Irak - Bagdad sévit contre les déserteurs
Les opérations contre les miliciens chiites vont se poursuivre à Sadr City
14 avril 2008
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Une femme pleure dans le quartier pilonné de Sadr City, bastion de la milice du chef radical Moqtada Sadr.
Bagdad — Le gouvernement irakien a puni des centaines de membres des forces de sécurité qui ont refusé récemment de se battre contre des miliciens chiites, et a assuré hier vouloir chasser ceux-ci de leur bastion de Bagdad.
Le porte-parole du ministère de l'Intérieur Abdel Karim Khalaf, a annoncé la mise à pied de 1300 soldats et policiers après les affrontements qui avaient débuté le 25 mars à Bassora, à 550 km au sud de Bagdad.
Les violences se sont rapidement étendues à d'autres villes du sud de l'Irak, ainsi qu'aux quartiers chiites de Bagdad, notamment Sadr City, bastion de la milice du chef radical Moqtada Sadr, et ont fait au moins 700 morts.
«Les membres des forces de sécurité qui n'ont pas fait leur devoir à Bassora et à Kout ont été renvoyés», a indiqué le général Khalaf. Le gouvernement a toujours assuré que l'opération lancée à Bassora visait des «criminels», qui terrorisaient la population. Mais l'armée du Mahdi, la milice de Moqtada Sadr, farouchement anti-américain, a considéré qu'elle était visée et a pris les armes contre les forces gouvernementales.
Les violences ont baissé d'intensité le 30 mars après un appel de Moqtada Sadr à ses combattants de se retirer des rues. Le gouvernement s'était engagé à ne pas poursuivre des individus de façon arbitraire.
Après un calme d'une semaine, les combats ont repris le 6 avril à Sadr City, dans le nord-est de Bagdad. Ils ont fait depuis quelque 90 morts, et le quartier est encore sous couvre-feu partiel.
Le porte-parole du gouvernement, Ali al-Dabbagh, a annoncé que les opérations contre les miliciens chiites allaient se poursuivre dans ce secteur de la capitale irakienne, qui abrite plus de deux millions d'habitants. «Nous ne nous arrêterons pas tant que les habitants de Sadr City n'auront pas une vie normale», a-t-il déclaré à l'AFP.
«Je ne peux pas vous dire combien de jours, ou combien de mois, mais [les forces de sécurité] ne partiront pas tant qu'elles n'auront pas pacifié Sadr City», a-t-il affirmé. Toutefois, a déclaré M. Dabbagh, «le gouvernement ne vise aucune force politique particulière». «Tout individu qui est armé sera poursuivi. Cela ne dépend pas de son appartenance politique, qu'il soit un sadriste ou d'une autre formation».
Objectifs politiques
Les sadristes ont réagi en accusant le gouvernement d'utiliser les forces de sécurité pour affaiblir leur mouvement, très bien implanté dans les couches défavorisées de la société, avant des élections locales prévues en octobre.
«La déclaration [de M. Dabbagh] démontre que le gouvernement s'entête à vouloir utiliser les forces de sécurité pour poursuivre des objectifs politiques avant les élections», a déclaré le porte-parole sadriste dans la ville sainte de Najaf, Salah al-Obeidi.
Le mouvement sadriste accuse régulièrement le gouvernement de Nouri al-Maliki de servir les intérêts de son grand rival au sein de la communauté chiite, le Conseil suprême islamique d'Irak (CSII) d'Abdel Aziz Hakim.
Il reproche également au premier ministre de ne pas exiger un calendrier précis de retrait des forces américaines d'Irak, et de faire le jeu de «l'occupant».
Parlant devant la presse avec M. Dabbagh, un porte-parole américain, le contre-amiral Patrick Driscoll a assuré que ceux qui étaient visés étaient «des individus armés qui lancent des attaques contre des citoyens respectueux de la loi et contre les forces de sécurité».
Il a assuré que les opérations contre «les bandes armées» et contre «des criminels» se poursuivaient à Bassora et «qu'il y avait encore beaucoup à faire», mais que la situation retournait à la normale dans la deuxième ville du pays. Il a annoncé que, jusqu'à présent, les forces de sécurité irakiennes avaient arrêté «plus de 430 criminels, dont 28 condamnés à mort».
