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Mise au ban

La mort du numéro deux des FARC Raul Reyes, tué en fin de semaine par l'armée colombienne, a eu pour conséquence immédiate la mise au ban de la Colombie par toutes les nations sud-américaines. Seul chef d'État de ce continent à se réclamer de la droite conservatrice, Alvaro Uribe est en effet plus isolé que jamais. Spécifions que Reyes a été liquidé en territoire équatorien.

Aussitôt le fait d'armes des Colombiens connus, le président de l'Équateur, Rafael Correa, a ordonné la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. Histoire de ne pas être en reste, son homologue vénézuélien Hugo Chávez a expulsé l'ambassadeur colombien en plus de commander, en amateur de bruit de bottes, le déploiement de dix bataillons et d'un certain nombre d'avions. Ce geste militaire, Chávez l'a justifié en ces termes: «Ne vous avisez pas de faire de même sur ces terres, car ce serait un casus belli, un motif de guerre.»

À la suite de ces gestes et menaces, les leaders de l'Argentine, du Chili, du Brésil et autres se sont empressés de critiquer Uribe et de lui demander des comptes. En France, très concernée par le cas Ingrid Betancourt, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a qualifié de «mauvaise nouvelle» le décès de Reyes car il était l'interlocuteur, le négociateur en chef.

Exposé à ce concert de critiques exprimées parfois avec emphase, parfois avec sobriété, le président colombien a rétorqué en annonçant qu'une plainte serait déposée auprès des tribunaux internationaux. Son argument principal? Dans l'ordinateur du numéro deux des FARC, les cracks en informatique de Colombie ont trouvé la preuve d'accointances douteuses.

Selon ces derniers, Chávez aurait versé 300 millions dans les coffres des FARC. Qui plus est, Reyes aurait été en contact avec le ministre équatorien de la sécurité. Ce dernier n'a pas nié l'information mais a tenu à affirmer que cette relation s'articulait strictement autour des questions humanitaires. Quoi d'autre? Les FARC auraient fait l'acquisition de 50 kg d'uranium dans le but de fabriquer «une bombe sale». Il n'en fallait pas moins pour que la disquette de Reyes soit traitée «d'usine à mensonges».

Cela étant, entre les effets de manche des uns, les menaces des autres, sans oublier évidemment le coup de force réalisé par les Colombiens, il est difficile de discerner le vrai du faux. On sait qu'outre la France, la Suisse et l'Espagne ont indiqué avoir été en contact avec Reyes afin d'en arriver possiblement à un accord sur la libération d'otages. Et alors? Il est probable qu'Uribe ait décidé de porter un grand coup afin d'affaiblir des FARC sans se soucier une seconde du sort de Betancourt et des autres prisonniers.
 
 
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    5 mars 2008 04 h 45
    Un gouvernement peut-il mentir? Discerner le vrai du faux!
    Discerner le vrai du faux.
    Discerner le mensonge.

    Un gouvernement, peut-il mentir?
    A-t-on des exemples de mensonges?

    « La Colombie nie avoir violé la souveraineté de l'Équateur »
    2 mars 2008
    « nous avançons que la Colombie n'a pas violé la souveraineté et qu'elle a agi conformément au principe de légitime défense»
    «Le ministre de la Défense Juan Manuel Santos a affirmé que les forces colombiennes avaient localisé Reyes grâce à un informateur et bombardé un camp « du côté colombien » de la frontière avec l'Équateur. Une fois les troupes terrestres arrivées sur les lieux, elles auraient été attaquées depuis un autre camp, situé, lui, du côté équatorien; elles auraient alors franchi la frontière (la rivière Putumayo) pour prendre cette base et y auraient découvert le cadavre de Reyes.»
    Les autorités équatoriennes ont clairement constaté, par l'endommagement subit par la forêt, que le bombardement du camp s'est fait du nord et du sud, ce qui implique que l'aviation colombienne était loin en territoire équatorien pour pouvoir tirer vers le nord.

    Peut-on faire mentir les faits?

    Est-ce un mensonge que l'attaque de la Colombie en territoire équatorien, fut un massacre?
    Est-ce un mensonge de dire que les FARC ont été pourchassés de la Colombie jusqu'en Équateur?
    Est-ce un mensonge de dire que les FARC ont été surpris dans leur sommeil?¸
    L'armée équatorienne a-t-elle dénudé les cadavres pour les photographier en sous-vêtements et en tenu de nuit?
    Est-ce que les services de renseignements savaient que Reyes était en contact avec la France et avec Correa pour la libération imminente d'une dizaine d'otages, dont Ingrid Bétancourt?
    S'il y avait contact, est-il possible que les services de renseignements ne soient pas au courant?

