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Afrique de l'Ouest - Manifester ou crever de faim

Il y a une semaine, des policiers «nettoyaient» à la suite d’une manifestation à Ouagadougou.
Photo : Agence France-Presse
Il y a une semaine, des policiers «nettoyaient» à la suite d’une manifestation à Ouagadougou.
Les manifestations et les émeutes contre la cherté de la vie se multiplient au Burkina Faso, au Cameroun, au Mali, en Mauritanie, au Niger et au Sénégal. «Nous avons le choix de manifester ou de mourir de faim», résumait un manifestant, la semaine dernière, à Ouagadougou, capitale burkinabée.
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  • Georges Paquet
    Abonné
    mercredi 5 mars 2008 04h51
    Encore de l'aide alimentaire...
    Pendant plus de 40 ans les principaux fournisseurs d'aide à l'Afrique de l'Ouest, surtout francophone, se sont obtinés à exporter vers ces pays toute une variété de produits alimentaires, souvent en surproduction, en europe et ailleurs, en laissant croire aux Africains qu'ils n'étaient pas capable de les produire eux-mêmes. Jamais de programme d'aide cohérent à l'agriculture, à l'élevage, à la production laitière. Dans tout ces domaines, la contrepartie d'une telle aide aurait été une diminution des exportations européennes vers l'Afrique. Et bien sûr, on n'est jamais prêt à payer un juste prix pour le café, le cacao et autre production africaine.

    Et ça continue. On augmente l'exportation de produits de grande consommation. On suspend les droits de douane. On effacera les dettes un peu plus tard. Les producteurs européens auront ainsi été généreusement subventionnés. Et les Africians devront être reconnaissants.

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