samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Des manifestations dans le monde entier - Pékin dit avoir la preuve de l'implication du dalaï-lama

Les autorités chinoises ont accentué leurs accusations contre le gouvernement tibétain en exil du dalaï-lama, tandis que les manifestations d'appui à la cause tibétaine se poursuivaient hier dans plusieurs villes du monde.

Selon l'agence officielle Chine Nouvelle, Pékin détient la preuve que l'entourage du dalaï-lama a planifié les manifestations antichinoises qui ont secoué en mars la capitale du Tibet, Lhassa, et une quinzaine de localités tibétaines situées dans les provinces chinoises voisines de la «région autonome».

Dans une dépêche diffusée en anglais dimanche soir, l'agence a cité un «suspect non identifié lié aux violences de Lhassa». «Les violences du 14 mars ont été provoquées à l'instigation du "département de sécurité" du "gouvernement tibétain en exil"», dit cette personne, qui affirme avoir distribué des tracts pour appeler à la «révolte du peuple tibétain».

Pékin a maintes fois accusé «le dalaï-lama et sa clique» d'avoir fomenté ces manifestations qui ont fait plusieurs victimes, mais sans apporter de preuves formelles de cette implication. Le gouvernement tibétain en exil en Inde a nié hier les nouvelles allégations.

L'organisation Amnistie internationale (AI), qui publie aujourd'hui un rapport sur la Chine à l'approche des jeux olympiques, a appelé les autorités chinoises à «mettre immédiatement un terme aux mesures répressives contre les défenseurs chinois des droits de la personne [...] ainsi que contre les manifestants au Tibet et dans les régions voisines».

«L'approche des Jeux olympiques a accru et non réduit la répression contre les militants», a déclaré Irene Khan, secrétaire générale d'AI, dans un communiqué diffusé hier. Celle-ci appelle le Comité international olympique et «les dirigeants du monde entier» à «s'exprimer avec fermeté» à ce sujet. Amnistie Internationale demande aux autorités chinoises de permettre «aux enquêteurs des Nations unies», aux journalistes étrangers et «à des observateurs indépendants» de se rendre au Tibet.

L'organisation accuse les autorités chinoises d'avoir eu recours «à une force excessive et parfois meurtrière» pour disperser les manifestants, tout en reconnaissant qu'elles doivent protéger les Chinois contre des violences à caractère ethniques.

Des médias chinois ont par ailleurs indiqué hier que 414 personnes avaient été arrêtées jusqu'à présent, en plus de 289 autres qui se seraient rendues volontairement à l'appel des autorités.

Des manifestations de Tibétains ou de partisans de leur cause ont eu lieu hier dans plusieurs villes du monde, dont Katmandou, la capitale du Népal, où elles sont quotidiennes depuis la mi-mars. Dans cette dernière ville, la police a procédé à 284 arrestations après avoir dispersé des protestataires qui tentaient de s'installer dans la section consulaire chinoise. Le gouvernement népalais a annoncé qu'il prendrait des mesures plus sévères pour empêcher les manifestations antichinoises. Déjà, les autorités de Katmandou ont interdit l'accès au versant sud du mont Everest pendant l'ascension en mai du «toit du monde», situé sur la frontière, par des alpinistes chinois porteurs de la flamme olympique. Des manifestations ont également eu lieu hier en Inde, où vivent le dalaï-lama et la plupart des exilés tibétains, ainsi qu'en Autriche et en France.

Avec Reuters et l'Agence France-Presse
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012