    Qui donc sort gagnant de ces libérations?
    À part les six otages qui eux sont vraiment les grands gagnants, il ne faut surtout pas l'oublier, bien sûr, celui qui reçoit le plus de mérite, est, sans contredit, Hugo Chávez.

    Le vilain Hugo, fait-il ces opérations dans l'unique but de se péter les bretelles?
    Se fout-il de la vie des otages? Les utilise-t-il qu'à des fins de gloire personnelle?
    Je serais tenté de répondre, que je m'en fou, parce que ce qui compte, c'est qu'après quatre ou six de détention dans des conditions épouvantables dans la jungle, peu importe la raison, de voir ces otages libres, de les voir retrouver leurs proches, de voir les larmes dans leurs yeux, je me fou de la raison pour laquelle Chávez ait mené l'opération.

    Est-ce que l'assassinat de Raúl Reyes et le massacre de 16 guérilleros peuvent aider à la libération des autres otages?
    Est-ce que cette attaque va aider la Colombie à mettre fin à cette guerre d'un autre temps?
    Était-ce une attaque pour la paix?

    Est-ce un mensonge lorsque le gouvernement Uribe affirme avoir agi en "légitime défense"?


    Le gouvernement Uribe veut-il mettre fin à la guerre?

    2 mars 2008
    « Bogota étudiera le contenu des ordinateurs de Raul Reyes »
    «Le gouvernement colombien évalue avec l'appui des États-Unis les informations importantes découvertes dans le campement des FARC»

    Peut-on fabriquer et faire dire à un ordinateur tout ce que l'on veut?
    Si vous me confiez votre ordinateur, pourais-je y mettre quelques giga bytes de pornographie infantile et vous accusez "preuves à l'appuie" (sic) d'être un pédophile?
    Ou encore, pourrais-je y transférer des lettres de contacts et toutes sortes d'information inculpantes?

    Peut-on considérer comme preuve les "découvertes" (sic) suivantes:

    3 mars 2008 à 22 h 17
    «Bogota affirme que des documents retrouvés dans des ordinateurs appartenant à Raul Reyes, démontrent que le président équatorien Rafael Correa entretenait des relations avec les FARC»

    «D'autre part, la police colombienne affirme que les documents retrouvés dans l'ordinateur font état de liens très serrés, notamment financiers, entre le président du Venezuela, Hugo Chavez, et la guérilla marxiste. Selon M. Naranjo, les documents révèlent une contribution de 300 millions de dollars du Venezuela aux FARC. Il a toutefois précisé que le gouvernement colombien n'avait pas de preuve que cet argent avait bel et bien été transféré aux FARC.»

    « Chavez aurait déjà reçu de l'argent des FARC »
    «Le chef de la police colombienne a affirmé que des documents découverts sur l'ordinateur du numéro 2 des FARC, montrent que la guérilla marxiste avait envoyé de l'argent à Hugo Chavez alors qu'il se trouvait en prison pour une tentative de coup d'État au Venezuela, avant qu'il ne soit élu président.
    Le général Oscar Naranjo a déclaré que ces fichiers ont été extraits de l'ordinateur portable de Raul Reyes.
    «Un mot retrouvé sur Raul Reyes raconte combien Chavez était reconnaissant pour les 100 millions de pesos que les FARC ont livrés à Chavez lorsqu'il était en prison»

    4 mars 2008
    «Les Farc veulent fabriquer des «armes sales», selon Bogota »
    «La guérilla colombienne des Farc «serait en train de négocier l'achat de matériel radioactif, nécessaire à la fabrication d'armes sales de destruction et de terrorisme»
    «Le directeur de la police colombienne, a affirmé que, selon des données informatiques retirées de l'ordinateur de Raul Reyes, la guérilla avait acquis 50 kilos d'uranium.
    Pour le général Naranjo, cela démontre que l'organisation aspire au «terrorisme international».

    «Uribe poursuivra Chavez pour «financement de génocide»
    «Le gouvernement colombien a affirmé lundi être en possession d'une lettre d'un dirigeant des Farc dans laquelle il est écrit que Hugo Chavez s'engage à remettre 300 millions de dollars à la guérilla.
    Cette lettre aurait été découverte dans l'un des ordinateurs du numéro deux des Farc»


    À lire tous ces titres, on constate que la Colombie, associée aux ÉU, a beaucoup beaucoup de preuves (sic) qui jaillissent des ordinateurs de Reyes.

    Un gouvernement peut-il mentir?


