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Démocratie au Zimbabwe

Qu'est-ce que la démocratie? Vaste question... On est plus tolérants pour les régimes peu démocratiques si, en relations internationales, ils se trouvent de notre bord... Les exemples abondent dans l'histoire américaine. Inversement, le Hamas, même élu démocratiquement, même désiré par son peuple, doit rester exclu. En 2006, on a demandé aux Palestiniens d'avoir un comportement «démocratique»... puis on a disqualifié leur choix qui n'était pas le bon.
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    7 avril 2008 06 h 01
    Résultats démocratiques quand on veut déloger ou fraude si on veut garder
    «les opposants tibétains ont déjà eu l'appui actif de la CIA (ce n'est plus vrai aujourd'hui)»

    Ah! La CIA a cessé ses activités!
    M. Brousseau pourrait-il nous divulguer ses sources?
    Sans doute a-t-il entendu un porte-parole de la CIA, déclarer: "Non non, plus maintenant"

    Voyons! Il ne faut pas être imbécile à ce point.
    La CIA ne lâche jamais, tant que les "régimes" en place ne correspondent pas aux intérêts US, la CIA est active.
    Active par la NED ou USAID ou même par Reporter sans Frontières.
    M. Ménard de RSF reçoit de petites subventions pour "défendre" la démocratie.

    "Robert Ménard confirme : RSF est bien financé par Bush."
    http://www.legrandsoir.info/spip.php?article2244

    "RSF DENONCÉE EN FRANCE : Robert Ménard a recours aux menaces"
    Reportage de JEAN-GUY ALLARD
    http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?

    "Robert Ménard et Reporters sans frontières financés par l'administration Bush"
    http://mecanopolis.wordpress.com/2008/04/04/
    robert-menard-et-reporters-sans-frontieres-finances-par-
    ladministration-bush/


    Le financement de RSF par la NED/CIA est clairement établi.

    Même sans savoir que RSF est "subventionné par la CIA, on constate que les actions de RSF, comme récemment avec le cas Tibet - Chine, n'est pas du travail de reportage, mais plutôt du travail politique. RSF est le porte-parole de la politique néolibérale US. C'est assez honteux pour une organisation journalistique. La règle #1 en journalisme, est de mettre de côté son allégeance et ses idées politiques pour rapporter les faits le plus neutres possible afin de mieux livrer la réalité "objective".

    Récemment l'UNESCO a retiré son patronage à Reporter sans Frontières, parce qu'elle considère que RSF fait de l'ingérence politique dans les affaires intérieures de pays collaborant "de bonne foi" avec elle pour l'avancement de l'éducation, la science et la culture.
    "RSF pris en flagrant délit de manipulation par l'UNESCO"
    http://www.voltairenet.org/article155918.html


    Au Zimbabwe, tout n'est pas si simple.
    Il est facile de trouver le méchant à abattre et de lui attribuer tous les torts.
    La diabolisation est facile.
    On diabolise peut-être un peu trop facilement.

    Il faut lire les nombreux journaux africains, pour se rendre compte que tout n'est pas si clair et que le diable de Mugabe, bien qu'il ait des torts, torts qu'il reconnaît et dont il se repent lui-même, n'est pas si sombre pour les Africains.
    Mugabe et son parti sont de farouches opposants aux intentions néolibérales de l'Europe.
    Pour la France, le Royaume-Uni et les ÉU, il est une bête noire à éliminer.
    Le Zimbabwe est l'un des pays d'Afrique qui "retarde" la mise en fonction des Accords de partenariat économique (APE) que l'activité néolibérale voudrait bien instauré sur le continent africain.

    ("Europe-Afrique : APE : un « partenariat » qui divise" http://www.bilaterals.org/article.php3?id_article=

    " Europe-Afrique : ce que les Commissaires ne disent pas"
    http://www.lesoir.be/forum/cartes_blanches/carte-
    blanche-europe-afrique-2007-11-07-559540.shtml

    Janvier 2008 " L'Afrique dit « non »"
    http://www.monde-diplomatique.fr/2008/01/RAMONET/1 )

    Les acteurs promouvant ce dossier ne sont pas indifférents au changement au Zimbabwe.
    Les pressions économiques accentuant le désastre de ce pays, associé à la pression médiatique, imposent un changement de régime. Encore une fois, la "démocratie" au service de l'économie est en marche. C'est la lutte des bonnes valeurs contre le diable de la dictature.

