Pékin lance des mandats d'arrêt contre des Tibétains
Plus de 70 manifestants ont été interpellés hier à Katmandou
Pendant que les pressions internationales sur le gouvernement se font vives, la Chine à lancé hier 29 mandats d'arrêt contre les auteurs de violences à Lhassa, la capitale du Tibet.
Les 29 personnes sont accusées d'avoir mis en danger la sécurité nationale et d'avoir perpétré des actes criminels graves lors des émeutes du 14 mars, selon l'agence officielle Chine nouvelle.
Par ailleurs, le bureau de la sécurité publique à Lhassa a publié une liste de 53 personnes recherchées, dont quatre se sont rendues aux autorités et trois autres ont été arrêtées. Les médias chinois ont fait état de 37 arrestations à la suite des manifestations du 10 mars organisées pour marquer l'anniversaire de la révolte de 1959 au Tibet, réprimée par la Chine.
Les troubles se poursuivent au Tibet et dans les régions chinoises voisines peuplées de Tibétains, où un policier et un jeune moine bouddhiste ont été tués. Au Népal, les manifestations d'exilés tibétains se poursuivent à un rythme quasi quotidien. Hier, plus de 70 manifestants ont été interpellés à Katmandou, la capitale.
Selon un membre du parlement tibétain en exil, Pékin a envoyé 300 000 hommes en renfort au Tibet et dans les zones voisines, ce qui porte à près de 500 000 les effectifs de l'armée et des forces de sécurité dans la région.
Face aux manifestations à Lhassa, le ministre chinois de la Sécurité publique, Meng Jianzhu, a mené une inspection dans la capitale tibétaine et a promis de surveiller plus attentivement les activités des monastères bouddhistes.
«La culture bouddhiste tibétaine représente une part importante de la civilisation chinoise. Elle doit pourtant s'exprimer dans les limites de la constitution et de la loi, et ne pas s'ingérer dans les domaines administratif, judiciaire, éducatif et autres», précise le Tibet Daily.
Par ailleurs, Pékin a dénoncé hier le comportement «scandaleux» des manifestants qui ont déployé des banderoles à Olympie lors du discours, lundi, du président du comité d'organisation chinois. Peu avant que la torche olympique soit enflammée, trois membres de l'association Reporters sans frontières (RSF) sont parvenus à franchir le cordon de police et l'un d'eux a déployé derrière l'orateur chinois une banderole représentant les anneaux olympiques sous forme de menottes entrelacées.
À Genève
Une soixantaine d'organisations non gouvernementales ont dénoncé hier à Genève la passivité du Conseil des droits de l'homme de l'ONU face aux violences qui secouent le Tibet, et exigé une session extraordinaire de cet organe.
Soixante-cinq associations d'Asie ont écrit au président du Conseil, Doru Romulus Costea, pour demander la tenue d'une session extraordinaire sur le Tibet et l'envoi d'une mission d'enquête dans la région autonome chinoise, comme le Conseil l'a fait ces derniers mois à propos de la Birmanie, du Soudan ou des territoires palestiniens occupés.
Alors que le Conseil était réuni en session ordinaire, l'Union européenne, représentée par l'ambassadeur de Slovénie, a mentionné la situation dans la région. La Suisse a également fait entendre sa voix dans ce sens.
La séance du Conseil des droits de l'homme a été fortement perturbée par le représentant chinois, qui a interrompu une série d'orateurs. Ainsi, l'ambassadeur de Pékin a coupé à deux reprises la parole au représentant des États-Unis Warren Tichenor, puis à celui de l'Australie qui mentionnaient les violences au Tibet, événement rare dans une enceinte onusienne.
Les 29 personnes sont accusées d'avoir mis en danger la sécurité nationale et d'avoir perpétré des actes criminels graves lors des émeutes du 14 mars, selon l'agence officielle Chine nouvelle.
Par ailleurs, le bureau de la sécurité publique à Lhassa a publié une liste de 53 personnes recherchées, dont quatre se sont rendues aux autorités et trois autres ont été arrêtées. Les médias chinois ont fait état de 37 arrestations à la suite des manifestations du 10 mars organisées pour marquer l'anniversaire de la révolte de 1959 au Tibet, réprimée par la Chine.
Les troubles se poursuivent au Tibet et dans les régions chinoises voisines peuplées de Tibétains, où un policier et un jeune moine bouddhiste ont été tués. Au Népal, les manifestations d'exilés tibétains se poursuivent à un rythme quasi quotidien. Hier, plus de 70 manifestants ont été interpellés à Katmandou, la capitale.
Selon un membre du parlement tibétain en exil, Pékin a envoyé 300 000 hommes en renfort au Tibet et dans les zones voisines, ce qui porte à près de 500 000 les effectifs de l'armée et des forces de sécurité dans la région.
Face aux manifestations à Lhassa, le ministre chinois de la Sécurité publique, Meng Jianzhu, a mené une inspection dans la capitale tibétaine et a promis de surveiller plus attentivement les activités des monastères bouddhistes.
«La culture bouddhiste tibétaine représente une part importante de la civilisation chinoise. Elle doit pourtant s'exprimer dans les limites de la constitution et de la loi, et ne pas s'ingérer dans les domaines administratif, judiciaire, éducatif et autres», précise le Tibet Daily.
Par ailleurs, Pékin a dénoncé hier le comportement «scandaleux» des manifestants qui ont déployé des banderoles à Olympie lors du discours, lundi, du président du comité d'organisation chinois. Peu avant que la torche olympique soit enflammée, trois membres de l'association Reporters sans frontières (RSF) sont parvenus à franchir le cordon de police et l'un d'eux a déployé derrière l'orateur chinois une banderole représentant les anneaux olympiques sous forme de menottes entrelacées.
À Genève
Une soixantaine d'organisations non gouvernementales ont dénoncé hier à Genève la passivité du Conseil des droits de l'homme de l'ONU face aux violences qui secouent le Tibet, et exigé une session extraordinaire de cet organe.
Soixante-cinq associations d'Asie ont écrit au président du Conseil, Doru Romulus Costea, pour demander la tenue d'une session extraordinaire sur le Tibet et l'envoi d'une mission d'enquête dans la région autonome chinoise, comme le Conseil l'a fait ces derniers mois à propos de la Birmanie, du Soudan ou des territoires palestiniens occupés.
Alors que le Conseil était réuni en session ordinaire, l'Union européenne, représentée par l'ambassadeur de Slovénie, a mentionné la situation dans la région. La Suisse a également fait entendre sa voix dans ce sens.
La séance du Conseil des droits de l'homme a été fortement perturbée par le représentant chinois, qui a interrompu une série d'orateurs. Ainsi, l'ambassadeur de Pékin a coupé à deux reprises la parole au représentant des États-Unis Warren Tichenor, puis à celui de l'Australie qui mentionnaient les violences au Tibet, événement rare dans une enceinte onusienne.
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