    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    5 mars 2008 06 h 50
    Je suis las
    Je suis las.
    Las de toujours démontrer la même chose.
    Mais, pourquoi donc, je radote et redis et redis la même sempiternelle ritournelle?
    Comme me le reprochait hier, M. David Leclerc de Chicago dans son commentaire: "Faites-vous plaisir, ouvrez-vous un blogue"
    ( http://www.ledevoir.com/2008/03/04/178767.html )

    C'est parce que la guerre médiatique est constante constante constante.
    Sans relâche, depuis des années, sans s'essouffler.

    Il y a des hauts, il y a des bas dans l'activité de manipulation médiatique.

    Il faut toujours se demander lorsque l'on prend connaissance d'une "nouvelle", ce que l'on apprend et ce que l'on ressent.
    Sommes-nous mieux informés ou avons-nous un sentiment, disons, plus "renforcé ".

    La guerre médiatique est-elle une invention de mon imagination?
    La guerre médiatique existe-t-elle?

    En temps de guerre, la première victime est l'information.
    On le dit souvent, mais on l'oublie toujours.

    Il faut s'arrimer solidement à la réalité et aux faits.
    Chaque nouvelle, chaque texte, chaque titre ont un effet psychologique.
    Il est évident que l'on manipule notre opinion.

    Combien d'entre vous considèrent que Hugo Chávez est un personnage malintentionné?
    75 - 80 - 90% des gens considère Hugo Chávez comme une bête noire.
    Le fait est que Hugo Chávez est la bête noire de Washington. Il y a pas si longtemps, on vous le répétait quotidiennement jusqu'à ce qu'il devienne la bête noire de tous.

    Comment percevez-vous le terme «Marxiste»?
    Que représente pour nous tous, un «marxiste» ?
    Le mal, le fou, l'étouffeur de liberté, l'utopiste de la pire espèce.

    C'est un mot clef.
    On ne manque pas de vous rappeler quotidiennement que les FARC sont une guérilla «marxiste».
    Ainsi, les FARC sont classées. Rien de ce qui peut venir des FARC ne peut être valable, ce sont pratiquement des animaux et même pire, car les animaux, eux, ont un petit côté presque humain.

    La manipulation de notre opinion et la guerre médiatique sont dévastatrices dans les cerveaux.
    Nous sommes en pleine guerre médiatique.
    Les faits sont secondaires, les émotions primaires.
    C'est la lutte du bon contre le méchant.

    Dans la nouvelle de la découverte par des fichiers extraits de l'ordinateur de Reyes, que Hugo Chavez avait reçu de l'argent des FARC en 1992 -94, subtilement on souligne, avec insistance, que Chávez a fait de la prison. Chávez est un repris de justice et un putschiste.
    Cet élément dans la nouvelle est aussi important que toute la nouvelle.
    Quel est votre sentiment après avoir lu plusieurs fois (puisque la même formule est employée par tous les chroniqueurs de tous les médias): " les 100 millions de pesos que les FARC ont livrés à Chavez lorsqu'il était en prison»... M. Chavez avait été incarcéré de 1992 à 1994 pour son rôle dans une tentative de coup d'État."

    Votre sentiment est clair comme de l'eau de roche. Chávez est classé. Tout ce qu'il peut dire devient alors invalide.

    L'effet du dénigrement et de l'image du mauvais prime sur tout.
    Qui donc croyez-vous le plus facilement?
    Alvaro Uribe avec son expression "honnête" avec son costume impeccable et son assurance posée, civilisée ou Hugo Chávez avec sa chemise rouge, parfois son béret d'ancien parachutiste rouge surplombant sa grosse face rougeaude et peu souriante, un vrai visage de méchant?
    Sans même qu'ils ouvrent la bouche, votre choix est fait.
    Uribe dit probablement la vérité et Chávez ment sûrement. Nul besoin d'écouter ce qu'ils disent, notre jugement est clair comme de l'eau de roche.

    Malgré que la réalité et les faits condamnent l'attitude de la Colombie et sa connivence avec les ÉU et malgré que Uribe soit totalement isolé ayant pour seul allié les ÉU, on le croit plus facilement.
    On trouve ridicules les propos de Hugo Chávez affirmant que l'armée US veut le renverser et se prépare à une guerre.
    On trouve ridicule et paranoïaque que Hugo Chávez dise qu'on veut attenter à sa vie.
    Voyons, est-ce possible que les ÉU veuillent le tuer?

    La guerre médiatique est terrible et constante. Sans relâche, petit peu par petit peu, quotidiennement, subtilement, on manipule nos opinions, on les forge solidement.
    On ne voit pas des otages ayant retrouvé leur liberté et vivant un immense bonheur, non, on voit que Chávez libère ces ridicules otages pour redorer son image. On est convaincu qu'il se fout des otages et que son seul but est d'être le plus fin.
    On croit plus facilement Uribe qui tue la paix que Chávez qui libère des gens et lutte pour mettre fin à cette guerre qui n'en finit plus.

