Chávez l'incontournable
La soeur d'Ingrid Betancourt estime que lui seul peut faire libérer les otages des FARC
30 janvier 2008
Actualités internationales
Le président vénézuélien Hugo Chávez est incontournable pour parvenir à la libération des otages de la guérilla colombienne des FARC, a estimé hier Astrid Betancourt, soeur de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt enlevée il y a près de six ans.
«Chávez sait comment parler aux FARC [Forces armées révolutionnaires de Colombie, marxistes], il sait comment faire avancer les choses. Pour nous, aujourd'hui, le président Chávez est incontournable», a déclaré Astrid Betancourt devant la presse à Genève.
Elle a également réitéré l'opposition des familles des otages à l'ordre d'encerclement des zones où seraient maintenus les captifs, donné pendant le week-end par le président Alvaro Uribe.
«Encercler les otages, c'est aller vers la libération de cadavres», a estimé la soeur de l'ex-candidate à la présidence colombienne.
Selon Astrid Betancourt, le retrait des FARC des listes répertoriant les organisations terroristes, proposé par M. Chávez, pourrait contribuer à débloquer la situation. «Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas demander à l'Union européenne de supprimer le qualificatif de terroriste pour les FARC. Peut-être que les FARC feraient un pas en arrière», a-t-elle indiqué.
Astrid Betancourt a également affirmé que le président colombien Alvaro Uribe «n'a jamais voulu négocier avec les FARC». «Vous ne pensez pas que depuis six ans, s'il avait voulu un accord humanitaire, il l'aurait fait», a-t-elle ajouté.
La priorité de Bogotá
Pour sa part, le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos, a affirmé hier à Paris qu'un accord avec la guérilla pour la libération des otages restait «la priorité» de Bogotá, assurant que l'encerclement des otages ordonné par Uribe n'était qu'une «solution possible».
«C'est une solution possible. Notre priorité reste la médiation de l'Église» pour un échange entre
43 otages dits «politiques», dont Ingrid Betancourt, et 500 guérilleros, réclamé par la guérilla marxiste des FARC, a affirmé M. Santos.
«Nous sommes prêts à participer à l'échange» humanitaire, a déclaré le ministre devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale française.
Il était notamment interrogé sur l'ordre donné samedi par le président Alvaro Uribe à l'armée et à la police de localiser et d'encercler les zones où les FARC détiennent leurs otages.
Paris a appelé lundi Bogotá à la retenue et à ne rien faire qui puisse mettre en danger la vie des otages.
«M. Uribe veut trouver une issue à ce problème. Au lieu de lancer une opération militaire, il a dit qu'on pourrait organiser une espèce de blocus, encercler les otages et demander à la communauté internationale si elle veut intervenir», a expliqué M. Santos.
«C'est une solution supplémentaire. Si nous savions où les otages se trouvent, on agirait sans doute différemment», a-t-il dit, affirmant que les moyens actuels de renseignements ne permettaient pas de percer la jungle opaque colombienne.
Le ministre colombien, qui s'est présenté en «ami d'Ingrid Betancourt» avec laquelle il a travaillé trois ans, a répété qu'il jugeait «absolument inacceptable» la situation des otages, estimant que Bogotá entendait «y mettre un terme le plus tôt possible».
Cette audition intervient également une semaine après une tournée de M. Uribe, venu chercher le soutien des Européens dans sa politique de fermeté vis-à-vis des FARC, s'affirmant décidé à écraser la guérilla, en rébellion contre les autorités colombiennes depuis 1964.
Uribe réplique
Dans une contre-offensive diplomatique au président vénézuélien, M. Uribe, soutenu par l'administration du président américain George W. Bush, a demandé aux Européens de ne pas accéder à la demande d'Hugo Chávez de rayer les FARC de la liste des organisations terroristes.
Les relations entre Bogotá et Caracas se sont nettement tendues depuis que M. Chávez, qui a obtenu des FARC la libération de l'ex-assistante d'Ingrid Betancourt, Clara Rojas, et de l'ancienne parlementaire Consuelo Gonzalez, a reconnu aux FARC le statut de «belligérants» le 17 janvier.
M. Santos s'est refusé à commenter les propos du président vénézuélien qui a accusé la Colombie et les États-Unis de préparer un plan visant à provoquer une situation de «guerre» avec le Venezuela.
