samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Irak - Bagdad sévit contre les déserteurs

Les opérations contre les miliciens chiites vont se poursuivre à Sadr City

14 avril 2008  Actualités internationales
Une femme pleure dans le quartier pilonné de Sadr City, bastion de la milice du chef radical Moqtada Sadr.
Photo : Agence Reuters
Une femme pleure dans le quartier pilonné de Sadr City, bastion de la milice du chef radical Moqtada Sadr.
Bagdad — Le gouvernement irakien a puni des centaines de membres des forces de sécurité qui ont refusé récemment de se battre contre des miliciens chiites, et a assuré hier vouloir chasser ceux-ci de leur bastion de Bagdad.

Le porte-parole du ministère de l'Intérieur Abdel Karim Khalaf, a annoncé la mise à pied de 1300 soldats et policiers après les affrontements qui avaient débuté le 25 mars à Bassora, à 550 km au sud de Bagdad.

Les violences se sont rapidement étendues à d'autres villes du sud de l'Irak, ainsi qu'aux quartiers chiites de Bagdad, notamment Sadr City, bastion de la milice du chef radical Moqtada Sadr, et ont fait au moins 700 morts.

«Les membres des forces de sécurité qui n'ont pas fait leur devoir à Bassora et à Kout ont été renvoyés», a indiqué le général Khalaf. Le gouvernement a toujours assuré que l'opération lancée à Bassora visait des «criminels», qui terrorisaient la population. Mais l'armée du Mahdi, la milice de Moqtada Sadr, farouchement anti-américain, a considéré qu'elle était visée et a pris les armes contre les forces gouvernementales.

Les violences ont baissé d'intensité le 30 mars après un appel de Moqtada Sadr à ses combattants de se retirer des rues. Le gouvernement s'était engagé à ne pas poursuivre des individus de façon arbitraire.

Après un calme d'une semaine, les combats ont repris le 6 avril à Sadr City, dans le nord-est de Bagdad. Ils ont fait depuis quelque 90 morts, et le quartier est encore sous couvre-feu partiel.

Le porte-parole du gouvernement, Ali al-Dabbagh, a annoncé que les opérations contre les miliciens chiites allaient se poursuivre dans ce secteur de la capitale irakienne, qui abrite plus de deux millions d'habitants. «Nous ne nous arrêterons pas tant que les habitants de Sadr City n'auront pas une vie normale», a-t-il déclaré à l'AFP.

«Je ne peux pas vous dire combien de jours, ou combien de mois, mais [les forces de sécurité] ne partiront pas tant qu'elles n'auront pas pacifié Sadr City», a-t-il affirmé. Toutefois, a déclaré M. Dabbagh, «le gouvernement ne vise aucune force politique particulière». «Tout individu qui est armé sera poursuivi. Cela ne dépend pas de son appartenance politique, qu'il soit un sadriste ou d'une autre formation».

Objectifs politiques

Les sadristes ont réagi en accusant le gouvernement d'utiliser les forces de sécurité pour affaiblir leur mouvement, très bien implanté dans les couches défavorisées de la société, avant des élections locales prévues en octobre.

«La déclaration [de M. Dabbagh] démontre que le gouvernement s'entête à vouloir utiliser les forces de sécurité pour poursuivre des objectifs politiques avant les élections», a déclaré le porte-parole sadriste dans la ville sainte de Najaf, Salah al-Obeidi.

Le mouvement sadriste accuse régulièrement le gouvernement de Nouri al-Maliki de servir les intérêts de son grand rival au sein de la communauté chiite, le Conseil suprême islamique d'Irak (CSII) d'Abdel Aziz Hakim.

Il reproche également au premier ministre de ne pas exiger un calendrier précis de retrait des forces américaines d'Irak, et de faire le jeu de «l'occupant».

Parlant devant la presse avec M. Dabbagh, un porte-parole américain, le contre-amiral Patrick Driscoll a assuré que ceux qui étaient visés étaient «des individus armés qui lancent des attaques contre des citoyens respectueux de la loi et contre les forces de sécurité».

Il a assuré que les opérations contre «les bandes armées» et contre «des criminels» se poursuivaient à Bassora et «qu'il y avait encore beaucoup à faire», mais que la situation retournait à la normale dans la deuxième ville du pays. Il a annoncé que, jusqu'à présent, les forces de sécurité irakiennes avaient arrêté «plus de 430 criminels, dont 28 condamnés à mort».

Hier matin, un tir d'un missile par un hélicoptère américain a tué deux miliciens près de Sadr City, mais une deuxième frappe a blessé deux militaires américains et trois civils.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012