    Malgré que les agissements de Chávez soient irréprochables, malgré que Chávez a toujours tenu parole et a toujours fait tout ce qu'il a dit qu'il ferait depuis qu'il est élu, malgré qu'il soit évident que Chávez est, de tous les temps. la meilleure chose qui soit arrivé au Venezuela, on le considère fourbe et on considère Uribe plus "crédible" et plus «bon»

    Malgré qu'il y ait des preuves que Uribe était lié au Cartel de Medellin, malgré que Uribe est changé la constitution pour faire deux mandats consécutifs, malgré que la pauvreté et les assassinats politiques soient monnaies courantes dans son pays, malgré qu'il agisse de toute évidence pour les purs intérêts US, malgré qu'il soit évident que le personnage est un des présidents des plus corrompus que la Colombie ait eu, il demeure le favori, il est «bon» et Chávez est «méchant».

    En tenant compte des lignes qui précèdent,
    que veut dire et à quoi servent les expressions suivantes, relevées dans le texte de M. Truffaut:

    "«Histoire de ne pas être en reste»", son homologue vénézuélien Hugo Chávez
    "« en plus de commander, en amateur de bruit de bottes»"

    «Exposé à ce concert de critiques exprimées parfois avec emphase, parfois avec sobriété, le président colombien a rétorqué en annonçant qu'une plainte serait déposée auprès des tribunaux internationaux. Son argument principal? Dans l'ordinateur du numéro deux des FARC, les cracks en informatique de Colombie ont trouvé la preuve d'accointances douteuses.»

    «Quoi d'autre? Les FARC auraient fait l'acquisition de 50 kg d'uranium dans le but de fabriquer «une bombe sale». Il n'en fallait pas moins pour que la disquette de Reyes soit traitée «d'usine à mensonges».

    «il est difficile de discerner le vrai du faux.»


    Les deux premières qualifications: "«Histoire de ne pas être en reste»" et "«en amateur de bruit de bottes»" n'ajoutent rien à l'information et aiguillent efficacement notre opinion: Chávez le sale.

    Ensuite vient le bon, qui malgré que tous soient contre lui, demeure droit et affronte avec courage ces critiques apparemment non fondées: " le président colombien a rétorqué" maintenant, le «bon» s'exprime et sa crédibilité est sans tache.

    Imaginez que Chávez ait dit avoir trouvé des preuves dans un ordinateur!
    Croyez-vous qu'on aurait dit aussi sobrement: " les cracks en informatique de Colombie ont trouvé la preuve d'accointances douteuses ". On aurait sûrement ajouté un "Hugo Chávez, ne manquant pas d'imagination, a dit que l'ordi..."
    Ou encore: " cet ordinateur semble être une source inépuisable de «preuves»"

    Comment aurait-on présenté les supposés 50 kg d'uranium?
    Par un simple "Quoi d'autre?" ou par: "Comme quoi le ridicule ne l'effraie pas, Chávez dit avoir obtenu la preuve par les fichiers de l'ordinateur que ..."
    Aurait-on conclu par : "Il n'en fallait pas moins pour que la disquette de Reyes soit traitée «d'usine à mensonges»"
    J'en doute, parce que cette conclusion nous porte à croire que les preuves sont incontestables, tangibles et qu'on tente de les discréditer: "Il n'en fallait pas moins"

    La conclusion aussi est très subtile.
    Nous sommes devant une situation dont les faits sont éloquents.
    Un processus de paix était en cours.
    La libération de plusieurs otages, dont Ingrid Bétancourt était sur le point de se réaliser.
    Chávez menait le bal.
    Les ÉU étaient très frustrés de la situation hors de leur contrôle.
    Les FARC ne sont pas les uniques bénéficiaires de la culture de la coca.
    Le narcotrafic a le champ libre avec la guerre en cours.
    La situation de l'Amérique latine n'a jamais été à ce point hors du contrôle des ÉU.
    Il est évident que ce massacre était pour désamorcer la paix.
    Il est évident que ce massacre était pour créer une instabilité au Venezuela.
    Il est évident que le gouvernement Uribe et surtout les intérêts US veulent empêcher la paix et craignent la gauche montante.
    Il est évident que la Colombie est isolée.

    En terminant par: «il est difficile de discerner le vrai du faux.», on désamorce efficacement toutes les évidences.
    Aucune évidence ne résiste à une telle conclusion. Et comme rien s'est plus "évident", on a alors le loisir d'émettre des hypothèses et d'en faire, peu à peu, de fausses réalités.

    Les ÉU viennent de passer à l'attaque avec les médias, avec les armes et avec la plus grosse multinationale du monde Exxon Mobil.
    Le Venezuela devra se défendre sur plusieurs fronts simultanément.

