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La grogne des ménages

Une tranche de mangue en attendant les clients, se sont dits ces deux enfants de Port-au-Prince.
Photo : Agence Reuters
Une tranche de mangue en attendant les clients, se sont dits ces deux enfants de Port-au-Prince.
La Haye — Ça grogne dans les ménages néerlandais. Dans ce pays de maraîchers hors pair, efficaces et prudents, le prix des tomates et des concombres augmente plus vite que le rythme de l'inflation. Ici, on cultive essentiellement en serre, et les profits de la Dutch Shell signifient que les tomates de serre coûtent beaucoup plus cher à la ménagère néerlandaise. Des serres, ça se chauffe, et le printemps n'est pas encore arrivé. Et le pétrole de la Dutch Shell coûte sans cesse plus cher.
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  • Yvon Montoya - Abonné
    13 avril 2008 08 h 37
    le monde tel qu'il va...
    Vous voyez, habituellement il y a des réactions à la tonne mais votre sujet ne donne pas le frisson humaniste tellement nous sommes lobotomisés à l'indifférence généralisée. Ça veut dire que le monde tel qu'il va, ira de pis en pis. Après on se demande pourquoi on ne devient pas cynique. Si seulement il n'y avait que votre article, non, les autres dans les autres sphères occidentales riches et repues reçoivent le même mépris. Pourtant, Haïti est juste sur le trottoir là où se trouvent nos magasins riches de victuailles. Après ça, on nous parlera du christianisme charitable comme héritage en Occident chrétien. Ça ne fait pas encore spectacle mais ça va venir.
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    13 avril 2008 13 h 18
    Ti-père Montoya
    "On n'a vu un mort de faim passé avec dignité devant une vitrine du centre ville de Montréal débordante de victuailles sans avoir un sursaut dans l'estomac. Le problème, la vitrine, ce sont les médias qu'il entrevoit là ou il est en train de mourir avec sa famille. Réciproquement, au cours de notre diner, nous verrons le journaliste à la cravate bien mise et la larme à l'oeil nous faire un reportage sur cette mort. On s'en fout qu'ils crèvent de faim. Ici et ainsi de suite" (Montoya)

    Traduction s.v.p. C'est quoi ça, ça veut dire quoi (les morts ambulants...) Faudrait peut-être laisser les vrais journalistes, comme vous dites, s'exprimer sur le sujet. C'est plus compréhensible...comme le fait si bien M. Courtemance. Alors, il n'y a pas lieu d'en rajouter par un discours incohérent.

    La faim dans le monde, ce n'est plus un sujet très, très nouveau; quand ce n'est pas au Biafra, c'est ailleurs... et ici même au Québec.

    Alors, pourquoi parler d'ailleurs, quand on devrait se préoccuper, en premier lieu, de ce qui se passe au Québec. Charité bien ordonnée commence par soi-même.
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  • Claude L'Heureux - Abonné
    13 avril 2008 15 h 26
    Le pieds sur l'accélérateur
    Lundi-matin, le boulevard du Versant-Nord, comme tout le réseau routier de la capitale-qui-ne-veut-pas-être-nationale, verra défiler un long cortège de mono-automobilistes se rendant au travail sans se soucier de la pollution ni de l'impact sur le prix des produits vitaux pour les moins chanceux de la planète. Leur confort à tout prix les empêchent de comprendre les avantages de laisser leur auto à la maison pour prendre le transport-en-commun. S'ils pouvaient imaginer ce qui arriverait si tous les automobilistes du monde laissaient leur auto à la maison pour aller travailler: le prix du baril chuterait et tous le reste avec.

    Claude L'Heureux, Québec
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