    Il faut étudier les résultats similaires de l'élection au Kenya.
    La presse occidentale n'a pas contesté la validité "serrée" du résultat reconduisant au pouvoir Kibaki. Dans ce cas, son adversaire Odinga qui avait encore de meilleures preuves de manipulation du vote, n'a eu droit à aucun support médiatique pour combattre les résultats. Kibaki s'est maintenu au pouvoir et Odinga, ce gauchiste, ce Chávez africain, a été presque accusé d'inciter à la violence et de semer le chaos, pourtant...

    Il faut vraiment lire la presse africaine.
    Nos malheureux médias ne transmettent, via AFP, (RSF), Reuters, AP, qu'une seule vision unique, très "orientée".
    Le Zimbabwe vit des moments économiques dramatiques, cependant d'attribuer tout le tort à Mugabe est une grave erreur.
    Le reportage de Jooneed Khan "Mugabe sur le fil du rasoir" ( http://www.cyberpresse.ca/article/20080401/CPMONDE
    804010654/6646/CPMONDE ), donne une vision plus juste des choses.

    C'est un peu malhonnête de dire: «vieux dictateur dont le peuple essaie de se débarrasser par les urnes»
    Mugabe est un ancien Héros, il a redonné la dignité aux noirs et a libéré le pays de ce honteux apartheid. Il a bien sûr des torts, mais les anciens "Rhodésiens du sud" se souviennent bien de leur misérable condition passée.
    Le peuple n'essaie pas tant que ça et de façon si tranchée de se débarrasser de Mugabe.
    Le mouvement néolibéral tient bien plus que le peuple à se débarrasser de ce vieux socialiste.
    De conclure sans l'ombre d'un doute que Mugabe soit si indésirable pour les Africains est peut-être un piège.
    On nous impose un jugement et une condamnation au lieu de nous exposer l'Histoire, les faits, les enjeux, les forces en présence, bref tout ce qui fait que la réalité n'est pas aussi simple et simpliste qu'on nous l'expose.

    Lisez les sites africains.
    http://www.lesafriques.com/frontpage/sommet-eu-afr
    bob-sinon-rien.html?Itemid=89

    http://fr.allafrica.com/stories/200803300014.html

    http://www.republicoftogo.com/central.php?o=1&

    http://www.icicemac.com/news/index.php?nid=9798&am

    http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-34950876@7-58,0.html

    Non, tout n'est pas limpide comme de l'eau de roche.
    La désinformation et la manipulation de l'opinion sont bien réelles.
    C'est pourquoi nous devons constamment diversifier nos sources.
    La réalité ne se départage pas aussi facilement entre les bons et les méchants que dans les films de Walt Disney ou tous autres films US d'ailleurs.
    La réalité est plus nuancée et lorsque qu'on nous offre une situation ou la condamnation est sans appel, il faut se poser des questions.

    Quelles sont les idées du diabolisé?
    Quel est son rapport avec les ÉU?
    Avec les milieux néolibéraux?
    Est-il favorable au "libre-échange"?
    Aux installations militaires étrangères sur son territoire?
    Quelles sont les ressources de son pays?
    Quelles entreprises exploitent les richesses de son pays?

    Bien des questions, auxquelles nos spécialistes de l'information ne considèrent pas.
    S'ils nuançaient trop la réalité des choses, notre jugement serait moins tranché et moins "dirigé".

    Au Pakistan, Musharraf est toujours en place, les annonces de changements sont fréquentes, mais les changements dans la réalité sont minimes. Le dictateur Musharraf, avec l'appui de ses alliés, continue à mener le bal, même si son parti n'a obtenu que15 % du suffrage.

    Heureusement, la démocratie, le geste de la population aux urnes, reflète la réalité. Malgré la force de condamnation médiatique, on s'aperçoit que la diabolisation que l'on fait de certains "leaders" n'est pas le reflet de la réalité. Il n'y a qu'à voir, la diabolisation que l'on a faite contre Chávez depuis sa première élection. Il a été réélu à maintes reprises. Ou les résultats pour Poutine où l'on dit que l'élection fut totalement truquée. Cependant, juste à faire un rapide "vox pop" dans la rue et l'on constate que le résultat des urnes reflète l'opinion des gens.
    On traite les résultats "serrés" à la manière des deux poids deux mesures.
    Au Kenya, avec des résultats similaires, les accusations de fraude électorale ont été rejetées du revers de la main, tandis qu'au Zimbabwe, on craint un deuxième tour et on voudrait que Mugabe accepte rapidement la défaite.


    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Mario Tremblay - Abonné
    7 avril 2008 07 h 34
    N'auriez-vous pas oublié la Russie?
    Ce ne serait pas une manipulation qui pourrait dépasser les 1 ou 2%? Et on s'entend bien qu'il ne s'agit pas d'une démocratie!
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