    Seules la dénonciation de chaque magouille et la solidarité latino-américaine peuvent sauver Chávez.

    La manoeuvre Exxon devrait faire les manchettes bientôt.


    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Yvon Montoya - Abonné
    5 mars 2008 08 h 13
    J'affirme! Le j'accuse, c'est pour Zola.
    En France nous avons eu Zola; en Amérique Latine, nous avons Zorro.

    J'affirme que dans les ordinateurs d'Uribe, il y a des preuves de collusion avec les États-Unis; j'affirme que dans les ordinateurs de l'armée d'Uribe, « amateur de bruit de bottes », qu'il y a des preuves que les États-Unis ont aidé à repérer Reyes.

    La preuve? La voici :

    « Le renseignement américain aurait localisé Reyes
    1) Un haut responsable du ministère de la défense colombien a révélé lundi à l'AFP que le raid avait été déclenché à la suite d'une information des renseignements américains. "Les Etats-Unis ont fourni (...) l'identification du téléphone satellitaire" de M. Reyes, permettant à l'armée colombienne de le localiser, a-t-il dit. » (le Monde du 05-Mar-2008).
    2) « Le président américain George Bush a apporté son soutien à Bogota et a adressé un avertissement à Caracas. "J'ai dit au président (colombien Alvaro Uribe) que l'Amérique apporte son soutien total à la démocratie colombienne et que nous nous opposons fermement à tout acte d'agression qui pourrait déstabiliser la région", a dit M. Bush. »
    3) « Le président équatorien Rafael Correa a commencé, mardi à Lima, une tournée latino-américaine. "On ne peut laisser s'imposer la logique permettant qu'un gouvernement belligérant attaque n'importe quel pays où il considère que se réfugient ce qu'il appelle des terroristes", a-t-il plaidé. "Nous allons tenter de trouver une solution par la voie diplomatique et pacifique, même si nous sommes disposés à aller jusqu'aux ultimes conséquences", a-t-il précisé. »
    Ça c'est une guerre locale, très locale. De plus, c'est la mode depuis l'invasion de l'Irak, on prend es même méthodes que les USA. Ça c'est de la pensée démocratique. Si ça peut aider à une information plus juste, plus objective, plus dialectique, plus intelligente. Bush et son administration vienne de détrôner Clausewitz et Sun Tzu.
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  • Yvon Montoya - Abonné
    5 mars 2008 08 h 42
    Colombie et démocratie.
    La Colombie vit l'un des drames humanitaires les plus graves de la planète. Faut-il rappeler que ce pays est, avec le Soudan, celui qui connaît le plus grand nombre de déplacés au monde avec près de quatre millions de personnes déplacées de force à l'intérieur du pays, majoritairement à cause des groupes paramilitaires, mais aussi à la suite des agissements de l'Etat et des groupes de guérilla.
    En Colombie, les paramilitaires soutenus par l'Armée, sont les plus grands responsables des violations des droits de l'homme. Tous les acteurs armés, légaux et illégaux, violent le principe de distinction entre les combattants et les non combattants, au mépris de la vie et de la dignité de la population civile.
    Les groupes paramilitaires, qui agissent seuls ou avec les forces armées, ont fait disparaître au moins 15.000 personnes, ils les ont enterrés dans plus de 3.000 fosses communes ou ont jeté leurs cadavres dans les fleuves. Ils ont assassinés plus de 1.700 indigènes, 2.550 syndicalistes et près de 5.000 membres de l'Union Patriotique. Régulièrement, ils torturent leurs victimes avant de les tuer. Entre 1982 et 2005, les paramilitaires ont perpétré plus de 3.500 massacres et ont volé plus de six millions d'hectares de terres. Depuis 2002 et leur supposée "démobilisation", ils ont assassiné 600 personnes chaque année. Parallèlement à ces crimes, ils ont réussi à contrôler 35% du Parlement. De nombreux parapolitiques ont des charges publiques ou diplomatiques.
    Le gouvernement colombien devrait cesser de criminaliser et de stigmatiser les militants des organisations sociales, des syndicats, les défenseurs des Droits de l'Homme, des journalistes et l'opposition démocratique. On estime que la moitié des personnes séquestrées en Colombie sont aux mains de la guérilla, dont près de 700 seraient détenus par les Farc, ceux-ci détiennent également 44 personnes considérées comme « échangeables » ; parmi eux des militaires et des policiers dont certains sont détenus depuis plus de 10 ans, ainsi que des otages civils. Le gouvernement colombien et les FARC devraient accepter de se rencontrer pour négocier un accord humanitaire permettant la libération des otages et l'échange de prisonniers détenus par les deux parties. C'est un des amis de Bétancourt, libéré récemment, qui propose cette alternative politique. Le gouvernement colombien devrait reconnaître l'existence du conflit armé et respecter le droit international humanitaire et le droit international des Droits de l'Homme..Parce que des millions de victimes réclament vérité, justice et réparation, Parce que les crimes contre l'humanité, les crimes de guerres dont notamment la séquestration de civils et les disparitions forcées sont absolument inacceptables et condamnables Parce que la société colombienne aspire majoritairement à la paix, Parce qu'il faut de manière urgente obtenir la libération des otages sans mettre leur vie en danger et parce que les récents événements et l'action diplomatique, ouvrent un chemin réaliste pour l'échange humanitaire, La communauté internationale doit montrer qu'elle entend cette clameur et contribuer ainsi à construire une véritable société démocratique en Colombie basée sur la paix, la justice sociale et le respect intégral des Droits Humains et de la dignité humaine.
    Il y a un déficit démocratique en Colombie contrairement à ce que dit Bush.
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  • Mario Tremblay - Abonné
    5 mars 2008 08 h 46
    Tiens ...
    Moi qui redoutais que les ÉU aient définitivement perdu L'Amérique Central et l'Amérique du Sud. Ça me rassure, à ce que j'entends, ils y reviennent en force!
    Vive l'expansion de la démocratie! Le prix à payer importe peu, surtout si les pertes collatérales sont ailleurs!
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  • Serge Beauchemin - Abonné
    5 mars 2008 09 h 00
    À qui profite l'intervention colombienne en Équateur?
    Les dépêches parlent de renseignements américains à la Colombie pour localiser les FARC.
    Ma question est de savoir si les USA avaient avantage à ce que les libérations des otages ne se réalisent pas afin de nuire à Chavez?
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    5 mars 2008 09 h 40
    À pleurer tout simplement
    Tant de l'éditorial que des réactions, ce que je retire de plus certain, c'est bien qu'« il est difficile de discerner le vrai du faux ». Ma seconde réaction va vers la pauvre Ingrid Betancourt en train d'agoniser, et vers ses proches en proie aux pires inquiétudes. Le Prince de Machiavel a peut-être été l'inspirateur de Pierre Elliot-Trudeau. Mais c'était encore au temps où les choses se faisaient avec un certain respect de la vie humaine. Qu'ils soient FARCS ou TALIBANS, tous ces preneurs d'otages me font vomir et minent ma confiance en l'avenir de notre planète. Comment peut-on espèrer les contrer ? Plus ils se multiplient et sortent gagnants de leurs basses oeuvres, plus ils «feront des petits» fiers de la puissance de leur petitesse humaine. À pleurer tout simplement...
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  • Ernesto Sanchez Cortés - Abonné
    5 mars 2008 10 h 50
    "RALBOL"
    Il est difficile de discerner la situation réelle en Colombie (ou ailleurs) à partir des propos énoncés en fonction des différents clivages idéologiques qui ont, tous, déjà, une vérité à vendre.

