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Pakistan - Double attentat à Lahore

Moucharraf convoque les parlementaires pour le 17 mars

Lahore — Le Pakistan a de nouveau été frappé hier par deux attentats suicide qui ont fait 26 morts à Lahore, dans l'est du pays, tandis que le président Pervez Moucharraf a annoncé la convocation pour le 17 mars de la nouvelle Assemblée nationale.

Deux explosions de camions piégés, qui ont fait aussi 175 blessés, ont eu lieu quasi simultanément.

La première attaque a visé les bureaux de l'Agence fédérale d'investigation (FIA), principalement chargée des questions d'immigration, mais le bâtiment abrite aussi une unité spéciale dédiée aux enquêtes antiterroristes, qui aurait pu être l'objectif visé par l'attentat, selon des sources de sécurité.

La seconde explosion, également provoquée par un camion piégé conduit par un kamikaze, a fait quatre morts, dont deux enfants. Elle a frappé une agence de publicité dans un quartier chic de la ville, éloigné de plusieurs kilomètres du lieu du premier attentat.

La raison du choix de cette cible n'était pas claire, mais elle se trouve non loin du domicile, à Lahore, d'Asif Ali Zardari, veuf de l'ancienne premier ministre et chef de l'opposition Benazir Bhutto, assassinée le 27 décembre.

Une vague sans précédent d'attentats, revendiqués ou attribués aux militants islamistes proches d'al-Qaïda et des talibans, ensanglante le Pakistan depuis des mois. Depuis le début 2007, au moins 1065 personnes, dont de nombreux civils, ont été tuées dans 118 attentats, la plupart perpétrés par des kamikazes, selon un décompte établi par l'AFP.

Le président Moucharraf a vivement condamné les deux attentats et a également annoncé la convocation pour le 17 mars de la nouvelle Assemblée nationale, issue des élections législatives du 18 février remportées par l'opposition.

Cette annonce survient deux jours après que les deux chefs de l'opposition, Asif Ali Zardari et Nawaz Sharif, se sont mis d'accord pour obtenir, dans les 30 jours suivant la première séance du nouveau Parlement, le rétablissement dans leurs fonctions des juges évincés par le président Moucharraf.

S'ils sont rétablis dans leurs fonctions, ils seraient amenés à se prononcer sur la légalité de la récente réélection du chef de l'État.
 
 
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