Le Hamas revendique l'attentat de Jérusalem
La Cisjordanie est bouclée
8 mars 2008
Actualités internationales
Jérusalem — Le mouvement islamiste palestinien Hamas a revendiqué hier l'attentat qui a fait huit morts la veille dans un séminaire talmudique à Jérusalem, s'exposant à des représailles israéliennes alors que la bande de Gaza est déjà soumise à des raids quasi quotidiens.
«Le Hamas est responsable pour l'attentat. Les Brigades Ezzedine al-Qassam [la branche armée du Hamas] vont publier un communiqué officiel le revendiquant le moment venu», a déclaré à l'AFP un haut responsable du Hamas sous le couvert de l'anonymat.
Le Hamas, au pouvoir à Gaza, avait déjà revendiqué le dernier attentat suicide en Israël, le 4 février à Dimona (sud), qui avait coûté la vie à une Israélienne et à ses deux auteurs. «Si l'attaque a été vraiment menée par le Hamas, cela renforcera notre détermination à combattre cette organisation et les autres groupes terroristes», a dit un responsable israélien sous le couvert de l'anonymat.
Huit élèves de la yeshiva du Mercaz Harav, à Jérusalem-Ouest, ont été tués et 10 autres blessés jeudi par un Palestinien qui a tiré sur eux avec un fusil automatique avant d'être abattu à son tour par un officier de réserve. Le Mercaz Harav est un haut lieu du nationalisme religieux en Israël. C'est en son sein qu'est né après la guerre des Six Jours de 1967 le mouvement du Bloc de la foi, le Goush Emounim, fer de lance de la colonisation juive en Cisjordanie occupée.
Israël a enterré hier les huit victimes de l'attentat et renforcé les mesures de sécurité de crainte de nouvelles attaques, les groupes armés palestiniens ayant juré de venger des dizaines de Palestiniens tués dans des raids israéliens dans la bande de Gaza depuis le 27 février.
Perquisition
L'armée israélienne a imposé un bouclage général de la Cisjordanie occupée jusqu'à ce soir, selon une porte-parole militaire.
La police a mené avant l'aube une perquisition dans la maison de l'auteur de la fusillade, Alaa Hicham Abou Dheim, 25 ans, dans le quartier de Jabal al-Moukaber, à Jérusalem-Est, et arrêté une dizaine de ses parents et amis, selon des témoins Un drapeau palestinien, une bannière verte du Hamas et une autre, jaune, du Hezbollah libanais, ont été accrochés sur la façade de la maison.
«Massacre à la yeshiva», a titré le quotidien à grand tirage Yédiot Aharonot, avec une photo montrant des châles de prière ensanglantés.
Des milliers de personnes se sont rassemblées sur le lieu de l'attaque, où s'est déroulée une cérémonie lourde d'émotions.
«Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?», a murmuré un rabbin devant une foule venue de tout Israël et des colonies de Cisjordanie, alors que les corps recouverts de châles de prière étaient alignés dans la cour de la yeshiva.
La Maison-Blanche a jugé hier «assez répugnantes» les célébrations qui ont suivi l'attentat dans la bande de Gaza et a implicitement critiqué le silence des pays arabes modérés.
L'attaque est survenue au lendemain d'une visite dans la région de la secrétaire d'État Condoleezza Rice, qui avait réussi à arracher une promesse du président palestinien Mahmoud Abbas de reprendre les négociations avec Israël et au moment où des tractations sont menées par l'entremise de l'Égypte en vue d'une trêve dans les violences.
L'attentat a suscité une forte réprobation dans le monde. Le président français Nicolas Sarkozy a condamné hier «avec la plus grande fermeté l'attentat lâche et barbare», alors que le premier ministre britannique Gordon Brown a déploré une attaque visant à «porter un coup au coeur du processus de paix».
Mais le Conseil de sécurité de l'ONU, réuni d'urgence, n'a pu s'entendre sur un texte la condamnant en raison de l'opposition libyenne.