«Nous avons vis-à-vis du peuple vénézuélien beaucoup de respect. Je préfère ne pas faire de commentaire. Je ne veux pas répondre à ces accusations», a-t-il déclaré.
«Chávez sait comment parler aux FARC [Forces armées révolutionnaires de Colombie, marxistes], il sait comment faire avancer les choses. Pour nous, aujourd'hui, le président Chávez est incontournable», a déclaré Astrid Betancourt devant la presse à Genève.
Elle a également réitéré l'opposition des familles des otages à l'ordre d'encerclement des zones où seraient maintenus les captifs, donné pendant le week-end par le président Alvaro Uribe.
«Encercler les otages, c'est aller vers la libération de cadavres», a estimé la soeur de l'ex-candidate à la présidence colombienne.
Selon Astrid Betancourt, le retrait des FARC des listes répertoriant les organisations terroristes, proposé par M. Chávez, pourrait contribuer à débloquer la situation. «Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas demander à l'Union européenne de supprimer le qualificatif de terroriste pour les FARC. Peut-être que les FARC feraient un pas en arrière», a-t-elle indiqué.
Astrid Betancourt a également affirmé que le président colombien Alvaro Uribe «n'a jamais voulu négocier avec les FARC». «Vous ne pensez pas que depuis six ans, s'il avait voulu un accord humanitaire, il l'aurait fait», a-t-elle ajouté.
La priorité de Bogotá
Pour sa part, le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos, a affirmé hier à Paris qu'un accord avec la guérilla pour la libération des otages restait «la priorité» de Bogotá, assurant que l'encerclement des otages ordonné par Uribe n'était qu'une «solution possible».
«C'est une solution possible. Notre priorité reste la médiation de l'Église» pour un échange entre
43 otages dits «politiques», dont Ingrid Betancourt, et 500 guérilleros, réclamé par la guérilla marxiste des FARC, a affirmé M. Santos.
«Nous sommes prêts à participer à l'échange» humanitaire, a déclaré le ministre devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale française.
Il était notamment interrogé sur l'ordre donné samedi par le président Alvaro Uribe à l'armée et à la police de localiser et d'encercler les zones où les FARC détiennent leurs otages.
Paris a appelé lundi Bogotá à la retenue et à ne rien faire qui puisse mettre en danger la vie des otages.
«M. Uribe veut trouver une issue à ce problème. Au lieu de lancer une opération militaire, il a dit qu'on pourrait organiser une espèce de blocus, encercler les otages et demander à la communauté internationale si elle veut intervenir», a expliqué M. Santos.
«C'est une solution supplémentaire. Si nous savions où les otages se trouvent, on agirait sans doute différemment», a-t-il dit, affirmant que les moyens actuels de renseignements ne permettaient pas de percer la jungle opaque colombienne.
Le ministre colombien, qui s'est présenté en «ami d'Ingrid Betancourt» avec laquelle il a travaillé trois ans, a répété qu'il jugeait «absolument inacceptable» la situation des otages, estimant que Bogotá entendait «y mettre un terme le plus tôt possible».
Cette audition intervient également une semaine après une tournée de M. Uribe, venu chercher le soutien des Européens dans sa politique de fermeté vis-à-vis des FARC, s'affirmant décidé à écraser la guérilla, en rébellion contre les autorités colombiennes depuis 1964.
Uribe réplique
Dans une contre-offensive diplomatique au président vénézuélien, M. Uribe, soutenu par l'administration du président américain George W. Bush, a demandé aux Européens de ne pas accéder à la demande d'Hugo Chávez de rayer les FARC de la liste des organisations terroristes.
Les relations entre Bogotá et Caracas se sont nettement tendues depuis que M. Chávez, qui a obtenu des FARC la libération de l'ex-assistante d'Ingrid Betancourt, Clara Rojas, et de l'ancienne parlementaire Consuelo Gonzalez, a reconnu aux FARC le statut de «belligérants» le 17 janvier.
M. Santos s'est refusé à commenter les propos du président vénézuélien qui a accusé la Colombie et les États-Unis de préparer un plan visant à provoquer une situation de «guerre» avec le Venezuela.
«Nous avons vis-à-vis du peuple vénézuélien beaucoup de respect. Je préfère ne pas faire de commentaire. Je ne veux pas répondre à ces accusations», a-t-il déclaré.
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