    Donc, restons très pragmatiques dans l'interprétation des faits et partons du commun dénominateur qui doit relier les gens de bonne volonté : le respect de la démocratie.

    La Colombie n'est pas une dictature. Le Président Uribe est appuyé par la vaste majorité des Colombiens, que cela plaise ou pas. La Colombie est un État de droit et son régime est démocratique parce qu'il exprime la volonté populaire selon l'ordre constitutionnel.

    Les Colombien sont victimes d'une situation violente qui dure depuis un demi-siècle. La politique de sécurité démocratique du Président Uribe implique que force reste à la loi et que les cliques armées qui veulent imposer leur point de vue par la force soient empêchées de nuire. Il faut donc que l'État monopolise l'usage de la force et qu'il s'en serve en fonction du bien commun faute de quoi les paramilitaires se feront justice eux-mêmes. C'est ce que le Président Uribe a réalisé et c'est pourquoi des Colombiens l'appuient à 85%.

    Par ailleurs, il y a collusion de Chaves et de Correa avec les insurgés, pour des raisons idéologiques, des intérêts d'argent et l'envie de détourner l'attention de leurs commettants des problèmes de leur politique intérieure. Si Reyes était en Équateur, c'était avec la complaisance de Correa. Dans ce contexte, la raison d'État a forcé Uribe de faire usage de la légitime défense du peuple colombien dans le terrain vague d'une frontière poreuse : difficile de faire une omelette sans casser des oeufs... Les FARC..., c'est comme un FLQ qui aurait dévié vers le gangstérisme mafieux en perdant son âme pour extorquer des victimes innocentes dans des véritables camps de concentration. Des gants blancs avec ça ? Ras le bol...
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  • Sylvain Racine - Abonné
    5 mars 2008 12 h 06
    Ogive nucléaire des FARC: nucléaire dans une noix de coo!
    Qui s'étonne du fait que l'on accuse Chavez de financer les Farc pour que ces derniers fabriquent une bombe nucléaire?