À Gaza, un activiste a été tué hier dans un accrochage avec des soldats israéliens, portant à 132 le nombre de Palestiniens tués depuis le 27 février dans des attaques israéliennes menées en représailles à des tirs de roquettes sur son territoire.
«Le Hamas est responsable pour l'attentat. Les Brigades Ezzedine al-Qassam [la branche armée du Hamas] vont publier un communiqué officiel le revendiquant le moment venu», a déclaré à l'AFP un haut responsable du Hamas sous le couvert de l'anonymat.
Le Hamas, au pouvoir à Gaza, avait déjà revendiqué le dernier attentat suicide en Israël, le 4 février à Dimona (sud), qui avait coûté la vie à une Israélienne et à ses deux auteurs. «Si l'attaque a été vraiment menée par le Hamas, cela renforcera notre détermination à combattre cette organisation et les autres groupes terroristes», a dit un responsable israélien sous le couvert de l'anonymat.
Huit élèves de la yeshiva du Mercaz Harav, à Jérusalem-Ouest, ont été tués et 10 autres blessés jeudi par un Palestinien qui a tiré sur eux avec un fusil automatique avant d'être abattu à son tour par un officier de réserve. Le Mercaz Harav est un haut lieu du nationalisme religieux en Israël. C'est en son sein qu'est né après la guerre des Six Jours de 1967 le mouvement du Bloc de la foi, le Goush Emounim, fer de lance de la colonisation juive en Cisjordanie occupée.
Israël a enterré hier les huit victimes de l'attentat et renforcé les mesures de sécurité de crainte de nouvelles attaques, les groupes armés palestiniens ayant juré de venger des dizaines de Palestiniens tués dans des raids israéliens dans la bande de Gaza depuis le 27 février.
Perquisition
L'armée israélienne a imposé un bouclage général de la Cisjordanie occupée jusqu'à ce soir, selon une porte-parole militaire.
La police a mené avant l'aube une perquisition dans la maison de l'auteur de la fusillade, Alaa Hicham Abou Dheim, 25 ans, dans le quartier de Jabal al-Moukaber, à Jérusalem-Est, et arrêté une dizaine de ses parents et amis, selon des témoins Un drapeau palestinien, une bannière verte du Hamas et une autre, jaune, du Hezbollah libanais, ont été accrochés sur la façade de la maison.
«Massacre à la yeshiva», a titré le quotidien à grand tirage Yédiot Aharonot, avec une photo montrant des châles de prière ensanglantés.
Des milliers de personnes se sont rassemblées sur le lieu de l'attaque, où s'est déroulée une cérémonie lourde d'émotions.
«Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?», a murmuré un rabbin devant une foule venue de tout Israël et des colonies de Cisjordanie, alors que les corps recouverts de châles de prière étaient alignés dans la cour de la yeshiva.
La Maison-Blanche a jugé hier «assez répugnantes» les célébrations qui ont suivi l'attentat dans la bande de Gaza et a implicitement critiqué le silence des pays arabes modérés.
L'attaque est survenue au lendemain d'une visite dans la région de la secrétaire d'État Condoleezza Rice, qui avait réussi à arracher une promesse du président palestinien Mahmoud Abbas de reprendre les négociations avec Israël et au moment où des tractations sont menées par l'entremise de l'Égypte en vue d'une trêve dans les violences.
L'attentat a suscité une forte réprobation dans le monde. Le président français Nicolas Sarkozy a condamné hier «avec la plus grande fermeté l'attentat lâche et barbare», alors que le premier ministre britannique Gordon Brown a déploré une attaque visant à «porter un coup au coeur du processus de paix».
Mais le Conseil de sécurité de l'ONU, réuni d'urgence, n'a pu s'entendre sur un texte la condamnant en raison de l'opposition libyenne.
À Gaza, un activiste a été tué hier dans un accrochage avec des soldats israéliens, portant à 132 le nombre de Palestiniens tués depuis le 27 février dans des attaques israéliennes menées en représailles à des tirs de roquettes sur son territoire.
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