samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Au moins cinq morts depuis vendredi - Haïti : les manifestations contre la vie chère se poursuivent

Port-au-Prince — Une personne a été tuée par balle hier en Haïti au cours de nouvelles manifestations visant à dénoncer la pauvreté et le coût de la vie, après celles de la semaine dernière qui s'étaient soldées par quatre morts et une trentaine de blessés.

Aux Cayes, à 190 km au sud de la capitale Port-au-Prince, plusieurs milliers de personnes ont manifesté devant la résidence d'un parlementaire. Des tirs ont été entendus et une personne, touchée au visage, est décédée, a indiqué Wenchell Jean-Baptiste, directeur d'une chaîne de télévision locale. Dans la ville, des barricades de pneus enflammés ont été érigées, selon des témoins.

À Port-au-Prince, un millier de manifestants se sont rassemblés devant le Palais national, siège de la présidence haïtienne, et devant le Parlement. Des vitres de véhicules ont été cassées par des manifestants scandant des slogans dénonçant la vie chère et la misère, devant le ministère du Commerce.

Ces manifestations se doublaient hier dans la capitale haïtienne d'une grève des chauffeurs des véhicules de transport collectif, paralysant l'activité.

Les manifestations ont débuté jeudi avec des débuts d'émeute enregistrés dans plusieurs villes, notamment dans le sud du pays où des installations de l'ONU ont été attaquées par des manifestants en colère. Trois véhicules des Nations unies ont été incendiés et un bâtiment détruit.

L'ONU, qui compte plus de 7000 Casques bleus en Haïti, avait condamné la violence et menacé de poursuivre en justice les auteurs d'actes de vandalisme contre ses installations dans le sud du pays.

Vendredi, au moins quatre personnes ont été tuées, quinze blessées par balle et seize à l'arme blanche aux Cayes, lors de pillages de camions de nourriture et de dépôts alimentaires, selon un bilan non officiel établi par un parlementaire local, le sénateur Gabriel Fortuné.

Le premier ministre haïtien, Jacques-Édouard Alexis, avait fermement condamné les violences survenues lors des manifestations et mis en garde contre toute manipulation de la population qui réclame de meilleures conditions de vie. Il a aussi annoncé de nouvelles mesures pour venir en aide aux plus pauvres.

«Les mesures prendront du temps. Il faut de la patience», a souligné M. Alexis. Il a annoncé la création de milliers d'emplois pour les jeunes, l'ouverture de restaurants communautaires et universitaires et l'octroi de crédits aux petits entrepreneurs, dans le cadre d'un programme d'actions solidaires d'une enveloppe de 1,6 milliard de gourdes (42 millions de dollars).
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012