Amérique du Sud - Lula et Chávez discutent de la sécurité dans la région
27 mars 2008
Actualités internationales
Recife, Brésil — Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a rencontré hier à Recife, dans le nord-est du Brésil, son homologue vénézuélien Hugo Chávez pour consacrer un projet commun aux deux puissances pétrolières et étudier les moyens d'empêcher de nouvelles crises régionales.
Cette rencontre survient à un moment où les relations des deux pays sont au beau fixe. «Les relations entre le Brésil et le Venezuela n'ont pas été aussi bonnes depuis longtemps», a assuré l'ambassadeur du Venezuela à Brasilia, Julio García Montoya, alors que celles-ci ont connu une période houleuse l'an dernier.
Le président vénézuélien a assuré mardi, au cours d'une conférence de presse, que «le dialogue avec Lula ne s'était jamais refroidi». «Nous sommes chaque jour plus proches et le dialogue est productif, plus chaleureux», a-t-il dit.
Dès son arrivée à Recife, Hugo Chávez a déclaré soutenir l'initiative brésilienne d'un Conseil de sécurité sud-américain. Cette idée a été avancée pour éviter la répétition de crises comme celle déclenchée début mars par un raid militaire colombien en territoire équatorien. «C'est une proposition extraordinaire», s'est-il exclamé.
Pour Maria Teresa Romerao, professeur de relations internationales à l'Université centrale du Venezuela, «le Brésil joue la carte d'un rapprochement avec le Venezuela et se présente en même temps comme un interlocuteur important entre la région et les États-Unis», tandis que le bouillant président vénézuélien est la bête noire de Washington.
La secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice a dit, à l'occasion d'une brève visite à Brasilia le 13 mars, ne pas être opposée à la proposition brésilienne.
Avant un entretien suivi d'un dîner de travail, les deux présidents devaient visiter le chantier de la raffinerie de pétrole Abreu e Lima, un projet de quatre milliards de dollars qui traîne depuis des années.
Ce complexe, détenu à 60 % par Petrobras et à 40% par son équivalent vénézuélien PDVSA, sera doté d'une capacité de production de 200 000 barils par jour. Toutefois, las d'attendre l'accord du Venezuela, Petrobras a commencé les travaux en septembre dernier. Le Brésil n'a pas caché qu'il espérait signer un accord hier.
Au cours de son séjour au Brésil, le président vénézuélien tentera par ailleurs de convaincre le Sénat, troublé par son style virulent, de ratifier l'entrée de son pays dans le Mercosur, le marché commun du cône sud (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay).
Avant de regagner Caracas, M. Chávez doit se rendre aujourd'hui dans deux États pauvres du nord du pays, l'État amazonien de Para et celui de Maranhão, qui s'est montré intéressé par les programmes vénézuéliens d'alphabétisation et de santé.
Cette rencontre survient à un moment où les relations des deux pays sont au beau fixe. «Les relations entre le Brésil et le Venezuela n'ont pas été aussi bonnes depuis longtemps», a assuré l'ambassadeur du Venezuela à Brasilia, Julio García Montoya, alors que celles-ci ont connu une période houleuse l'an dernier.
Le président vénézuélien a assuré mardi, au cours d'une conférence de presse, que «le dialogue avec Lula ne s'était jamais refroidi». «Nous sommes chaque jour plus proches et le dialogue est productif, plus chaleureux», a-t-il dit.
Dès son arrivée à Recife, Hugo Chávez a déclaré soutenir l'initiative brésilienne d'un Conseil de sécurité sud-américain. Cette idée a été avancée pour éviter la répétition de crises comme celle déclenchée début mars par un raid militaire colombien en territoire équatorien. «C'est une proposition extraordinaire», s'est-il exclamé.
Pour Maria Teresa Romerao, professeur de relations internationales à l'Université centrale du Venezuela, «le Brésil joue la carte d'un rapprochement avec le Venezuela et se présente en même temps comme un interlocuteur important entre la région et les États-Unis», tandis que le bouillant président vénézuélien est la bête noire de Washington.
La secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice a dit, à l'occasion d'une brève visite à Brasilia le 13 mars, ne pas être opposée à la proposition brésilienne.
Avant un entretien suivi d'un dîner de travail, les deux présidents devaient visiter le chantier de la raffinerie de pétrole Abreu e Lima, un projet de quatre milliards de dollars qui traîne depuis des années.
Ce complexe, détenu à 60 % par Petrobras et à 40% par son équivalent vénézuélien PDVSA, sera doté d'une capacité de production de 200 000 barils par jour. Toutefois, las d'attendre l'accord du Venezuela, Petrobras a commencé les travaux en septembre dernier. Le Brésil n'a pas caché qu'il espérait signer un accord hier.
Au cours de son séjour au Brésil, le président vénézuélien tentera par ailleurs de convaincre le Sénat, troublé par son style virulent, de ratifier l'entrée de son pays dans le Mercosur, le marché commun du cône sud (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay).
Avant de regagner Caracas, M. Chávez doit se rendre aujourd'hui dans deux États pauvres du nord du pays, l'État amazonien de Para et celui de Maranhão, qui s'est montré intéressé par les programmes vénézuéliens d'alphabétisation et de santé.
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