Nombre record de «réfugiés de l'intérieur»
18 avril 2008
Actualités internationales
Genève — La crise des déplacés s'est aggravée l'an dernier, particulièrement en Irak, en République démocratique du Congo (RDC) et en Somalie, a indiqué hier le Centre de surveillance des déplacements internes (IDMC), évaluant à plus de 26 millions le nombre de personnes déplacées à l'intérieur même de leur pays.
Le nombre de déplacés internes — catégorie distincte des réfugiés stricto sensu qui fuient à l'étranger — a atteint l'an dernier son niveau le plus élevé depuis le début des années 1990, a annoncé le Centre de surveillance lors d'une conférence de presse à Genève.
Pour 2006, l'IDMC, un organisme qui dépend du Conseil norvégien pour les réfugiés, avait évalué à 24,5 millions le nombre de déplacés internes dans le monde, en augmentation de quatre millions.
Dans plus de 50 pays, ces déplacés, particulièrement les femmes et les enfants, «ont trop souvent été victimes des violations les plus graves des droits de l'homme», ont déploré les auteurs du rapport annuel de l'IDMC.
«Ils ont été confrontés à des agressions continuelles, à la faim, aux maladies et au manque d'abri digne de ce nom», ont-ils poursuivi.
La hausse des prix des produits alimentaires frappe de plein fouet les personnes déplacées, a noté, en présentant le rapport, le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres.
Les déplacés «sont touchés dans leur vie, ils en souffrent mais aussi par le fait que la hausse des prix des denrées alimentaires, en augmentant la pauvreté, génère de l'instabilité et des affrontements qui, eux-mêmes, contribuent à déclencher des guerres et des conflits», a-t-il ajouté.
«Quand on voit la situation au Darfour et l'attaque d'un village par un groupe de Janjawids [miliciens arabes alliés à Khartoum], c'est vrai que cela a une dimension politique, mais c'est vrai aussi qu'il y a de plus en plus d'affrontements pour la maîtrise des rares ressources en eau», a-t-il cité comme exemple. M. Guterres, a dénoncé «la réticence de certains États à fournir une protection et une aide adéquates à leurs propres populations déracinées».
L'an dernier, le nombre de personnes déplacées s'est accru fortement en Irak, pays qui dénombrait 2,5 millions de déplacés à la fin de 2007, soit un million de plus qu'à la fin de l'année précédente. Le même phénomène a été constaté en République démocratique du Congo (1,4 million de déplacés) et en Somalie (un million).
Leur nombre a en outre continué d'augmenter au Soudan et en Colombie, qui comptent respectivement de 5,8 et de quatre millions de personnes. À eux cinq, ces pays rassemblent plus de la moitié des personnes déplacées dans le monde.
Le nombre de déplacés internes — catégorie distincte des réfugiés stricto sensu qui fuient à l'étranger — a atteint l'an dernier son niveau le plus élevé depuis le début des années 1990, a annoncé le Centre de surveillance lors d'une conférence de presse à Genève.
Pour 2006, l'IDMC, un organisme qui dépend du Conseil norvégien pour les réfugiés, avait évalué à 24,5 millions le nombre de déplacés internes dans le monde, en augmentation de quatre millions.
Dans plus de 50 pays, ces déplacés, particulièrement les femmes et les enfants, «ont trop souvent été victimes des violations les plus graves des droits de l'homme», ont déploré les auteurs du rapport annuel de l'IDMC.
«Ils ont été confrontés à des agressions continuelles, à la faim, aux maladies et au manque d'abri digne de ce nom», ont-ils poursuivi.
La hausse des prix des produits alimentaires frappe de plein fouet les personnes déplacées, a noté, en présentant le rapport, le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres.
Les déplacés «sont touchés dans leur vie, ils en souffrent mais aussi par le fait que la hausse des prix des denrées alimentaires, en augmentant la pauvreté, génère de l'instabilité et des affrontements qui, eux-mêmes, contribuent à déclencher des guerres et des conflits», a-t-il ajouté.
«Quand on voit la situation au Darfour et l'attaque d'un village par un groupe de Janjawids [miliciens arabes alliés à Khartoum], c'est vrai que cela a une dimension politique, mais c'est vrai aussi qu'il y a de plus en plus d'affrontements pour la maîtrise des rares ressources en eau», a-t-il cité comme exemple. M. Guterres, a dénoncé «la réticence de certains États à fournir une protection et une aide adéquates à leurs propres populations déracinées».
L'an dernier, le nombre de personnes déplacées s'est accru fortement en Irak, pays qui dénombrait 2,5 millions de déplacés à la fin de 2007, soit un million de plus qu'à la fin de l'année précédente. Le même phénomène a été constaté en République démocratique du Congo (1,4 million de déplacés) et en Somalie (un million).
Leur nombre a en outre continué d'augmenter au Soudan et en Colombie, qui comptent respectivement de 5,8 et de quatre millions de personnes. À eux cinq, ces pays rassemblent plus de la moitié des personnes déplacées dans le monde.
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