    Vraiment, cette milice est dans la jungle. Il vont le mettre ou le nucléaire, dans une noix de coco et la catapulter à l'aide de bambou?

    C'est trop évident que les Américains sont derrière tout ça. Il font le même jeu avec l'Iran. Mais l'OPEP, aujourd'hui, donne le droit au Vénézuela de faire ce qu'il veut avec son pétrole. Et l'OPEP ne va pas augmenter sa production pour faire plaisir au Américains.

    Les USA sont FINIES. Arrêtons-les avant qu'il ne se mette à lancer des bombes partout comme un psychopathe.
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  • L. thériault - Inscrit
    5 mars 2008 12 h 45
    Merci pour votre texte, Serge Charbonneau
    WOW ! Quel texte !

    Je suis totalement d'accord avec vous.

    Je m'en serais voulu de ne pas avoir pris le temps de vous le souligner, et de vous remercier que, vous, ayez pris le temps de produire et de nous communiquer cette analyse, immensément éclairée, et éclairante.

    L.Thériault, Montréal
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    5 mars 2008 14 h 10
    Ras-le-bol bis
    M. Ernesto Sanchez parle du respect de la démocratie.
    Il faudrait savoir ce qu'est pour lui la démocratie.
    À ses yeux, le Venezuela, l'Équateur, la Bolivie, l'Argentine, le Brésil, l'Uruguay, le Guatemala, le Nicaragua, sont-ils des démocraties?

    M. Bush a donné son total soutien au gouvernement "«démocratique»" de Colombie.
    "Régime démocratique"
    "Sécurité démocratique"
    La surutilisation du terme démocratique dénote-t-il une certaine "idéologie", c'est-à-dire, une vérité à vendre?

    Restons très pragmatiques dans l'interprétation des faits.

    La Colombie est le régime le plus corrompu d'Amérique du Sud.
    La Colombie a reçu des milliards de dollars pour le plan Colombie qui a pour objectif officiel d'éliminer le narcotrafic. ( le narcotrafic augmente en Colombie )
    La Colombie est un des plus importants "bénéficiaires" de "l'aide" militaires US.

    Uribe est le premier président à faire deux mandats consécutifs suite à une modification de la constitution.
    Le gouvernement Uribe est lié aux paramilitaires qui font la loi et l'ordre dans une importante partie du pays.

    La confusion règne concernant les groupes paramilitaires d'extrême droite et les guérillas de gauche.
    M. Sanchez sciemment ou par manque de connaissances, mélange les deux.

    L'ELN (Ejército (armée) de Liberación Nacional) et la FARC (force armée révolutionnaire colombienne) sont des guérillas luttant pour une idéologie politique de gauche.
    Leur but est de renverser le gouvernement corrompu pour mettre en place un "régime" plus égalitaire afin de soulager la pauvreté.
    Il se finance en bonne partie par la culture de la coca.

    Les paramilitaires sont des mercenaires d'extrême droite, payés par les narcotrafiquants ainsi que par une bonne partie "d'élus" corrompus. Ils servent le gouvernement ainsi que les narcotrafiquants.
    Ils terrorisent et contrôlent les paysans, protègent les cultures de coca et font le sale boulot d'assassinats politiques.

    Pour comprendre les distinctions, je vous invite à regarder le reportage de Zone libre de novembre 2001:
    Ingrid Betancourt
    La Don Quichotte de Colombie
    ( http://www.radio-canada.ca/actualite/zonelibre/01- )
    (lisible avec RealPlayer)
    Mme Bétancourt, en campagne électorale, décrit clairement la situation de son pays.

    Mauricio Vargas, ancien rédacteur en chef du journal Cambío dit:
    « La guérilla est corrompue, les paramilitaires sont corrompus, l'Église est corrompue,
    dans le journalisme aussi, il y a de la corruption, vraiment, c'est un cancer. »

    La Colombie est le pays où la violence politique est la plus intense de toute l'Amérique latine. Cette violence n'est pas le monopole des FARC.
    Bien sûr que les FARC y ont participé, mais force est de constater qu'ils sont bien conscients qu'ils sont dans un cul-de-sac et que leur guérilla est d'une autre époque.
    Leur volonté d'en arriver à la paix et de reprendre la lutte de façon démocratique par les urnes est un fait.
    Six otages ont été relâchés unilatéralement.
    On projetait d'en relâcher une dizaine d'autres, dont Ingrid Bétancourt.
    Tous les négociateurs en cause soutiennent ce fait.
    Tous condamnent l'assassinat du négociateur principal, Raúl Reyes et le massacre de 16 guérilleros.

