Les combats se sont poursuivis hier à Bagdad - Maliki somme Sadr de désarmer l'Armée du Mahdi
Le premier ministre irakien, Nouri al Maliki, a lancé hier un ultimatum à l'imam chiite Moqtada al-Sadr et ses partisans en menaçant de les priver d'élections si la milice de l'armée du Mahdi n'est pas dissoute.
«Une décision a été prise [pour] qu'ils n'aient plus le droit de participer à la vie politique ou d'être candidats aux élections à venir s'ils ne démantèlent pas l'Armée du Mahdi», a déclaré Maliki dans une interview à CNN.
Des élections pour renouveler les puissants conseils provinciaux sont prévues d'ici octobre, et les sadristes comptent pour la première fois y participer, avec de bonnes chances de battre les formations chiites moins populaires qui soutiennent Maliki dans le Sud.
En réponse, le mouvement de Moqtada al-Sadr s'est dit ouvert au dialogue pour résoudre la crise actuelle avec le gouvernement irakien, malgré la poursuite des violences qui ont fait au moins 18 tués à Bagdad.
«Notre porte est ouverte, avant la crise comme après la crise, pour résoudre ces problèmes par des voies pacifiques et par le dialogue», a déclaré le porte-parole du mouvement Sadr dans la ville sainte chiite de Najaf, Salah Obeïdi. «Si les hauts responsables du clergé chiite ordonnent à Moqtada al-Sadr de démanteler l'armée du Mahdi, alors il devra leur obéir», a également assuré M. Obeïdi.
Le gouvernement du premier ministre Nouri Al-Maliki est engagé depuis fin mars dans un bras de fer avec Moqtada al-Sadr et l'armée du Mahdi. De violents combats ont opposé du 25 au 30 mars dans les principales agglomérations chiites du pays les miliciens de Moqtada al-Sadr aux forces régulières irakiennes appuyées par l'armée américaine.
Ces affrontements, qui ont fait 700 morts selon l'ONU, ont été particulièrement violents dans le grand port pétrolier de Bassora ainsi qu'à Bagdad, dans l'immense banlieue chiite de Sadr City.
M. Maliki a réaffirmé sa détermination à poursuivre les opérations contre la milice dans tout le pays, y compris à Sadr City, tant que le gouvernement «n'aurait pas le contrôle de ces zones» et obtenu «une victoire décisive».
Après une accalmie due à la décision de l'imam Sadr d'appeler ses troupes à se retirer des rues, des combats ont à nouveau opposé les combattants sadristes aux forces de sécurité qui ont mené plusieurs raids dimanche à Sadr City, le grand bidonville de l'est de Bagdad.
Au moins 25 personnes ont été tuées et plus de 90 blessées, selon des sources hospitalières. Sept soldats américains ont aussi péri dans ces affrontements, dont deux dans un tir de roquette sur la zone verte ultraprotégée du centre de Bagdad, où sont regroupés le siège du gouvernement et les missions diplomatiques et où le personnel de l'ambassade des États-Unis est maintenant tenu de porter casques et gilets pare-balles.
Ce quartier de deux millions d'habitants, privé d'électricité, bouclé par les forces irakiennes depuis près de deux semaines et dont l'un des principaux marchés a été détruit dimanche par un incendie, commence à souffrir de graves difficultés d'approvisionnement en nourriture et en eau, selon ses résidents.
Sadr a formé l'armée du Mahdi après l'invasion de l'Irak par les forces américaines et ses alliées en mars 2003. La milice s'est soulevée à deux reprises en 2004 mais a soutenu l'accession au pouvoir de Maliki l'année suivante.
L'imam a rompu l'an dernier avec le premier ministre, en raison notamment du refus de Maliki de fixer un calendrier de retrait des troupes américaines.
«Une décision a été prise [pour] qu'ils n'aient plus le droit de participer à la vie politique ou d'être candidats aux élections à venir s'ils ne démantèlent pas l'Armée du Mahdi», a déclaré Maliki dans une interview à CNN.
Des élections pour renouveler les puissants conseils provinciaux sont prévues d'ici octobre, et les sadristes comptent pour la première fois y participer, avec de bonnes chances de battre les formations chiites moins populaires qui soutiennent Maliki dans le Sud.
En réponse, le mouvement de Moqtada al-Sadr s'est dit ouvert au dialogue pour résoudre la crise actuelle avec le gouvernement irakien, malgré la poursuite des violences qui ont fait au moins 18 tués à Bagdad.
«Notre porte est ouverte, avant la crise comme après la crise, pour résoudre ces problèmes par des voies pacifiques et par le dialogue», a déclaré le porte-parole du mouvement Sadr dans la ville sainte chiite de Najaf, Salah Obeïdi. «Si les hauts responsables du clergé chiite ordonnent à Moqtada al-Sadr de démanteler l'armée du Mahdi, alors il devra leur obéir», a également assuré M. Obeïdi.
Le gouvernement du premier ministre Nouri Al-Maliki est engagé depuis fin mars dans un bras de fer avec Moqtada al-Sadr et l'armée du Mahdi. De violents combats ont opposé du 25 au 30 mars dans les principales agglomérations chiites du pays les miliciens de Moqtada al-Sadr aux forces régulières irakiennes appuyées par l'armée américaine.
Ces affrontements, qui ont fait 700 morts selon l'ONU, ont été particulièrement violents dans le grand port pétrolier de Bassora ainsi qu'à Bagdad, dans l'immense banlieue chiite de Sadr City.
M. Maliki a réaffirmé sa détermination à poursuivre les opérations contre la milice dans tout le pays, y compris à Sadr City, tant que le gouvernement «n'aurait pas le contrôle de ces zones» et obtenu «une victoire décisive».
Après une accalmie due à la décision de l'imam Sadr d'appeler ses troupes à se retirer des rues, des combats ont à nouveau opposé les combattants sadristes aux forces de sécurité qui ont mené plusieurs raids dimanche à Sadr City, le grand bidonville de l'est de Bagdad.
Au moins 25 personnes ont été tuées et plus de 90 blessées, selon des sources hospitalières. Sept soldats américains ont aussi péri dans ces affrontements, dont deux dans un tir de roquette sur la zone verte ultraprotégée du centre de Bagdad, où sont regroupés le siège du gouvernement et les missions diplomatiques et où le personnel de l'ambassade des États-Unis est maintenant tenu de porter casques et gilets pare-balles.
Ce quartier de deux millions d'habitants, privé d'électricité, bouclé par les forces irakiennes depuis près de deux semaines et dont l'un des principaux marchés a été détruit dimanche par un incendie, commence à souffrir de graves difficultés d'approvisionnement en nourriture et en eau, selon ses résidents.
Sadr a formé l'armée du Mahdi après l'invasion de l'Irak par les forces américaines et ses alliées en mars 2003. La milice s'est soulevée à deux reprises en 2004 mais a soutenu l'accession au pouvoir de Maliki l'année suivante.
L'imam a rompu l'an dernier avec le premier ministre, en raison notamment du refus de Maliki de fixer un calendrier de retrait des troupes américaines.
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