur côté pour demain à une manifestation nationale de masse dans la capitale vénézuélienne.
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