    On peut se gargariser de démocratie, comme le font George W Bush et M. Sanchez, mais force est de constater que ce massacre a mis abruptement fin à la marche qui se faisait de façon tangible vers la paix.

    De dire que le président Uribe a 85% de soutien de sa population est totalement faux.
    S'il ne craignait pas les élections, il aurait depuis longtemps proposé aux FARC de régler pacifiquement le litige par les urnes.
    Des négociations dans ce sens étaient envisageables.

    De nier et déformer la réalité comme le fait M. Ernesto Sanchez est honteux.
    La moindre recherche et lecture de la réalité que nous avons sous les yeux nous montre de façon limpide que Uribe est isolé et de totale connivence avec les ÉU.
    Il est clair que Uribe et Washington ne veulent pas que la paix s'installe en Colombie.
    Il est clair qu'ils souhaitent que les otages soient sacrifiés.
    Pour eux la vie ne vaut rien.
    Le récent massacre le prouve et l'arrêt du processus de libération et de paix le prouve aussi.

    Il est clair aussi qu'on veut salir l'image du président vénézuélien.
    Le Venezuela est une démocratie, tout comme l'Équateur, tout comme la Bolivie.
    M. Chávez a été élu à maintes reprises avec plus de 60% des voix.

    M. Sanchez qui parle de "clivages idéologiques" me fait gerber.

    Il est temps de lutter pour la paix, pour la vie et pour la dignité humaine.
    Il est temps que les armes et les massacres soient relégués dans les précieux manuels d'Histoire.

    J'invite tous les lecteurs à lire et à fouiller.
    sur Alvaró Uribe
    sur le plan Colombie
    sur le plan Patriote
    sur «l'aide» militaire US
    sur les narcotrafiquants
    sur les dictatures d'Amérique du Sud
    sur l'opération Condor

    Pour comprendre la mouvance politique actuelle, il faut fouiller un peu l'Histoire.
    Pour comprendre le présent, il faut connaître le passé.

    J'ai ras-le-bol de ces gens qui déclarent avec une assurance supérieure, sur des rumeurs, des clichés, des demi-vérités, des mensonges sans aucune référence et ne s'appuyant sur aucun fait réel, j'ai ras-le-bol de ces gens qui nous imposent une fausse réalité.

    Ce qui va sauver l'Amérique latine, c'est la forte solidarité qui existe entre ces présidents et présidentes humanistes. L'Amérique latine s'est prise en main pour son peuple qui a tant souffert de dictature et d'exploitation.
    Le régime Uribe, laquais de Washington et au service de l'oligarchie est un "régime" du passé. L'Amérique latine a fait un pas en avant et ne reviendra pas à son asservissement d'antan.


    Ras-le-bol!


    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Sylvain Racine - Abonné
    5 mars 2008 16 h 33
    L'Isolement des USA, et la chute de l'Empire qui approche!
    Je ne suis pas spécialiste de l'Amérique Latine, mais j'aimerais vous parler du Soudan. Les américains ont financé les "Black Africains" du sud afin que ces derniers puissent se procurer des armes, et par la suite commencer des attaques contre les arabes au nord du Soudan. Depuis, c'est la guerre civile et les américains demandent aux Chinois qui sont là de faire quelque chose. Mais ils ont du culot ces satanés amaricons!

    Les Américains ont fait la même chose en Iraq et tentent de faire la même chose avec l'Amérique Latine. Ce que les médias de masse pro-américains veulent nous faire avaler, c'est que le communisme c'est "pas bien", que le socialisme c'est "pas gentil", que tous les pays d'Amérique Latine sauf la Colombie sont des lieux où l'on doit aller installer des démocraties, etc.

    Est-ce que ces mêmes médias pourraient nous expliquer pourquoi toutes les compagnies pétrolières ont accepter la nationalisation au Vénézuela et l'offre faite par Hugo Chavez, mais que Exxon (cie américaine) n'a touours pas accepter et se plein à travers le monde?

    Ne voyez-vous pas le lien entre ce qui vient de se passer en Équateur et Exxon? Est-ce seulement une grosse coincidence? N'est-ce pas un moyen pour les USA d'accuser Chavez et d'aller en guerre au Vénézuela?

    Je crois que les Américains n'iront jamais en Iran. S'il y a guerre, ça va se passer au Vénézuela. Mais ce que les USA doute, c'est que la Chine, la Russie et l'Iran et tous les membres de l'OPEP se mettent dans le chemin des Américains. Et l'Europe? Elle va se taire puisqu'elle veux s'assurer de recevoir son gaz!
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