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Colombie et Équateur - L'accord doit être verrouillé, juge l'OEA

Quito — Le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA) José Miguel Insulza, a déclaré hier à Quito, qu'il était impératif «de bien verrouiller» le processus de réconciliation entre l'Équateur et la Colombie après une semaine d'une intense crise diplomatique.

«Je crois qu'il est nécessaire de faire certaines démarches et de bien verrouiller ce processus» de réconciliation acceptée par Quito et Bogota vendredi au sommet du Groupe de Rio, a estimé M. Insulza au début d'une visite en Équateur.

La crise diplomatique entre Quito et Bogota a éclaté le 1er mars à la suite d'une incursion de l'armée colombienne en territoire équatorien dirigée contre un camp des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) au cours de laquelle le numéro deux des rebelles, Raul Reyes, a été tué.

Considérant cette opération comme une violation de sa souveraineté, l'Équateur et son allié, le Venezuela, ont alors rompu leurs relations diplomatiques et envoyé des troupes à leur frontière avec la Colombie. Samedi le président de l'Équateur, Rafael Correa, a souligné qu'il sera «très difficile de restaurer la confiance» avec la Colombie.

Dans une interview accordée hier au quotidien argentin Clarin, M. Correa a estimé que la Colombie devait faire en sorte que les pays voisins ne soient plus jamais affectés par son combat contre les FARC. «Ne confondons pas tout, le problème n'est pas l'Équateur, le Pérou ou le Brésil, le problème est la Colombie. Nous sommes un pays neutre qui souffre de ce conflit.»

Concernant la sécurité le long de la frontière poreuse entre les deux pays, Correa a appelé la Colombie à en faire davantage «ou alors accepter le déploiement d'une mission de paix internationale».

Le président colombien Alvaro Uribe a répondu qu'il est encore possible d'aboutir à un accord humanitaire avec les FARC pour obtenir la libération des otages de la guérilla.
 
 
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