Hier matin, un tir d'un missile par un hélicoptère américain a tué deux miliciens près de Sadr City, mais une deuxième frappe a blessé deux militaires américains et trois civils.
Le porte-parole du ministère de l'Intérieur Abdel Karim Khalaf, a annoncé la mise à pied de 1300 soldats et policiers après les affrontements qui avaient débuté le 25 mars à Bassora, à 550 km au sud de Bagdad.
Les violences se sont rapidement étendues à d'autres villes du sud de l'Irak, ainsi qu'aux quartiers chiites de Bagdad, notamment Sadr City, bastion de la milice du chef radical Moqtada Sadr, et ont fait au moins 700 morts.
«Les membres des forces de sécurité qui n'ont pas fait leur devoir à Bassora et à Kout ont été renvoyés», a indiqué le général Khalaf. Le gouvernement a toujours assuré que l'opération lancée à Bassora visait des «criminels», qui terrorisaient la population. Mais l'armée du Mahdi, la milice de Moqtada Sadr, farouchement anti-américain, a considéré qu'elle était visée et a pris les armes contre les forces gouvernementales.
Les violences ont baissé d'intensité le 30 mars après un appel de Moqtada Sadr à ses combattants de se retirer des rues. Le gouvernement s'était engagé à ne pas poursuivre des individus de façon arbitraire.
Après un calme d'une semaine, les combats ont repris le 6 avril à Sadr City, dans le nord-est de Bagdad. Ils ont fait depuis quelque 90 morts, et le quartier est encore sous couvre-feu partiel.
Le porte-parole du gouvernement, Ali al-Dabbagh, a annoncé que les opérations contre les miliciens chiites allaient se poursuivre dans ce secteur de la capitale irakienne, qui abrite plus de deux millions d'habitants. «Nous ne nous arrêterons pas tant que les habitants de Sadr City n'auront pas une vie normale», a-t-il déclaré à l'AFP.
«Je ne peux pas vous dire combien de jours, ou combien de mois, mais [les forces de sécurité] ne partiront pas tant qu'elles n'auront pas pacifié Sadr City», a-t-il affirmé. Toutefois, a déclaré M. Dabbagh, «le gouvernement ne vise aucune force politique particulière». «Tout individu qui est armé sera poursuivi. Cela ne dépend pas de son appartenance politique, qu'il soit un sadriste ou d'une autre formation».
Objectifs politiques
Les sadristes ont réagi en accusant le gouvernement d'utiliser les forces de sécurité pour affaiblir leur mouvement, très bien implanté dans les couches défavorisées de la société, avant des élections locales prévues en octobre.
«La déclaration [de M. Dabbagh] démontre que le gouvernement s'entête à vouloir utiliser les forces de sécurité pour poursuivre des objectifs politiques avant les élections», a déclaré le porte-parole sadriste dans la ville sainte de Najaf, Salah al-Obeidi.
Le mouvement sadriste accuse régulièrement le gouvernement de Nouri al-Maliki de servir les intérêts de son grand rival au sein de la communauté chiite, le Conseil suprême islamique d'Irak (CSII) d'Abdel Aziz Hakim.
Il reproche également au premier ministre de ne pas exiger un calendrier précis de retrait des forces américaines d'Irak, et de faire le jeu de «l'occupant».
Parlant devant la presse avec M. Dabbagh, un porte-parole américain, le contre-amiral Patrick Driscoll a assuré que ceux qui étaient visés étaient «des individus armés qui lancent des attaques contre des citoyens respectueux de la loi et contre les forces de sécurité».
Il a assuré que les opérations contre «les bandes armées» et contre «des criminels» se poursuivaient à Bassora et «qu'il y avait encore beaucoup à faire», mais que la situation retournait à la normale dans la deuxième ville du pays. Il a annoncé que, jusqu'à présent, les forces de sécurité irakiennes avaient arrêté «plus de 430 criminels, dont 28 condamnés à mort».
Hier matin, un tir d'un missile par un hélicoptère américain a tué deux miliciens près de Sadr City, mais une deuxième frappe a blessé deux militaires américains et trois civils.
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