Neuf jours après l'élection - Nouveau report au Zimbabwe
La pression diplomatique s'accroît sur Mugabe
8 avril 2008
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
La police anti-émeute gardait la Haute Cour hier à Harare.
Harare — La justice zimbabwéenne a reporté hier sa décision sur la publication des résultats de la présidentielle, toujours en suspens neuf jours après le scrutin, tandis que le chef de l'État, Robert Mugabe, fourbissait ses armes en vue d'un second tour.
Pour sa part, le chef de l'opposition zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai, était hier en Afrique du Sud pour des entretiens privés. Cette visite à Johannesburg s'est déroulée dans la plus totale discrétion.
À Harare, le feuilleton judiciaire traînait en longueur. Le tribunal saisi la semaine dernière par l'opposition qui exige l'annonce immédiate de l'issue de la présidentielle du 29 mars, a de nouveau reporté sa décision au lendemain. Il s'est toutefois déclaré compétent pour traiter le recours, ce que contestait le parti au pouvoir.
Le MDC argue que les résultats doivent être publiés parce qu'ils sont déjà affichés depuis plus d'une semaine à l'extérieur de chaque bureau de vote. La commission électorale assure de son côté avoir besoin de temps pour vérifier les chiffres communiqués par chaque circonscription.
La Maison-Blanche et les Nations unies ont exhorté la commission électorale du Zimbabwe à publier les résultats sans plus attendre, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, appelant «tous les acteurs à [...] faire preuve de calme et de retenue».
L'Union européenne agit de son côté par l'intermédiaire des pays d'Afrique australe, notamment l'Afrique du Sud, le Botswana et la Tanzanie, qui préside l'Union africaine, a indiqué hier une source de l'entourage du diplomate en chef de l'UE Javier Solana.
Depuis la confirmation officielle mercredi de la défaite historique du parti au pouvoir aux législatives, une intense activité diplomatique se déploie en coulisses pour éviter que le pays ne bascule dans la violence.
Lorsqu'il avait revendiqué la victoire samedi, Tsvangirai avait appelé Mugabe au dialogue et assuré aux forces de l'ordre, pilier du régime, qu'il n'y a pas de représailles contre elles en cas de changement à la tête de l'État. Selon des sources diplomatiques concordantes, les dirigeants du MDC ont entamé, dès le surlendemain des élections, des pourparlers au plus haut niveau avec l'armée et la police.
La réponse du plus âgé des présidents d'Afrique a été de brandir la menace usée d'une recolonisation des terres, dans l'espoir de remobiliser son électorat. En trois jours, les fidèles de Mugabe ont envahi une trentaine de fermes appartenant à des Blancs. D'autres anciens combattants des années 1970, regroupés dans le Forum des vétérans de la libération du Zimbabwe, ont cependant exhorté le chef de l'État, au pouvoir depuis l'indépendance de la Rhodésie britannique en 1980, à faire preuve d'honneur en acceptant sa défaite.
Pour sa part, le chef de l'opposition zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai, était hier en Afrique du Sud pour des entretiens privés. Cette visite à Johannesburg s'est déroulée dans la plus totale discrétion.
À Harare, le feuilleton judiciaire traînait en longueur. Le tribunal saisi la semaine dernière par l'opposition qui exige l'annonce immédiate de l'issue de la présidentielle du 29 mars, a de nouveau reporté sa décision au lendemain. Il s'est toutefois déclaré compétent pour traiter le recours, ce que contestait le parti au pouvoir.
Le MDC argue que les résultats doivent être publiés parce qu'ils sont déjà affichés depuis plus d'une semaine à l'extérieur de chaque bureau de vote. La commission électorale assure de son côté avoir besoin de temps pour vérifier les chiffres communiqués par chaque circonscription.
La Maison-Blanche et les Nations unies ont exhorté la commission électorale du Zimbabwe à publier les résultats sans plus attendre, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, appelant «tous les acteurs à [...] faire preuve de calme et de retenue».
L'Union européenne agit de son côté par l'intermédiaire des pays d'Afrique australe, notamment l'Afrique du Sud, le Botswana et la Tanzanie, qui préside l'Union africaine, a indiqué hier une source de l'entourage du diplomate en chef de l'UE Javier Solana.
Depuis la confirmation officielle mercredi de la défaite historique du parti au pouvoir aux législatives, une intense activité diplomatique se déploie en coulisses pour éviter que le pays ne bascule dans la violence.
Lorsqu'il avait revendiqué la victoire samedi, Tsvangirai avait appelé Mugabe au dialogue et assuré aux forces de l'ordre, pilier du régime, qu'il n'y a pas de représailles contre elles en cas de changement à la tête de l'État. Selon des sources diplomatiques concordantes, les dirigeants du MDC ont entamé, dès le surlendemain des élections, des pourparlers au plus haut niveau avec l'armée et la police.
La réponse du plus âgé des présidents d'Afrique a été de brandir la menace usée d'une recolonisation des terres, dans l'espoir de remobiliser son électorat. En trois jours, les fidèles de Mugabe ont envahi une trentaine de fermes appartenant à des Blancs. D'autres anciens combattants des années 1970, regroupés dans le Forum des vétérans de la libération du Zimbabwe, ont cependant exhorté le chef de l'État, au pouvoir depuis l'indépendance de la Rhodésie britannique en 1980, à faire preuve d'honneur en acceptant sa défaite.
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